Le temps possède tout
lundi 5 octobre 2026
Le Mali d'hier à aujourd'hui
Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est situé entre le tropique du Cancer et l'équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande partie de la population vit en zone rurale. La densité varie de 5 à 90 habitants/km2.
Le Mali a environ 21 116 400 habitants (estimation de 2021)3. De nombreuses ethnies composent la population malienne : Bambara, Dogon, Sénoufo.Le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans est préoccupant (13.3% en 2006).Le taux de mortalité infantile (décès des enfants de moins d’un an) est important.
Les malinkés du Bafing font des regroupements pour travailler dans les champs.Ils se regroupent pour faire tous les travaux champêtres : Semence, Sarcler, Récolte.La rotation se fait dans un ordre bien établi et la succession se fait par ordre d’arrivée.Le jour des travaux le propriétaire est tenu à leur donner à manger, selon le pouvoir d’achat, il peut acheter aussi de la cola, du tabac, souvent même un animal.Les travaux commencent à 08heures et prennent fin à 16heures ou plus tard à 17heures.À la fin des travaux le propriétaire fait un remerciement à tous les participants suivis du chef de groupe qui salut aussi à son tour et donne la date du prochain travail.
Scolarisation Afrikalan rend accessible les logiciels libres aux enfants, pour les aider à apprendre.
jeudi 1 octobre 2026
Revue de presse
Le voyage de Léon XIV en France est, de toute évidence, un immense succès. Avec le recul des jours, chacun va tenter d’y trouver matière à soutenir sa vision ou ses combats. Mais la première victoire est celle de la paix et de la joie et ce sont sans nul doute ces deux sentiments, si profonds et si nécessaires à la vie humaine, qui expliquent l’immense engouement qui accompagne cette visite pontificale, bien au-delà des cercles des catholiques un tant soit peu pratiquants.
Oublions d’abord les ronchonneries des ayatollahs de la laïcité et rappelons que celle-ci n’a nullement pour objectif de faire rentrer les expressions religieuses dans la sphère intime mais bien d’empêcher l’Église – et toutes les organisations religieuses – d’intervenir dans les affaires de l’État et réciproquement, l’État dans les affaires religieuses. À ce titre, il est tout à fait normal que l’État assure l’ordre et la sécurité de rassemblements comme celui de la messe de la Concorde ou du Stade de France comme il le fait pour un match de foot ou la descente des Champs-Élysées de l’équipe de France championne du monde. Nul ne songe à demander la séparation du foot et de l’État.
Reste donc la bienveillance, le calme et la paix qui émanent de l’homme en blanc. Que propose-t-il ? Son programme est simple : écouter notre désir de vivre et d’être heureux en nous tournant vers les autres, donner du sens à notre vie en regardant l’avenir avec confiance parce que, dit-il, « nous sommes sauvés ». Ce qui signifie, en clair, que nous ne sommes pas soumis à la fatalité du mal. Le pape ne fait guère de promesses mais relaie celle de ce qu’il nomme vie éternelle. Mais n’est-ce pas l’essentiel : « Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ? », interroge-t-il.
Pour quelques instants au moins, nombreux sont ceux et celles, en direct ou sur leurs écrans, qui ont cru cet homme qui leur disait que leur vie avait de la valeur maintenant et pour toujours.
Il faudra faire une analyse fouillée de ce voyage, des gestes et des paroles du pape, mais ce qu’il nous a apporté, c’est une parenthèse de paix et de joie, de fraternité et d’amour. Nous en avions bien besoin.
Merci Léon.
Christine Pedotti
mardi 29 septembre 2026
Chemins de vie
lundi 28 septembre 2026
Magnifique humanité
Nous pouvons participer activement à toutes ces initiatives qui construisent un monde plus juste, et nous pouvons appeler d’autres personnes à collaborer avec nous dans la promotion du développement intégral de chaque être humain. Nous souhaitons entrer en dialogue avec tous les hommes et toutes les femmes de notre temps avec lesquels nous partageons les événements, les questions et les aspirations de l’humanité. Nous voulons trouver, avec eux, de nouvelles voies pour le bien commun et la promotion d’une vie digne pour tous.
Ces dernières années, il est apparu de plus en plus évident combien la numérisation, l’intelligence artificielle et la robotique sont en train de transformer rapidement et profondément notre monde. Au fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l’humanité ; en même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation nouvelle, la puissance et l’omniprésence des technologies émergentes s’inscrivent dans le tissu de la vie quotidienne, façonnent les processus décisionnels et marquent profondément l’imaginaire collectif. Les nouvelles technologies ouvrent un horizon étendu vers des directions que nous ne pouvons pas encore pleinement prévoir. Cela rend plus complexe l’évaluation de leur impact et de leurs effets à long terme sur la dignité des personnes et sur le bien commun.
Nous ne pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique, la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous avons acquises donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier . Par le passé, c’étaient surtout les États qui guidaient et orientaient l’innovation. Aujourd’hui, en revanche, les principaux moteurs du développement sont des acteurs privés, souvent transnationaux, dotés de ressources et de capacités d’intervention supérieures à celles de nombreux gouvernements. Le pouvoir technologique prend ainsi un visage inédit, essentiellement privé, et donc d’autant plus difficile à cerner, à réguler et à orienter vers le bien commun.
Nous vivons une phase de transition rapide, un “tournant historique”, des questions décisives s’imposent à notre conscience, questions auxquelles on ne peut plus échapper : où allons-nous ? Vers quel but souhaitons-nous nous orienter ? Quelle direction choisir en tant que communauté humaine et en tant que peuples ?
mardi 22 septembre 2026
Une hirondelle ne fait pas le printemps
... et un pape aussi bon et génial soit-il ne fait pas l'Eglise catholique...
Voici ce qu'a écrit le père Clément Barré sur le site internet Aletia:
La mission politique de l’Église est portée par la parole de ses autorités, mais aussi par les laïcs, dans le domaine de l’action. Le père Clément Barré, qui publie en octobre "Je ne voulais pas d'un père – le combat des enfants de Dieu" (Cerf), rappelle que la vocation des laïcs n’est pas de juger ou de commenter, mais de s’engager.
Dans ma précédente chronique, j’interrogeais la tentation concordataire de la hiérarchie de l’Église en France. Mais la question de l’engagement du chrétien dans la cité n’est pas d’abord un enjeu clérical. À la tentation concordataire de l’institution répond, chez les fidèles, une tentation symétrique : celle du spectateur. On souligne souvent, à juste titre, la marginalisation croissante des catholiques dans leur propre pays et la difficulté, pour la République française, à se réconcilier avec son identité historique. Mais il serait trop simple d’en faire le récit d’une dépossession entièrement subie.
Préserver sa pureté
Déjà sous la IIIe République, les grandes lois anticléricales sont votées dans un pays composé encore majoritairement de catholiques pratiquants. Comment un catholicisme aussi enraciné a-t-il pu se retrouver si vite politiquement marginalisé ?
Une part de la réponse tient aux catholiques eux-mêmes. Beaucoup demeuraient occupés à défendre la monarchie comme système et à se diviser sur le prétendant légitime, au lieu de se saisir de la République pour y défendre le bien commun.
Léon XIII avait compris le problème en appelant au Ralliement ; il ne fut que partiellement entendu. L’Église a su se mobiliser mais elle n’a pas su transformer sa mobilisation en victoire. Le réflexe n’a pas disparu. Hier, la République était récusée comme illégitime par nature ; aujourd’hui, ce sont souvent tous les partis qui sont rejetés parce qu’aucun ne correspond pleinement à nos principes. Le prétexte change, la posture demeure : rester au-dehors pour préserver sa pureté.
L’arène du compromis
C’est ce rapport au politique qu’il faut interroger. Le catholique devient volontiers commentateur : il juge, condamne, déplore, mais répugne à entrer dans l’arène, c’est-à-dire dans le compromis, la durée, l’organisation et le rapport de force. En matière politique, les catholiques ont les mains propres. Mais ils n'ont pas de mains.
Nous avons appris à mieux résister ; nous n’avons pas encore appris à participer au gouvernement.
La Manif pour tous l’a montré avec éclat. Elle fut une mobilisation massive, mais aussi le révélateur d’un profond amateurisme politique : divergences sur le degré d’implication de l’Église, tensions entre figures du mouvement, communication brouillée, difficulté à faire émerger une véritable contre-proposition, incapacité à transformer les controverses sur le maintien de l’ordre en avantage politique, débordements de groupes radicaux mal maîtrisés.
L’Église a su se mobiliser mais elle n’a pas su transformer sa mobilisation en victoire.
Durablement présents
La bataille autour de la loi sur la fin de vie a montré un apprentissage. Le combat s’est davantage distribué selon les compétences : aux soignants et aux associations spécialisées l’expertise, le plaidoyer et le travail législatif ; aux évêques la parole anthropologique et morale. Cette spécialisation est plus mûre. Elle évite aussi à l’institution ecclésiale d’être seule en première ligne politique, au risque de brouiller sa mission pastorale et de transformer un désaccord doctrinal en affrontement partisan. Mais elle n’a pas réussi à transformer une véritable opposition en mouvement populaire.
Une Église plus prophétique suppose des laïcs plus politiques.
Cette professionnalisation de la résistance ne résout pas tout. Elle montre même ce qui manque encore : des catholiques durablement présents dans les partis, les cabinets, les médias, l’université, la haute administration, bref dans les lieux où se construisent les décisions avant qu’il ne soit nécessaire de descendre dans la rue pour les contester. Nous avons appris à mieux résister ; nous n’avons pas encore appris à participer au gouvernement. On le voit très concrètement dans nos aumôneries étudiantes ou chez nos chefs scouts. Combien de jeunes catholiques se destinent à la haute fonction publique ? Au journalisme ? À l’université ? À l’enseignement ? Comparons ce nombre à celui des futurs ingénieurs, des étudiants en école de commerce ou des futurs élèves officiers.
Des laïcs plus politiques
Le catholicisme français étant aujourd’hui largement bourgeois dans sa sociologie, il n’est guère surprenant d’y retrouver certains réflexes propres à la bourgeoisie : une estime plus spontanée pour les métiers de l’argent, de la technique ou des armes que pour ceux de la connaissance, de la transmission ou du service public. Mais ce travers devient plus grave lorsqu’il est celui de catholiques. Ceux-ci devraient placer au sommet de leur hiérarchie des valeurs la recherche de la Vérité et le service du prochain. En investissant si peu ces métiers, ils s’éloignent précisément des lieux où se pense, se transmet et se gouverne le pays.Une Église plus prophétique suppose des laïcs plus politiques. Aux pasteurs de former les consciences, de rappeler les principes et de dire la vérité sans calcul. Aux laïcs de prendre le risque de la médiation politique : choisir, négocier, servir, gouverner, accepter l’imperfection sans renoncer à leurs convictions. Si les catholiques veulent cesser d’être marginalisés, ils devront peut- être commencer par cesser d’être spectateurs.
Source: https://fr.aleteia.org/2026/09/16/election-presidentielle-chez-les-laics-la-tentation-du-spectateur/
lundi 14 septembre 2026
Madeleine Riffaud
Source photo journal l'Humanité
Popularisée par la bande dessinée « Madeleine, résistante », de Jean-David Morvan et Dominique Bertail, Madeleine Riffaud a poursuivi après la guerre une lutte en faveur des opprimés. Parmi les moteurs de son engagement, sa foi catholique reste encore méconnue.
Madeleine Riffaud était une ésistante FTP (Francs-tireurs et partisans). Elle a été arrêtée et torturée après avoir tué un soldat allemand sur le pont de Solférino en juillet 1944.
Journaliste de terrain et poète proche de Paul Éluard et de Louis Aragon après la guerre, elle a vu son parcours de résistante mis en lumière par les quatre tomes remarquables de la bande dessinée Madeleine, résistante, parus entre 2021 et 2024.
Elle était catholique et communiste. Elle est décédée le 6 novembre 2024 à l'âge de 100 ans.
Source: Journal La Vie, numéro 4221 du 30 août au 12 septembre 2026, page 58.
vendredi 11 septembre 2026
Le Cri
"Nous vivons dans un monde géré par le culte de l'individualité, de l'argent et de l'indifférence aux autres."
Source: Journal "Le Cri", septembre 2026, page 33





