mardi 24 septembre 2024
L'Histoire
dimanche 22 septembre 2024
vendredi 20 septembre 2024
jeudi 19 septembre 2024
dimanche 15 septembre 2024
Le maitron
Le site maitron-en-ligne reprend, parfois dans une version enrichie et avec de l’iconographie, la totalité des 225 709 notices publiées dans l’ensemble du Maitron version papier, y compris les volumes spécialisés et les cédéroms.
L’ensemble des notices correspondant aux cinq premières périodes du Maitron, de 1789 à 1968, y compris les notices inédites ou enrichies qui viendront s’y ajouter à l’avenir, sont en libre accès depuis le 5 décembre 2018.
Le moteur de "recherche avancée" du site permet des recherches avec croisement des informations.
Source: https://maitron.fr/
Qui était Jean Maitron?
Jean Maitron, né le à Sardy-lès-Épiry (Nièvre) et mort le à Créteil (Val-de-Marne), est un historien français.
Animé d’une double passion, historienne et militante, pionnier de l'histoire ouvrière en France, il fait entrer celle-ci à l'université et lui donne ses bases archivistiques. Il est, notamment, à l'origine du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, ouvrage de référence appelé couramment « le Maitron ».
Spécialiste, par ailleurs, du mouvement anarchiste en France, Jean Maitron, qui n’était pas libertaire, avait pour ce mouvement une grande empathie.
(Source fiche Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Maitron)
vendredi 13 septembre 2024
Parlons Histoire
"Le Monde diplomatique" vient de publier un numéro spécial qui a pour titre "Manuel d'autodéfense intellectuelle, Histoire".
Voici la présentation qui nous en est faite sur le site internet du journal:
À propos de ce produit
Occulter, récrire, glorifier, diaboliser ou même inventer, mentir : omniprésente dans le débat public, l’histoire est la proie de toutes les manipulations. On lui fait justifier des guerres, disqualifier des adversaires, souder des identités collectives… Pour combattre ces instrumentalisations, Le Monde diplomatique publie un Manuel d’autodéfense intellectuelle qui s’attaque aux grandes idées reçues sur le passé en nourrissant une ambition à la fois vaste et simple : connecter le désir de savoir avec les outils de la connaissance utilisés par les chercheurs.
Exemples d’idées reçues passées au crible :
. « Churchill, soldat de la liberté »
. « La gauche adore les islamistes »
. « Le peuple a élu Hitler »
. « L’Occident défend les droits humains »
. « Antisionisme = antisémitisme »
. « Faire l’Europe, c’est faire la paix »
. « L’extrême droite, rempart contre le terrorisme »
. « Si les ricains n’étaient pas là, vous seriez tous en Germanie »
. « Les sanctions, ça marche »
=> Cartes, encadrés thématiques, documents d’archives, bêtisiers
=> Démontage de textes, d’images, de cartes…
=> Une boîte à outils pour apprendre à porter un regard critique sur les références au passé
– Format 20 x 27 cm – Nombre de pages : 132
mardi 10 septembre 2024
Marie Claire et Pierre Wesselingh
Décès de Pierre Wesselingh
Nous avons été invités à venir rendre un dernier hommage à Pierre Wesselingh dans l'Eglise de Casteljaloux le lundi 9 septembre 2024 à 10h en présence de sa famille et de parents venus de Hollande lors d'une messe célébrée par le père Philippe d'Halluin. De nombreuses personnes qui le connaissaient étaient présentes et ont témoigné leur soutien à la famille.
Voici le texte écrit et lu par Marie Christine Queyreur:
Pierre
c'est la franchise,
cet accent hollandais qu'il gardera toujours
dans un Français parfait,
parfois nuancé, toujours clair.
Pierre, c'est le courage et l'humour,
l'indignation devant les injustices
qu'il est prêt à combattre
et que parfois, il combat.
C'est la clairvoyance, le sens critique
il lit le Canard enchaîné, le Courrier International,
il participe au CCFD, terre solidaire,
Un homme généreux, amical,
enthousiaste.
Fidèle à ses idées,
volontaire,
Il aime sa famille,Il aime son jardin, cultiver la terre.
Il a formé avec Marie Claire
un couple aimant,
respectueux de l'autre
dans ses différences .
Adieu Pierre,
au revoir,
Il y a un paradis pour tous
tu vas la retrouver.
Texte et photos recueillis par Jean François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Lot-et-Garonne.
dimanche 8 septembre 2024
Les maîtres du monde
« Les maîtres du monde » de George Valence.
« La tornade libérale de la dernière décennie a tout balayé sans pour autant garantir une période de paix et de prospérité. Qu’elles soient d’ordre militaire, géopolitique ou économique, les menaces se conjuguent aujourd’hui sur le mode transnational. Aucun État ne peut trouver seul une solution ; il est plus que jamais nécessaire de mettre en place un leadership collectif et mondial. Les États-Unis, l’Allemagne et le Japon exercent un leadership de fait .
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les États-Unis ont mis en place des institutions qui ont exercé un leadership collectif réel et permis la croissance des Trente Glorieuses. Aujourd’hui, au contraire, la direction du monde est monopolisée par les trois grands que sont les États-Unis, l’Allemagne et le Japon, malheureusement plus enclins au protectionnisme que soucieux d’encourager, par la concertation et la libéralisation des échanges, l’enrichissement collectif.
De l’évolution de ce leadership dépend l’équilibre mondial . S’ils continuent sur leur lancée, l’affrontement commercial entre les États-Unis et le Japon va dégénérer en conflit ouvert aux conséquences dramatiques pour la zone Asie-Pacifique et qui affectera le monde entier. L’Allemagne, encore indécise quant à son destin, déséquilibrera par son poids la construction européenne. La France, quatrième puissance économique seulement, risque fort d’être écartée du pouvoir effectif. «
Edition Flammarion.
ISBN : 9782080666703
vendredi 6 septembre 2024
Point de vue d'un jeune canadien
Bernard Bohbot est étudiant de 3e cycle en histoire à l'UQAM. (Université du Québec à Montréal). Il a écrit sur le site internet du journal canadien "Le Devoir" un article qui a pour titre "La création d’Israël fut-elle une injustice?"
Voici un copier-coller du premier paragraphe:
"On peut reprocher ce qu’on veut à Amir Khadir, reconnaissons-lui tout de même une qualité : il ne pratique pas la langue de bois. En 2011, il a publiquement remis en cause l’existence de l’État d’Israël. Cette fois-ci, à l’occasion du 70e anniversaire de l’État juif, il a affirmé que sa création fut une « grande injustice » ainsi qu’une « catastrophe ». Ce sentiment, qui est partagé par un grand nombre de personnes, explique sans doute l’hostilité extrême qui règne contre ce pays. En effet, contrairement à d’autres États qui commettent des actes répréhensibles, seul l’État d’Israël voit sa légitimité et son existence contestées, comme en témoigne la montée du mouvement de boycottage, désinvestissement, sanctions (BDS) à l’endroit de ce pays, mouvement qu’Amir Khadir appuie sans réserve. BDS réclame non pas la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël, mais bien le démantèlement de l’État hébreu — à travers le retour des réfugiés palestiniens de la guerre de 1947-1949 au sein de ses frontières, réduisant ainsi les Juifs au rang de minorité."
Qui est Amir Khadir?
Un jeune canadien d'origine iranienne. Physicien de formation, médecin spécialié en microbiologie infectiologie, il actif au sein de Médecin du Monde et au sein de la Coalition des médecins pour la justice sociale.
Pour en savoir plus sur le mouvement BDS ouvrir le lien ci-dessous:
Pour lire la totalité de l'article de Bernard Bohbot ouvrir le lien ci-dessous:
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/528217/la-creation-d-israel-fut-elle-une-injustice?
Le point de vue d’Henri Sterdyniak pour le journal « L’Humanité »
Le néolibéralisme est aujourd’hui la règle pour les pays capitalistes avancés. Les États doivent avoir pour objectif d’assurer l’attractivité de leur pays, qui s’entend comme la capacité d’attirer les capitaux en leur garantissant un taux de rentabilité élevé. La classe dominante, et en particulier sa pointe, les milliardaires, c’est-à-dire les capitalistes, propriétaires, dirigeants des grandes entreprises, joue ainsi sur deux tableaux.
Alors que la République est basée sur le principe égalitaire « un citoyen, une voix », les capitalistes ont une influence prépondérante sur le fonctionnement réel des institutions. Ce sont eux qui choisissent les partis et candidats à financer (comme en témoigne l’élection de Macron en 2022), ce sont ceux qui financent des instituts chargés de diffuser leur idéologie (de l’IFRAP à l’Institut Montaigne), ce sont ceux qui possèdent la totalité des grands médias, du Figaro de Dassault à TF1-LCI de Bouygues, en passant par Les Échos de Bernard Arnault. Ainsi, Vincent Bolloré peut-il mettre son groupe de presse (CNews, Le JDD, Europe n°1) au service de l’extrême droite. Mais, plus insidieusement, ils financent des lobbys qui interviennent au Parlement français et au Parlement européen pour orienter les lois en leur faveur et combattre celles qui menaceraient leurs intérêts : leur combat contre la taxation des transactions financières et ceux contre les réglementations écologiques en sont des exemples.
En matière fiscale, ils ont réussi à faire supprimer l’ISF, à éviter la taxation par l’impôt progressif de leurs revenus du capital et à échapper à une taxation juste de leurs revenus par la tolérance envers leurs holdings patrimoniaux. Contrairement à la Déclaration des droits de l’homme, ils ne contribuent pas aux dépenses publiques selon leur « capacité contributive ».
En même temps, les classes dirigeantes ont instauré la libre circulation des capitaux et des personnes (en fait des riches, pas des migrants) qui permet aux plus riches de choisir, pour eux et pour leurs entreprises, leur fiscalité et leur réglementation. Ainsi, de nombreuses entreprises choisissent de s’immatriculer aux Pays-Bas. Sous la menace de déplacer leurs activités dans un pays plus clément, elles obligent les États à pratiquer la concurrence fiscale (réduire les impôts sur les plus riches et les entreprises) et à tolérer leurs pratiques d’optimisation fiscale. La perte de recettes fiscales creuse les déficits des États et les oblige à réduire leurs dépenses, ce qui nuit à leur cohésion sociale et, à terme, à leur capacité productive.
Les classes dirigeantes disposent d’une nouvelle arme contre un pays qui voudrait réduire leur domination : l’asphyxier par la hausse du taux d’intérêt auquel il s’endette.
Le plus grave est cependant que les classes dirigeantes contrôlent les grandes entreprises et imposent ainsi l’évolution de nos économies, une course effrénée à une croissance qui vise à maintenir leur profit, plutôt qu’un choix social vers une économie sobre, tenant compte des besoins fondamentaux et des contraintes écologiques.