mercredi 6 mai 2026

Il y a de ça 76 ans

 

 

Il y a de ça 76 ans, le Casteljalousain Jean-Pierre Delpech décidait de devenir prête. Lorsque je suis venu vivre et travailler à Casteljaloux en 1981 j'ai beaucoup entendu parler de lui et ... en bien. Pour les anciens casteljalousains qui me liront, pour les jeunes qui me liront voici ce que j'ai trouvé sur le site "Pères blancs, missionnaires d'Afrique": 


Jean-Pierre Delpech est né le 15 avril 1930 à Casteljaloux .
 

Il a été élève au Collège du Petit Séminaire de Saint Pé de Bigorre .
 

D'octobre 1948 à juin 1950,  il fait des études de philosophie au Grand Séminaire d'Issy-les-Moulineaux .
 

De 1952 – 1953, il fait son noviciat à Maison Carrée en Algérie.

D'octobre 1953 à juin 1956, études de théologie à Thibar et à Carthage en Tunisie.
 

Le 27 juin 1955, serment missionnaire à Thibar en Tunisie.
 

Le 1er avril 1956, Ordination sacerdotale à Carthage.

Juin 1956,  études universitaires de Géographie et Histoire à Strasbourg.
 

En Mai 1959 il est nommé professeur au petit séminaire des Pères Blancs à Bonnelles. (région parisienne)
 

En 1964 – 1965 il est Supérieur de Bonnelles.
 

En 1965 – 1968 il est en charge de l' animation missionnaire et vocationnelle à Toulouse.
 

Le 16 octobre 1968, départ pour le Mali. Prévu pour le petit séminaire du diocèse de Bamako.
 

De 1969 à 1971, il est vicaire à Markala (diocèse de Ségou).
 

De 1971 à 1975, curé de Kolongotomo (diocèse de Ségou).

En 1979 il participe à unesession biblique et à une grande retraite à Jérusalem.
 

En 1980 il est délégué de la Province du Mali au Chapitre.
 

En 1981 il est rapatrié en France après un accident à Niono.
En 1983 à nouveau rapatrié en France après un autre accident à Niono.
 

De 1985 à 2007,  il est curé puis vicaire à Gao (diocèse de Mopti).

De 2007 au 31 juillet 2008 , il est à Kolongotomo (diocèse de Ségou).

Le 31 juillet 2008, il décède et entre dans la Vie en plénitude après deux jours dans une clinique à Bamako.

Jean – Pierre Delpech a toujours eu le souci d'être présent auprès de ceux qui étaient les plus loin : les Bozos, les Peuls, les Maures, les Touareg. Il aimait aller rendre visite à tous ceux-là et avait tissé avec eux de nombreux liens d'amitié. Il n'aimait pas être " enfermé " dans le cadre parfois trop étroit des petites communautés chrétiennes, surtout quand elles cherchaient à l'accaparer.

Jean-François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux







 

jeudi 30 avril 2026

Il y a de ça 20 ans

Photo Yamina 
 

Dimanche 26 avril 2026, à la fin de la messe, nous avons été invités à un apéritif dans les jardins du nouveau presbytère de Casteljaloux. Nous avons été plus de 80 à y participer. Puis il nous a été proposé de rester manger sur le principe du panier partagé. Chacun emmène quelque chose et tout est mis en commun. Il y avait à manger pour le tout le monde. Nous étions plus de 52 bien installés dans le vaste parc du nouveau presbytère. Si le monde fonctionnait sur le principe du panier partagé il n'y aurait plus de faim dans le monde. 

Il y a de ça 20 ans le diocèse d'Agen a créé la paroisse Notre Dame de l'Avance. Devant le manque de prêtre il s'agissait de regrouper toutes les paroisses autour de Casteljaloux qui n'avaient plus de prêtres. Et aujourd'hui le père François M'BALU NKETO assure les messes, les mariages, les enterrements, les baptêmes, les sacrements des malades, les sacrements de réconciliation dans les églises encore ouvertes autour de Casteljaloux. Lourde tâche pour un seul homme mais entouré et soutenu par des personnes encore attachées à une vie spirituelle locale. 

Pendant le repas dans une ambiance chaleureuse et amicale, je me suis revu dans l'ancien presbytère que j'ai régulièrement fréquenté en 1981. Il était habité par le père Jean Gerey et par le père Jean Claude Forestier, tous deux Oblats de Marie, par Philippe d'Halluin qui allait devenir prêtre. Y vivaient et y dormaient trois autres prêtres. Y venaient manger régulièrement d'autres prêtres encore présents dans les villages autour de Casteljaloux. 

A partir des années 50/60 le nombre de nouveaux prêtres n'a pas cessé de diminuer. Et une nouvelle organisation s'est mise en place pour maintenir une vie spirituelle à Casteljaloux et autour de Casteljaloux. 

"La joie est un besoin essentiel de l'âme. Le manque de joie qu'il s'agisse du malheur ou simplement d'ennui, est un état de maladie où l'intelligence, le courage et la générosité s'éteignent. C'est une asphyxie. La pensée humaine se nourrit de joie." (Simone Weil, 1909/1943)

Il y avait de la joie dans le vaste jardin du nouveau presbytère de Casteljaloux le dimanche 26 avril 2026 qui réjouissait coeurs et âmes présentes. 

Jean François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux, Lot-et-Garonne. 

 
 

 

lundi 20 avril 2026

Poésie

 

Le hareng saur

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu, 

Contre le mur une échelle - haute, haute, haute, 

Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

 

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,

Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu, 

Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

 

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute, 

Et plante le clou pointu - toc, toc, toc, 

Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

 

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe, 

Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue, 

Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

 

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute, 

L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd, 

Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

 

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec, 

Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue, 

Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

 

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,

Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves, 

Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Référence bibliographique

Charles Cros, (1842-1888), « Le hareng saur », Le coffret de santal, 1873.


lundi 13 avril 2026

J'ai dans le coeur

 

 

 

 


 

J'ai dans le coeur un oiseau de janvier.

Il ira dire aux hommes:

" J'ai des idées nouvelles.

Apprenons à ne pas nous battre!"

Il ira dire aux hommes: 

"J'ai des idées nouvelles.

Apprenez le partage!"

Et l'oiseau de Janvier

Me reviendra en disant:

"Les hommes ont eu une idée nouvelle.

Apprenons à devenir des hommes."

Geneviève Bentoglio



dimanche 12 avril 2026

Passer par là

 

 

 J'ai un caillou dans ma godasse,

Un bout de ma mauvaise étoile

Que je trimballe avec audace

Dans les détours de mon dédale.


Ne me ragarde pas marcher

En prenant cet air prétentieux,

Il est vrai que je boîte un peu, 

Mais je n'ai pas capitulé.


Et toi, es-tu passé par là,

Pour blâmer chacun de mes pas?

Le visage affreux du malheur

C'est de chuter de sa grandeur!


Bien sûr ton chemin est plus beau,

Mais ne t'apprend rien de nouveau: 

Que sait-on sans être tombé,

Sans un jour s'être relevé?


Didier Malhaire

Didier Malhaire est né en 1975. Éducateur spécialisé et poète normand, il nous offre un recueil qui rassemble des poèmes écrits entre 1990 et 2014.

Source: https://librairie.edilivre.com/1874_didier-malhaire



dimanche 5 avril 2026

Et ça a bien marché

 

 

 

 

 La marche des rameaux 2026 s'est déroulée le Samedi 28 mars 2026 sur des chemins entre bois et champs d' Anzex à Villefranche du Queyran. Et ça a bien marché, pendant deux heures, malgré une météo désagréable. Elle a réuni 146 jeunes venus en voitures individuelles, en voitures familiales, en minibus, en bus; venus de Marmande, Villeneuve-sur-Lot, Larroque Timbaut, Agen, Monflanquin, Nérac, Miramont de Guyenne, Duras, Lavardac, Port-Sainte-Marie, Casteljaloux, Anzex, Villefranche du Queyran. Parents, grands parents, amis, bénévoles se sont joints aux marcheuses et marcheurs; plus de 170 personnes ont participé à la marche.

Le comment de cette marche?

Fin février et début mars le père François M'BALU NKETO et Mme Angèle KIAM de la Pastorale des jeunes d'Agen ont organisé plusieurs réunions à la maison paroissiale de Casteljaloux pour faire la liste des bénévoles disponibles ce jour-là et pour décider en commun qui fait quoi et pour nous tenir informé du dossier de demande en préfecture de l'autorisation d'organiser le rassemblement et la marche hors des routes le 28 mars entre Anzex et Villefranche du Queyran.

Le pourquoi de cette marche?

Rendre témoignage du Christ. Devenir missionnaire là où nous vivons. Evangéliser nos voisins. Vivre ce qu'a écrit Saint Jean: “Vous aussi vous allez rendre témoignage car vous êtes avec moi.”

Le programme de la journée a été le suivant :

9h30: Installation de l'équipe de d'organisation.

11h00: Accueil à la salle des fêtes d'Anzex des marcheuses et des marcheurs. Répartition par groupes. 

12h: Repas tiré du sac au chaud dans la salle des fêtes.

12h40: Mot d'accueil de Monseigneur de Bucy.

13h45: Marche méditative vers l'Eglise d'Anzex.

13h25: Temps de partage par petits groupes

14h45: Adoration – Réconciliation.

15h00: Départ de la marche festive vers Villefranche-du-Queyran par des chemins à travers bois et champs.

17h00: Arrivée à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran. Goûter.

17h30: Bénédiction des rameaux à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran puis procession dans village fermé à la circulation des voiture et camions vers l'Eglise pour une messe.

19h30; Dîner. (Un beau repas avec beaucoup de monde)

20h45: Louanges avec le groupe Mater Dei.

22h30: Chocolat chaud. Fin.

Les remerciements

Merci à Monseigneur de Bucy de sa présence et de s'être attardé avec nous. Merci aux nombreux prêtres qui l'ont accompagné. Merci à la municipalité d'Anzex d'avoir mis à notre disposition la salle des fêtes, merci aux bénévoles d'y avoir installé sur le parking un chapiteau annexe. Merci à la municipalité de Villefranche du Queyran d'avoir mis à notre disposition l'ancienne gare et la salle des fêtes. Merci aux bénévoles d'avoir monté des chapiteaux sur les deux sites. Merci à toutes et tous les bénévoles qui ont assuré le bon déroulement de la journée. Un petit bonus: merci aux bénévoles qui ont mis les mains à la pâte... à crêpes. Huit cents crêpes délicieuses roulées à la main, enveloppées par trois dans du film alimentaire. Il fallait le faire! Merci aux sponsors, aux donateurs. 

En conclusion:

Le 28 mars 2026 nous nous sommes éloignés le temps d'un jour des lumières ténébreuses de nos écrans télés, de nos écrans d'ordi, de nos écrans de smartphones qui nous bombardent d'images terrifiantes et cruelles des guerres en cours. A la recherche d'une autre lumière qui répare les corps et les âmes. Cette journée a montré que d'autres chemins de vie sont possibles. La haine et la guerre ne sont pas l'avenir de l'homme.

“Les temps sont mauvais soyons bons”. (Saint Augustin)


mercredi 1 avril 2026

Pierre Reverdy



TARD DANS LA VIE

Je suis dur
Je suis tendre
Et j’ai perdu mon temps
À rêver sans dormir
À dormir en marchant
Partout où j’ai passé
J’ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
À la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement.

Pierre Reverdy, poète français né en 1889, mort en 1969.

L'art et la poésie ne comblent pas cet homme en quête de spiritualité . En 1926 il se fixe pas loin de l'abbaye de Solesmes où il mourra en 1960. Cherchant Dieu, il rencontre la religion et ne s'en satisfait pas. Il demeure dans une grande solitude, entrecoupée de publications de poèmes. (Source: https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Reverdy/138742)

Bibliographie:

"Grande nature""
"La Balle au bond"
"Sources du vent" 
"Pierres blanches" 
"Ferraille"
 "Plein verre"
"Le Chant des morts"