El consejo de la mujer es poco.
Y el que no lo toma es loco.
Eugène Delacroix, la liberté guidant le peuple, musée du Louvre
Quel est le républicain, de celui qui veut faire aimer la République ou de celui qui veut la faire haïr?
Si je n’étais pas républicain, si je voulais le renversement de la République, écoutez :
Je provoquerais la banqueroute ; je provoquerais la guerre civile ; j’agiterais la rue; je mettrais l’armée en suspicion; je mettrais la garde nationale en suspicion ; je mettrais le pays lui-même en suspicion ; je conseillerais le viol des consciences et l’oppression
de la liberté ; je mettrais le pied sur la gorge au commerce, à l’industrie, au travail ; je crierais: mort aux riches ! Je provoquerais l’abolition de la propriété et de la famille ; je prêcherais le pillage, le meurtre, le massacre ; je réclamerais un Comité de Salut Public.
En faisant cela, savez-vous ce que je ferais ?
Je détruirais la République.
Victor Hugo, 1848.
Je vois resurgir chez nombre de jeunes manifestants – et à la suite des dégradations urbaines récentes - la justification de la violence révolutionnaire en réponse à la violence institutionnelle, violence révolutionnaire que combat la violence répressive. Cette justification s’appuie sur le témoignage de Dom Helder CAMARA, archevêque de Recife en voulant s’inspirer d’une « parole sacrée » ! J’ai tenté de ne pas en rester à une approche « caricaturale » en présentant les trois types de violences explicitées par l’archevêque mais en faisant droit aussi à la primeur qu'il donne à la « non-violence » :
Dans son ouvrage de 1970 intitulé « Spirale de violence », l'archevêque brésilien Dom Hélder Câmara formule une analyse célèbre articulée autour de trois formes de violence interconnectées et de la réponse non-violente.
La typologie des trois violences
Dom Hélder Câmara décrit une mécanique d'escalade où chaque violence en engendre une autre :
Dom Hélder Câmara souligne la partialité des jugements politiques et médiatiques : il qualifie d'hypocrisie le fait de ne condamner publiquement que la seconde violence (la violence des opprimés), tout en ignorant la violence institutionnelle qui l'a engendrée ainsi que la violence répressive qui cherche à la faire taire.
La perspective de la non-violence
Face à cet engrenage destructeur, Dom Hélder Câmara refuse tant la violence armée que la résignation pacifiste passive. Il propose la non-violence active :
Sa citation célèbre résume ce combat :
« Quand je donne à manger aux pauvres, on me traite de saint. Quand je demande pourquoi les pauvres n'ont pas à manger, on me traite de communiste. »
Denis Chautard
Prêtre de la Mission de France
Source:
Le festival ALIMENTERRE se déroule en France et dans 16 pays. A cette occasion 2 850 événements sont organisés par 3900 structures telles que Lycées, associations, cinémas, collectivités.
En partenariat avec le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux, le CCFD Terre Solidaire et la Confédération paysanne proposeront le film "Femmes des Terres" qui sera projeté le Jeudi 5 novembre 2026 à 20h30.
Femmes des terres est un documentaire réalisé par six étudiantes et étudiants en agronomie, qui partagent les récits de vie de paysannes, agricultrices et leurs traditions ancestrales entre la France, le Togo et la Bolivie.
À travers le monde, Femmes des Terres recueille les expériences de femmes vivant dans des contextes culturels et sociaux très différents, qui partagent pour autant des engagements communs : ce documentaire s’intéresse à la manière dont l’organisation collective entre femmes amplifie la portée de leurs luttes, favorise leur autonomie et assure un espace de soutien.
Ce documentaire est accessible au grand public et au public scolaire.
Pour en savoir plus:
https://www.instagram.com/femmesdesterres/
Le voyage de Léon XIV en France est, de toute évidence, un immense succès. Avec le recul des jours, chacun va tenter d’y trouver matière à soutenir sa vision ou ses combats. Mais la première victoire est celle de la paix et de la joie et ce sont sans nul doute ces deux sentiments, si profonds et si nécessaires à la vie humaine, qui expliquent l’immense engouement qui accompagne cette visite pontificale, bien au-delà des cercles des catholiques un tant soit peu pratiquants.
Oublions d’abord les ronchonneries des ayatollahs de la laïcité et rappelons que celle-ci n’a nullement pour objectif de faire rentrer les expressions religieuses dans la sphère intime mais bien d’empêcher l’Église – et toutes les organisations religieuses – d’intervenir dans les affaires de l’État et réciproquement, l’État dans les affaires religieuses. À ce titre, il est tout à fait normal que l’État assure l’ordre et la sécurité de rassemblements comme celui de la messe de la Concorde ou du Stade de France comme il le fait pour un match de foot ou la descente des Champs-Élysées de l’équipe de France championne du monde. Nul ne songe à demander la séparation du foot et de l’État.
Reste donc la bienveillance, le calme et la paix qui émanent de l’homme en blanc. Que propose-t-il ? Son programme est simple : écouter notre désir de vivre et d’être heureux en nous tournant vers les autres, donner du sens à notre vie en regardant l’avenir avec confiance parce que, dit-il, « nous sommes sauvés ». Ce qui signifie, en clair, que nous ne sommes pas soumis à la fatalité du mal. Le pape ne fait guère de promesses mais relaie celle de ce qu’il nomme vie éternelle. Mais n’est-ce pas l’essentiel : « Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ? », interroge-t-il.
Pour quelques instants au moins, nombreux sont ceux et celles, en direct ou sur leurs écrans, qui ont cru cet homme qui leur disait que leur vie avait de la valeur maintenant et pour toujours.
Il faudra faire une analyse fouillée de ce voyage, des gestes et des paroles du pape, mais ce qu’il nous a apporté, c’est une parenthèse de paix et de joie, de fraternité et d’amour. Nous en avions bien besoin.
Merci Léon.
Christine Pedotti