"Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule innocente où le tueur sait d'avance qu'il attendra la femme et l'enfant".
Albert Camus
"Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule innocente où le tueur sait d'avance qu'il attendra la femme et l'enfant".
Albert Camus
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) affirme que nous faisons de moins en moins d'enfants
J’avais dix-sept ans en Mai 1968.
Je me souviens bien des femmes qui scandaient dans les manifs « Un enfant quand je veux avec qui je veux. »
Je me souviens bien des pancartes « Mon ventre m’appartient ».
L’invention de la pilule, la légalisation de l’avortement, le divorce par consentement mutuel (du plus fort?), la liberté d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari, le travail des femmes a libéré les femmes. Pour mieux les enchaîner autrement?
A soixante dix ans passés si je regarde dans le rétroviseur de ma vie professionnelle et associative: le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de mon enfance. Les temps ont changé.
Parmi mes anciennes élèves, mes anciens élèves, je ne tiens pas les comptes avec exactitude mais il me semble que beaucoup ne sont pas mariés, pacsés, parents de plusieurs enfants.
La fragilité des emplois, la précarité n’encouragent pas à faire des enfants.
Mais il y a aussi l’air du temps et nos modes de vie qui n’incitent pas à faire des enfants.
Les médias, le cinéma, les réseaux sociaux sont dominés par des influenceuses et des influenceurs dont la préoccupation première n’est pas de « faire des enfants ».
Je ne rejetterai pas la responsabilité de la situation présente sur les politiques ni sur le pape.
Une majorité de Françaises, de Français vivent en ville et plus à la campagne. Un grand nombre d’entre nous s’accommode du monde d’aujourd’hui.
Ici et là quelques personnes essayent de vivre autrement, de faire autrement mais ils sont minoritaires.
Ici et là il y a des oasis de paix et de vie.
De là viendra peut-être notre salut collectif?
Je nous le souhaite.
jfsadys
Il y a d'abord eu la peur de la grippe H1N1. Et un premier appel à une vaccination générale. Puis il y a eu la peur de la maladie de la vache folle et la crainte qu'elle se transmette aux humains. Il y a eu la peur de la grippe aviaire et la crainte qu'elle se transmette à l'homme. Il y a eu la peur du Covid qui n'a pas été une simple grippette. Il y a depuis quelques années maintenant la peur du grand remplacement, la peur de l'Islam. Au moment où j'écris ces lignes montent la peur d'être envahis, submergés par les migrants venus d'Afrique. La peur du réchauffement climatique gagne du terrain. Mon Dieu le ciel va finir par nous tomber sur la tête. Toutes ces peurs successives sont déprimantes, démoralisantes, déstabilisantes. Elles portent atteintes au tissu social, à notre intégrité mentale. Elles menacent nos modes de vie, de penser, d'aimer. (Ne parlons même pas de la guerre Ukraine-Russie.)
En antidote je propose ce qui suit:
PREMIÈRE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS
"J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.
Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité."
Du livre de Ben Sira le Sage (27, 30 – 28, 7)
« Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis »
"Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas."
"Nous allons vers l’intégration dans l’Europe, c’est-à-dire en fin de compte la fin de la France, et je crains aussi que les divisions de l’Occident et l’incapacité américaine ne conduisent notre civilisation au déclin décisif. Je parle d’abord des forces qui poussent à l’intégration européenne : tous ceux qui sont hostiles à l’État, tous ceux qui ne comprennent pas la nécessité d’une pensée et d’une action indépendantes, se précipitent vers la supranationalité parce qu’ils savent, au fond d’eux-mêmes, que la supranationalité, c’est le protectorat américain."
"Le général de Gaulle m’interrompt pour me demander si je crois possible de résister à ces forces. « Il n’y a que vous et moi qui pensons à l’indépendance de la France. » Je lui réponds que nous devons être, en réalité, plus que deux et j’ajoute qu’il y aura tellement de déceptions à la suite de cette politique d’intégration qu’il ne faut pas douter d’être dans la vérité en expliquant qu’il faut faire l’Europe par l’association des Etats et non par la disparition des nations, à commencer par la disparition de la France."
"Entretien du 26 mai 1968 : j’expose au Général que le but de ma visite est de préciser les conditions qui peuvent permettre le succès du référendum. Interruption du Général : « Je ne souhaite pas que le référendum réussisse. La France le monde sont dans une situation où il n’y a plus rien à faire et en face des appétits, des aspirations, en face du fait que toutes les sociétés se contestent elles-mêmes, rien ne peut être fait, pas plus qu’on ne pouvait faire quelque chose contre la rupture du barrage de Fréjus. II n’y aura bientôt plus de gouvernement anglais ; le gouvernement allemand est impuissant; le gouvernement italien sera difficile à faire; même le président des Etats-Unis ne sera bientôt plus qu’un personnage pour la parade. Le monde entier est comme un fleuve qui ne veut pas rencontrer d’obstacle ni même se tenir entre des môles. Je n’ai plus rien à faire là-dedans, donc il faut que je m’en aille et, pour m’en aller, je n’ai pas d’autre formule que de faire le peuple français juge lui-même de Son destin."
Source: https://lesakerfrancophone.fr/michel-debre-et-la-fin-peu-brillante-de-la-france-sous-le-general-de-gaulle-citations
Fiche Wikipédia de Nicolas Bonnal:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bonnal_(écrivain)
Fiche wikipédia de Michel Debré:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Debré
Danièle et Pierre-Olivier Lafage ont été longtemps enseignants de l'Institution Sainte Marie de Casteljaloux. Ils sont décédés trop jeunes ainsi que leur fille Claire-Marie mais ils restent très présents dans nos coeurs et nos souvenirs. Agnès, leur seconde fille, et Guillaume se sont mariés à Montpouillan le samedi 9 septembre 2023. A l'occasion de leur mariage un texte de Kalil Gibran a été lu, un extrait du livre "Le Prophète". Cet auteur est né au Liban en 1883 et mort au USA en 1931. Il était chrétien, écrivain, poète et peintre. Le texte choisi par les jeunes mariés est un dialogue entre Altmitra, une jeune femme et le Prophète. Dans une première partie il y a des généralités sur l'Amour et dans la deuxième partie il est question de l'Amour dans un couple. Voici l'extrait lu ce jour-là aux invités présents:
Alors Almitra dit: "Parle nous de l’Amour".
Et il leva la tête et posa son regard sur le peuple, et un silence tomba. Et d’une voix puissante, il dit:
Quand l’amour vous fait signe de le suivre, suivez-le,
Bien que ses chemins soient rudes et escarpés.
Et lorsqu’il vous étreint de ses ailes, abandonnez-vous,
Bien que l’épée cachée dans ses pennes puisse vous blesser.
Et quand il parle, croyez en lui,
Bien que sa voix puisse briser vos rêves, comme le vent du nord dévaste le jardin.
[...]
L’Amour ne donne rien que lui-même et il ne prend rien que de lui-même.
L’amour ne possède ni ne peut être possédé,
Car l’amour suffit à l’amour.
Si vous aimez, vous ne direz pas “Dieu est dans mon cœur”, mais plutôt “Je suis dans le cœur de Dieu”.
Et ne pensez pas que vous pourrez diriger le cours de l’amour car l’amour, s’il vous en trouve digne, dirigera vos cours.
L’amour n'a pour seul désir que s’accomplir.
Mais si vous aimez et que vous devez avoir des désirs, que vos désirs soient ceux-ci:
Fondre et couler comme un ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur d’un trop plein de tendresse.
Etre blessé par votre propre idée de l’amour;
Et saigner de votre plein gré et avec joie.
Se réveiller à l’aube avec des ailes au coeur et des actions de grâce pour cette nouvelle journée d’amour;
Se reposer à l’heure de midi et méditer sur les transports amoureux;
Rentrer chez soi à la tombée du jour avec reconnaissance;
Et s’endormir alors avec une prière au cœur pour le bien-aimé et un chant de louanges sur les lèvres.
Alors Almitra parla de nouveau et demanda, "Qu’en est-il du Mariage, maître ? "
Et il répondit en disant:
Vous êtes nés ensemble et ensemble vous resterez à jamais.
Vous resterez ensemble quand les ailes blanches de la mort dissiperont vos jours;
Oui vous resterez ensemble jusque dans la mémoire silencieuse de Dieu.
Mais laissez des espaces dans votre unité.
Et laissez les vents célestes danser entre vous.
Aimez-vous l’un l'autre, mais de l’amour ne faites pas des chaînes:
Qu’il soit plutôt une mer se mouvant entre les rives de vos âmes.
Remplissez vos coupes l’un pour l’autre mais ne buvez pas dans une seule coupe.
Donnez du pain l’un à l’autre mais ne mordez pas dans le même morceau.
Chantez et dansez ensemble, et soyez joyeux mais que chacun puisse être seul,
Comme sont seules les cordes du luth alors qu’elles vibrent d’une même musique.
Donnez vos coeurs, mais pas la garde l’un de l’autre.
Car seule la Vie peut contenir vos cœurs dans sa main.
Restez l’un avec l’autre, mais pas trop près l’un de l’autre:
Car les piliers du temple sont éloignés entre eux,
Et le chêne et le cyprès ne poussent pas dans l’ombre l’un de l’autre.
Khalil Gibran