lundi 6 juillet 2026

Jules

 

 

 

 

 

 

 Jules est un roman de Didier van Cauwelaert publié par Albin Michel.

Il raconte l'histoire d'une femme qui se cherche, d'un homme qui se perd, d'un chien qui les trouve.

Un livre qui rend heureux. 

"Comme les gens ont changé en douze ans. Et pas seulement à cause des modes, des liftings et du botox, de l'obsession anti-âge qui , toutes générations confondues, dissimule le reflet des âmes sous une fausse jeunesse inexpressive. Ils ressemblent aux autres parce qu'ils ne se ressemblent plus. Uniformisés, formatés, aseptisés par le politiquement correct, la sinistrose chronique, la dictature du bio, la mauvaise conscience et le nombrilisme actif. Ce développement personnel dont les médias leur bourrent le crâne et qui n'est qu'un élevage en batterie. Ce mélange de repli égocentrique et d'infantilisme à usage citoyen dont je ne mesurais les effets qu'à travers leurs paroles. Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tou seuls sans se ragarder. Narcisses twitteurs épuisés par le stress qui les propulse, ils sont devenus hybrides comme leurs voitures. Les inconvénients cumulés de l'émission polluante et des batteries qui se déchargent." (Pages 85/86) 

dimanche 5 juillet 2026

Notre père qui est aux cieux n'y restez pas

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

jfs 

Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen

Serge Durieux 

 


samedi 4 juillet 2026

Point de vue sur la forêt landaise

 

 

 

« Assainir les marécages » : un mensonge historique pour coloniser les Landes avec les monocultures de pin

Cette enquête environnementale historique a été initialement publiée dans le Wave Magazine, de l’association landaise Wave Radio.

Les barthes

Aux abords de l’Adour, la relation des humains au territoire est d’abord une histoire d’eau. Ce fleuve, long de 308 km, sépare les coteaux de Chalosse (au sud), des Landes de Gascogne (au nord). Icones du territoire, les barthes constituent les plaines alluviales inondables de part et d’autre de l’Adour. Elles ont un rôle essentiel : à la fois vase d’expansion lors des fortes crues, et stockage des eaux de ruissellement

des bassins-versants.

Les barthes se composent d’une imbrication de forêts alluviales, de prairies inondables, de roselières, de tourbières, de peupleraies (plantations de peupliers) artificielles, de cultures, de plans d’eau…

De tous temps, les humains ont vécu à leur rythme, et tenté de les canaliser pour bénéficier de leurs terres limoneuses fertiles, que ce soit pour le pâturage des troupeaux ou pour cultiver. Les landais ont toujours été à la fois bergers et agriculteurs, la fumure du bétail permettant d’enrichir des sols sableux, pauvres en nutriments.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

jeudi 2 juillet 2026

L'amitié, l'amour, la joie

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

mercredi 24 juin 2026

Dans le journal Libération

 

 

 

Un bref aperçu d'un article de Thomas Legrand que seul les abonnés peuvent lire en entier:

Canicule : et maintenant, la droite veut vous faire croire que c’est la faute des écolos.

Journées invivables, nuits tropicales : plutôt qu’au bilan et aux si faibles idées de la droite et des macronistes, il faudrait s’en prendre… aux défenseurs de l’environnement qui critiquent la clim et le nucléaire. Absurde.

 La droite n’est pas isotherme, alors elle commence à se rendre compte qu’il fait chaud. Et elle a trouvé la solution : la climatisation. Eureka ! Va-t-elle oser, aux prochaines inondations, proposer un plan de fourniture de barques, ou décider que l’Etat doit financer une vaste campagne d’achat de gourdes pour lutter contre les prochaines sécheresses ? Après tout, cette droite anti-«écologie punitive» continue à trouver qu’il faut faciliter l’achat des intrants chimiques pour lutter contre la baisse des rendements des terres appauvries par… les intrants chimiques. 

 

 

 

 

lundi 22 juin 2026

Magnifique humanité (1)

 

L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.

Isabella Piro – Cité du Vatican.

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html


mardi 16 juin 2026

Revue de presse juin 2026

 


 Être ou ne pas être…foot

Le foot est sans doute aujourd’hui la première religion du monde. Elle a ses adeptes, ses croyants, ses pratiquants, ses idoles, ses rites et elle est répandue sur la planète entière. Soulignons que c’est une religion principalement masculine – encore une – car, s’il y a des joueuses et des supportrices, elles sont toujours minoritaires et marginales.

La victoire finale du Paris-Saint-Germain samedi soir en Ligue des champions est venue rappeler le foot à notre mémoire à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, organisée outre-Atlantique par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Vu de façon positive, le foot est un grand moment de communion locale ou nationale, souvent intergénérationnelle – les pères emmènent leur fils au match – et populaire – ce n’est pas un sport bourgeois. C’est aussi un lieu de lien social, et les petits clubs locaux bénéficient de l’engagement de nombreux bénévoles. Entraîneurs et présidents de club se dévouent au service de jeunes qui trouvent là un espace de vie collective.

La face négative est celle de l’argent, celui que les clubs dépensent, celui des joueurs stars, des droits d’exploitation audiovisuelle, celui des sponsors et des marques, qui achètent et vendent à prix d’or leur image, alliée à celles des clubs et des idoles. Le foot est aussi un très très gros veau d’or.

On notera avec étonnement que les plus ardents défenseurs de la laïcité ne demandent pas la séparation du foot et de l’État et que tout le monde trouve normal que les municipalités financent à grands frais les constructions ou les rénovations des stades. « Du pain et des jeux » n’est pas un slogan nouveau, mais quand même !

Reste que cette communion et ses rites prennent des formes très discutables quand elles conduisent à exprimer la liesse par la casse, ce qui fut le cas à Paris et dans de nombreuses villes de France après la victoire du PSG. Les sociologues parlent savamment de « carnaval », ce moment d’inversion des normes où les sages font les fous et les serviteurs prennent la place des maîtres. Il y a sans doute de la revanche sociale quand la jeunesse reléguée prend d’assaut les Champs-Élysées. On peut la juger durement, mais demandons-nous aussi quel avenir lui est ouvert.

Christine Pedotti dans le journal Témoignage Chrétien