lundi 13 juillet 2026

Radical climat

 

 

 

 C'est le titre d'un article publié dans la revue Esprit le vendredi 10 juillet 2026

Depuis la fin du mois de mai, la France a déjà connu trois vagues de chaleur. Dans certaines régions, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C au cours de la nuit, un record absolu. La chaleur extrême n’annonce plus une catastrophe à venir : elle est devenue notre quotidien. Elle bouleverse l’organisation des écoles, des hôpitaux, des transports ou encore du travail, révélant moins une succession de crises qu’une transformation profonde de nos conditions de vie.

Face à cette réalité, la réponse politique reste comme en suspens. Les pouvoirs publics peinent non seulement à adapter les infrastructures et les services essentiels, mais aussi à situer leur action dans un monde dans lequel nos conditions d’existence ont déjà changé. Entre impréparation, déficit d’anticipation et arbitrages sans cesse différés, l’écart ne cesse de se creuser entre l’expérience vécue et les représentations sur lesquelles repose le discours de l’État.

Dans ce contexte, une question mérite d’être reposée. Après avoir longtemps cantonné les militants des écologies dites « radicales » aux marges du débat public, les présentant tour à tour comme de dangereux activistes ou de doux rêveurs, ne faut-il pas reconnaître qu’ils ont souvent nommé, avec plusieurs années d’avance, les impasses auxquelles nous sommes désormais confrontés ? Ce que l’on disait alors excessif apparaît aujourd’hui comme une tentative lucide de penser un monde déjà en train de basculer.

La difficulté à transformer nos institutions, les insuffisances voire les reculs de la planification écologique et les résistances qu’elle soulève montrent combien notre imaginaire politique demeure prisonnier de catégories dépassées. Relire les penseurs précurseurs de l’écologie n’est plus un simple exercice de curiosité intellectuelle, c’est interroger nos certitudes les plus ancrées : notre rapport au progrès, à la démocratie et aux formes de l’action collective. À mesure que la crise climatique s’impose comme notre horizon commun, ce qui semblait hier relever de la radicalité pourrait bien tenir, demain, du réalisme.

La rédaction

https://esprit.presse.fr/infolettre/radical-climat-56


 

vendredi 10 juillet 2026

Magnifique humanité (2)


 Ecole St Pardoux - Académie de Poitiers

 

 

"La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif: ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble". Les premiers mots de la première encyclique de Léon XIV – Magnifica humanitas, «sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle» – en résume les raisons fondamentales et l’objectif. Publiée lundi 25 mai 2026, elle a été signée par le Souverain pontife le 15 mai dernier, à l’occasion du 135e anniversaire de la promulgation de Rerum novarum de Léon XIII. Et le Pape Léon XIV a repris l’héritage de son prédécesseur, en rédigeant une encyclique sociale qui aborde l’un des principaux défis de l’époque contemporaine: l’intelligence artificielle.

La doctrine sociale de l’Église est une théologie de la communion

Le premier chapitre – Une pensée dynamique fidèle à l’Évangile – retrace l’évolution de la Doctrine sociale de l’Église (DSE) dans le magistère récent et au Concile Vatican II, en mettant en lumière «son caractère dynamique» (17). Loin d’être «un recueil de principes et de normes à appliquer», la DSE est plutôt «un chemin de discernement communautaire», une «théologie de la communion dans l’histoire» (27) qui oriente la lecture des événements à la lumière de l’Évangile. Léon XIV rappelle la pensée de ses prédécesseurs: de Pie XII – le premier à employer l’expression «doctrine sociale de l’Église» dans l’exhortation apostolique Menti nostrae de 1950 – au pape François, en passant naturellement par Rerum novarum de 1891, qualifiée de «jalon dans l’évolution du Magistère social» (30). À leur époque respective, chaque successeur de Pierre «a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique: la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité.»

Protéger la dignité humaine: la personne n’est pas une ressource à exploiter

Dans le deuxième chapitre, Léon XIV énumère les «fondements et les principes de la doctrine sociale de l’Église»: parmi les premiers, il cite la dignité de la personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est nécessaire de le rappeler car la pression exercée par «de nouvelles idéologies» et par «certains intérêts très puissants» peut réduire la personne à une «ressource à utiliser et à exploiter» ou à «ce qu’elle réalise ou produit» . Au contraire, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée» . Un deuxième fondement de la DSE est l’inviolabilité des droits humains, parmi lesquels le premier est celui à la vie «de sa conception à son terme naturel» : à cet égard, Léon XIV définit l’avortement provoqué, le meurtre d’innocents et l’euthanasie comme des «choix gravement illicites» . Le troisième fondement est la reconnaissance des droits des minorités, avec une attention particulière pour les femmes : en leur faveur, le Souverain pontife demande des «choix concrets» dans les lois, le travail, l’éducation, les responsabilités sociales et politiques, afin qu’elles soient véritablement écoutées et valorisées.

Source:

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html




lundi 6 juillet 2026

Jules

 

 

 

 

 

 

 Jules est un roman de Didier van Cauwelaert publié par Albin Michel.

Il raconte l'histoire d'une femme qui se cherche, d'un homme qui se perd, d'un chien qui les trouve.

Un livre qui rend heureux. 

"Comme les gens ont changé en douze ans. Et pas seulement à cause des modes, des liftings et du botox, de l'obsession anti-âge qui , toutes générations confondues, dissimule le reflet des âmes sous une fausse jeunesse inexpressive. Ils ressemblent aux autres parce qu'ils ne se ressemblent plus. Uniformisés, formatés, aseptisés par le politiquement correct, la sinistrose chronique, la dictature du bio, la mauvaise conscience et le nombrilisme actif. Ce développement personnel dont les médias leur bourrent le crâne et qui n'est qu'un élevage en batterie. Ce mélange de repli égocentrique et d'infantilisme à usage citoyen dont je ne mesurais les effets qu'à travers leurs paroles. Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tou seuls sans se ragarder. Narcisses twitteurs épuisés par le stress qui les propulse, ils sont devenus hybrides comme leurs voitures. Les inconvénients cumulés de l'émission polluante et des batteries qui se déchargent." (Pages 85/86) 

dimanche 5 juillet 2026

Notre père qui est aux cieux n'y restez pas

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

jfs 

Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen

Serge Durieux 

 


samedi 4 juillet 2026

Point de vue sur la forêt landaise

 

 

 

« Assainir les marécages » : un mensonge historique pour coloniser les Landes avec les monocultures de pin

Cette enquête environnementale historique a été initialement publiée dans le Wave Magazine, de l’association landaise Wave Radio.

Les barthes

Aux abords de l’Adour, la relation des humains au territoire est d’abord une histoire d’eau. Ce fleuve, long de 308 km, sépare les coteaux de Chalosse (au sud), des Landes de Gascogne (au nord). Icones du territoire, les barthes constituent les plaines alluviales inondables de part et d’autre de l’Adour. Elles ont un rôle essentiel : à la fois vase d’expansion lors des fortes crues, et stockage des eaux de ruissellement

des bassins-versants.

Les barthes se composent d’une imbrication de forêts alluviales, de prairies inondables, de roselières, de tourbières, de peupleraies (plantations de peupliers) artificielles, de cultures, de plans d’eau…

De tous temps, les humains ont vécu à leur rythme, et tenté de les canaliser pour bénéficier de leurs terres limoneuses fertiles, que ce soit pour le pâturage des troupeaux ou pour cultiver. Les landais ont toujours été à la fois bergers et agriculteurs, la fumure du bétail permettant d’enrichir des sols sableux, pauvres en nutriments.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

jeudi 2 juillet 2026

L'amitié, l'amour, la joie

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.