dimanche 19 juillet 2026

La photo du mois de juillet 2026

 

 
Photo Marie Laure Gauthier Petteno
Correspondante du journal Le Républicain
Nuit d'orage au-dessus de l'église de Casteljaloux  

lundi 13 juillet 2026

Radical climat

 

 

 

 C'est le titre d'un article publié dans la revue Esprit le vendredi 10 juillet 2026

Depuis la fin du mois de mai, la France a déjà connu trois vagues de chaleur. Dans certaines régions, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C au cours de la nuit, un record absolu. La chaleur extrême n’annonce plus une catastrophe à venir : elle est devenue notre quotidien. Elle bouleverse l’organisation des écoles, des hôpitaux, des transports ou encore du travail, révélant moins une succession de crises qu’une transformation profonde de nos conditions de vie.

Face à cette réalité, la réponse politique reste comme en suspens. Les pouvoirs publics peinent non seulement à adapter les infrastructures et les services essentiels, mais aussi à situer leur action dans un monde dans lequel nos conditions d’existence ont déjà changé. Entre impréparation, déficit d’anticipation et arbitrages sans cesse différés, l’écart ne cesse de se creuser entre l’expérience vécue et les représentations sur lesquelles repose le discours de l’État.

Dans ce contexte, une question mérite d’être reposée. Après avoir longtemps cantonné les militants des écologies dites « radicales » aux marges du débat public, les présentant tour à tour comme de dangereux activistes ou de doux rêveurs, ne faut-il pas reconnaître qu’ils ont souvent nommé, avec plusieurs années d’avance, les impasses auxquelles nous sommes désormais confrontés ? Ce que l’on disait alors excessif apparaît aujourd’hui comme une tentative lucide de penser un monde déjà en train de basculer.

La difficulté à transformer nos institutions, les insuffisances voire les reculs de la planification écologique et les résistances qu’elle soulève montrent combien notre imaginaire politique demeure prisonnier de catégories dépassées. Relire les penseurs précurseurs de l’écologie n’est plus un simple exercice de curiosité intellectuelle, c’est interroger nos certitudes les plus ancrées : notre rapport au progrès, à la démocratie et aux formes de l’action collective. À mesure que la crise climatique s’impose comme notre horizon commun, ce qui semblait hier relever de la radicalité pourrait bien tenir, demain, du réalisme.

La rédaction

https://esprit.presse.fr/infolettre/radical-climat-56


 

vendredi 10 juillet 2026

Magnifique humanité (2)


 Ecole St Pardoux - Académie de Poitiers

 

 

"La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif: ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble". Les premiers mots de la première encyclique de Léon XIV – Magnifica humanitas, «sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle» – en résume les raisons fondamentales et l’objectif. Publiée lundi 25 mai 2026, elle a été signée par le Souverain pontife le 15 mai dernier, à l’occasion du 135e anniversaire de la promulgation de Rerum novarum de Léon XIII. Et le Pape Léon XIV a repris l’héritage de son prédécesseur, en rédigeant une encyclique sociale qui aborde l’un des principaux défis de l’époque contemporaine: l’intelligence artificielle.

La doctrine sociale de l’Église est une théologie de la communion

Le premier chapitre – Une pensée dynamique fidèle à l’Évangile – retrace l’évolution de la Doctrine sociale de l’Église (DSE) dans le magistère récent et au Concile Vatican II, en mettant en lumière «son caractère dynamique» (17). Loin d’être «un recueil de principes et de normes à appliquer», la DSE est plutôt «un chemin de discernement communautaire», une «théologie de la communion dans l’histoire» (27) qui oriente la lecture des événements à la lumière de l’Évangile. Léon XIV rappelle la pensée de ses prédécesseurs: de Pie XII – le premier à employer l’expression «doctrine sociale de l’Église» dans l’exhortation apostolique Menti nostrae de 1950 – au pape François, en passant naturellement par Rerum novarum de 1891, qualifiée de «jalon dans l’évolution du Magistère social» (30). À leur époque respective, chaque successeur de Pierre «a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique: la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité.»

Protéger la dignité humaine: la personne n’est pas une ressource à exploiter

Dans le deuxième chapitre, Léon XIV énumère les «fondements et les principes de la doctrine sociale de l’Église»: parmi les premiers, il cite la dignité de la personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est nécessaire de le rappeler car la pression exercée par «de nouvelles idéologies» et par «certains intérêts très puissants» peut réduire la personne à une «ressource à utiliser et à exploiter» ou à «ce qu’elle réalise ou produit» . Au contraire, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée» . Un deuxième fondement de la DSE est l’inviolabilité des droits humains, parmi lesquels le premier est celui à la vie «de sa conception à son terme naturel» : à cet égard, Léon XIV définit l’avortement provoqué, le meurtre d’innocents et l’euthanasie comme des «choix gravement illicites» . Le troisième fondement est la reconnaissance des droits des minorités, avec une attention particulière pour les femmes : en leur faveur, le Souverain pontife demande des «choix concrets» dans les lois, le travail, l’éducation, les responsabilités sociales et politiques, afin qu’elles soient véritablement écoutées et valorisées.

Source:

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html




lundi 6 juillet 2026

Jules

 

 

 

 

 

 

 Jules est un roman de Didier van Cauwelaert publié par Albin Michel.

Il raconte l'histoire d'une femme qui se cherche, d'un homme qui se perd, d'un chien qui les trouve.

Un livre qui rend heureux. 

"Comme les gens ont changé en douze ans. Et pas seulement à cause des modes, des liftings et du botox, de l'obsession anti-âge qui , toutes générations confondues, dissimule le reflet des âmes sous une fausse jeunesse inexpressive. Ils ressemblent aux autres parce qu'ils ne se ressemblent plus. Uniformisés, formatés, aseptisés par le politiquement correct, la sinistrose chronique, la dictature du bio, la mauvaise conscience et le nombrilisme actif. Ce développement personnel dont les médias leur bourrent le crâne et qui n'est qu'un élevage en batterie. Ce mélange de repli égocentrique et d'infantilisme à usage citoyen dont je ne mesurais les effets qu'à travers leurs paroles. Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tou seuls sans se ragarder. Narcisses twitteurs épuisés par le stress qui les propulse, ils sont devenus hybrides comme leurs voitures. Les inconvénients cumulés de l'émission polluante et des batteries qui se déchargent." (Pages 85/86) 

dimanche 5 juillet 2026

Notre père qui est aux cieux n'y restez pas

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

jfs 

Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen

Serge Durieux 

 


samedi 4 juillet 2026

Point de vue sur la forêt landaise

 

 

 

« Assainir les marécages » : un mensonge historique pour coloniser les Landes avec les monocultures de pin

Cette enquête environnementale historique a été initialement publiée dans le Wave Magazine, de l’association landaise Wave Radio.

Les barthes

Aux abords de l’Adour, la relation des humains au territoire est d’abord une histoire d’eau. Ce fleuve, long de 308 km, sépare les coteaux de Chalosse (au sud), des Landes de Gascogne (au nord). Icones du territoire, les barthes constituent les plaines alluviales inondables de part et d’autre de l’Adour. Elles ont un rôle essentiel : à la fois vase d’expansion lors des fortes crues, et stockage des eaux de ruissellement

des bassins-versants.

Les barthes se composent d’une imbrication de forêts alluviales, de prairies inondables, de roselières, de tourbières, de peupleraies (plantations de peupliers) artificielles, de cultures, de plans d’eau…

De tous temps, les humains ont vécu à leur rythme, et tenté de les canaliser pour bénéficier de leurs terres limoneuses fertiles, que ce soit pour le pâturage des troupeaux ou pour cultiver. Les landais ont toujours été à la fois bergers et agriculteurs, la fumure du bétail permettant d’enrichir des sols sableux, pauvres en nutriments.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

jeudi 2 juillet 2026

L'amitié, l'amour, la joie

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

mercredi 24 juin 2026

Dans le journal Libération

 

 

 

Un bref aperçu d'un article de Thomas Legrand que seul les abonnés peuvent lire en entier:

Canicule : et maintenant, la droite veut vous faire croire que c’est la faute des écolos.

Journées invivables, nuits tropicales : plutôt qu’au bilan et aux si faibles idées de la droite et des macronistes, il faudrait s’en prendre… aux défenseurs de l’environnement qui critiquent la clim et le nucléaire. Absurde.

 La droite n’est pas isotherme, alors elle commence à se rendre compte qu’il fait chaud. Et elle a trouvé la solution : la climatisation. Eureka ! Va-t-elle oser, aux prochaines inondations, proposer un plan de fourniture de barques, ou décider que l’Etat doit financer une vaste campagne d’achat de gourdes pour lutter contre les prochaines sécheresses ? Après tout, cette droite anti-«écologie punitive» continue à trouver qu’il faut faciliter l’achat des intrants chimiques pour lutter contre la baisse des rendements des terres appauvries par… les intrants chimiques. 

 

 

 

 

lundi 22 juin 2026

Magnifique humanité (1)

 

L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.

Isabella Piro – Cité du Vatican.

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html


mardi 16 juin 2026

Revue de presse juin 2026

 


 Être ou ne pas être…foot

Le foot est sans doute aujourd’hui la première religion du monde. Elle a ses adeptes, ses croyants, ses pratiquants, ses idoles, ses rites et elle est répandue sur la planète entière. Soulignons que c’est une religion principalement masculine – encore une – car, s’il y a des joueuses et des supportrices, elles sont toujours minoritaires et marginales.

La victoire finale du Paris-Saint-Germain samedi soir en Ligue des champions est venue rappeler le foot à notre mémoire à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, organisée outre-Atlantique par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Vu de façon positive, le foot est un grand moment de communion locale ou nationale, souvent intergénérationnelle – les pères emmènent leur fils au match – et populaire – ce n’est pas un sport bourgeois. C’est aussi un lieu de lien social, et les petits clubs locaux bénéficient de l’engagement de nombreux bénévoles. Entraîneurs et présidents de club se dévouent au service de jeunes qui trouvent là un espace de vie collective.

La face négative est celle de l’argent, celui que les clubs dépensent, celui des joueurs stars, des droits d’exploitation audiovisuelle, celui des sponsors et des marques, qui achètent et vendent à prix d’or leur image, alliée à celles des clubs et des idoles. Le foot est aussi un très très gros veau d’or.

On notera avec étonnement que les plus ardents défenseurs de la laïcité ne demandent pas la séparation du foot et de l’État et que tout le monde trouve normal que les municipalités financent à grands frais les constructions ou les rénovations des stades. « Du pain et des jeux » n’est pas un slogan nouveau, mais quand même !

Reste que cette communion et ses rites prennent des formes très discutables quand elles conduisent à exprimer la liesse par la casse, ce qui fut le cas à Paris et dans de nombreuses villes de France après la victoire du PSG. Les sociologues parlent savamment de « carnaval », ce moment d’inversion des normes où les sages font les fous et les serviteurs prennent la place des maîtres. Il y a sans doute de la revanche sociale quand la jeunesse reléguée prend d’assaut les Champs-Élysées. On peut la juger durement, mais demandons-nous aussi quel avenir lui est ouvert.

Christine Pedotti dans le journal Témoignage Chrétien


mardi 9 juin 2026

Marguerite Duras

 

 

 

 

 

 

 Extrait de L'Amant (1984):

« C'est l'image d'une famille de Blancs dans une colonie qui est une image de détresse absolue, qui découle d’une cause majeure, d’une faillite de la mère. [...]

L’amour de notre mère était si grand, si absolu, qu’il excluait tout le reste, qu’il excluait la possibilité même d’un bonheur pour nous, ses enfants. Elle voulait notre bien et elle nous tuait à force de vouloir ce bien-là.

Je hais les amours dévoratrices. Je hais le faux amour, mangeur d'enfants, qui tue. Je préfère l'indifférence, la légèreté, l'absence de sentiments à cette fureur maternelle qui exige tout et détruit tout sur son passage. »

jeudi 4 juin 2026

Que rien ne te trouble...

 


 

Source : revue de l'association "Aux Captifs la libération", antenne de Bordeaux, juin 2026:

 Le 7 juin, nous fêtons le 400e anniversaire de l’entrée au ciel d’une sainte qui a marqué la vie de l’Eglise de Paris et de la région. La bienheureuse Anne de Saint-Bartolomé fonda en effet les Carmels de Paris et de Pontoise. Une joie communicative la caractérisait ; elle la déployait lors des récréations, si chères à Thérèse d’Avila, où les sœurs dansaient, chantaient, riaient… 

 Anne notera à ce sujet : « La charité, en effet, couvre les fautes s’il y en a, et l’amitié fait
oublier les amertumes et les peines qui peuvent se présenter ; tout se change en vertu et en amour mutuel. Si la rigueur (et elle ne manque pas dans la vie du Carmel) n’est
pas accompagnée de prudence, on y renoncera au bon moment. ».

Sainte Thérèse d’Avila l’appréciait tant qu’elle la choisit comme infirmière et secrétaire, alors qu’elle était au départ simple sœur converse, analphabète, cuisinière et chargée de
la porterie. Leur proximité était si grande que Thérèse expira dans ses bras.

Peu de jours après, Anne trouva dans le bréviaire de Thérèse cette prière si simple : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience
obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien, Dieu seul suffit ! »

Le témoignage et l’intercession de la bienheureuse Anne de Saint-Bartolomé peuvent nous aider à joindre la force de nos engagements et la légèreté joyeuse de l’amitié, car c’est là le
secret d’un vrai amour selon Dieu. « Dieu ne regarde pas la grandeur de ce que nous donnons, mais l’amour qu’on y apporte et le renoncement à soi-même. »
 

P. Hervé Guillez

samedi 30 mai 2026

La guerre des perdants


 

 

 

L’attaque israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, a replongé le Moyen-Orient dans la guerre. Or, si l’axe Washington-Tel Aviv a rapidement imposé sa domination militaire, sa victoire est loin d’être acquise. Après deux mois de guerre, aucun accord sur le programme nucléaire de Téhéran n’est en vue, le fossé stratégique entre Trump et ses alliés européens s’est creusé, et la stratégie de guerre asymétrique dans le détroit d’Ormuz permet à l’Iran de monnayer d’importantes concessions politiques de la part des États-Unis et d’Israël. Tandis que les rapports de forces régionaux sont en partie figés, les répercussions du conflit sur le coût de la vie et la stabilité politique globale s’aggravent, au point que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, estime que le conflit a précipité la « plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de l’histoire ».

La guerre des perdants

 Les populations civiles, et notamment en Iran, subissent doublement les effets les plus destructeurs de cette guerre, sous le coup de bombardements israélo-américains continus, mais aussi d’une répression étatique brutale et renforcée, de coupures d’Internet et d’une détérioration accélérée de leurs conditions de vie. Les déclarations répétées de Trump et de Netanyahou en faveur des mouvements de résistance de la société civile iranienne, voire d’un changement de régime, n’ont rien changé à cet état de fait. Trop souvent les appels à soutenir la société civile et ses attentes ne sont que le masque de calculs stratégiques des États qui en méconnaissent les dynamiques propres.

Or, s’il incombe à Washington, Téhéran et Tel Aviv de mettre fin aux bombardements et aux blocus, aucun d’entre eux n’est plus en mesure aujourd’hui de se réclamer d’une victoire. L’administration américaine a trahi ses orientations non interventionnistes et en paie le prix auprès de son opinion publique, Israël est toujours plus isolé sur la scène internationale, et la République islamique se retrouve décapitée de ses plus hauts dirigeants. Derrière la fumée aveuglante des politiques de puissance, une société subsiste pourtant, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Iran, qui s’exprime, espère et lutte pour les droits et libertés que l’on s’acharne depuis si longtemps à lui refuser. Alors même que cette guerre ne semble produire que des vaincus, c’est de ses rangs que pourrait venir la seule victoire qui vaille.

La rédaction de la revue Esprit

 

Fondée en 1932 par Emmanuel Mounier, Esprit est une revue, c’est-à-dire un lieu de vie intellectuelle, animé par un collectif d’hommes et de femmes issus d’horizons divers, pour penser la politique, les idées et la culture aujourd’hui, à l’attention d’une communauté de lecteurs désireux de mieux comprendre le monde qui vient.

À la croisée du numérique et de l’imprimé, Esprit propose un numéro mensuel, une infolettre hebdomadaire, des podcasts et des vidéos, des rencontres et des débats à la revue et en dehors – autant d’objets éditoriaux qui concourent à cette ambition d’éclairage de ce qui nous arrive.

La diversité et la mobilisation de son collectif lui permettent d’élaborer une programmation ambitieuse et ouverte, faisant le pari du croisement des points de vue et des regards disciplinaires, attentive autant à l’actualité et à ce qui « fait évènement » qu’aux mouvements profonds qui traversent nos sociétés. Cette diversité des regards se traduit dans différents formats, entre décryptage de l’actualité, analyse de fond, texte d’opinion, critique littéraire ou artistique.

https://esprit.presse.fr/ressources/dossiers-thematiques 

mardi 26 mai 2026

Parfois il vaut mieux boîter

 

 Le pélerinage à Notre Dame des Champs de Beyrac a eu lieu le lundi de Pentcôte. Les participant.e.s se sont retrouvés à 10 heures devant la mairie de La Réunion. Ils se sont ensuite dirigés vers la chapelle par une agréable route de campagne très ensoleillée. Tout au long de la marche se sont succèdés prières et chants. 

"Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme."
 
Saint Augustin  

 Avant la messe de 11 heures le père François a béni les champs que l'on aperçoit depuis l'entrée de la chapelle. Les caprices de la météo que nous connaissons depuis quelques années viennent nous rappeler que pendant des centaines d'années des générations de femmes, d'hommes, d'enfants, de vieux, de jeunes,  n'ont pas connu l'assurance maladie, incendie, vol, chômage. Certains alors s'en remettaient à Dieu et priaient pour sa clémence et sa protection.

 A l'entrée de la chapelle, à droite, sur une table, dans un cadre, il est possible de lire le texte suivant:

"Vers l'an 475, en Gaule, Saint-Mamert, évêque, établit la fête des Rogations (1) avec une procession et un rituel précis. "Nous y prierons le Seigneur de nous garantir de la peste, de la grêle, de la sécheresse, de nous accorder un temps favorable pour la santé des corps et la fertilité de la terre, de nous faire jouir de la paix et de la tranquillité, de de nous pardonner nos péchés." Il fit accompagner ces processions du chant des Litanies des Saints déclamé de façon alternée durant les processions.

C'est à Beyrac, authentique église du Moyen Âge que se rejoignaient les processions conduites bannières en tête par les fidèles de Casteljaloux, Moncassin, Villefranche, Fargues, Couthures, le Sendat. Elles furent stoppées en 1984 par l'interdiction de pénétrer dans l'église de Beyrac dont la toiture, reposant sur des poutres aux extrémités pourries à hauteur des murs extérieurs de la partie Est de la sacristie, se serait brusquement effondrée.

C'est à ce moment là que fut créée l'association officielle dite "pour la sauvegarde de Beyrac" , au nom de laquelle les réparations ont été faites. Association qui continue à assurer la conservation de l'église et à maintenir la tradition."

A la fin de la messe des merveilles ont été vendues au profit de l'association qui entretient l'église de Beyrac. La municipalité de La Réunion entretient bien le site.

Jean-François Sadys 

(1) Rogations: nom féminin pluriel. Religion catholique. Cérémonies dont le but est d'attirer les bénédictions divines sur les travaux des champs.  Source: dictionnaire Le Robert. 

 

vendredi 22 mai 2026

Antonio Machado

 

 

Caminante, no hay camino,           Toi qui chemines, il n’y a pas de chemin

Todo pasa y todo queda,               Tout passe et tout reste

Pero lo nuestro es pasar                Mais il nous revient de passer

Pasar haciendo caminos                Passer en faisant des chemins

Caminos sobre el mar ( …)            Des chemins sur la mer ( …)

 

Caminante, son tus huellas,         Toi qui chemines, ce sont tes traces,

El camino y nada más ;                  Le chemin et rien de plus ;

Caminante, no hay camino,         Toi qui chemines, il n’y a pas de chemin,

Se hace camino al andar.             Le chemin se fait en marchant

 

Al handar se hace camino              En marchant le chemin se fait

Y al volver la vista atrás                 Et quand on se retourne pour voir

Se ve la senda que nunca              On voit le sentier que jamais

Se ha de volver a pisar ( …)           L’on n’aura plus à fouler ( …)

 


Quand

                             

                            "Quand on interroge le passé il répond présent".

                                                            Sacha Guitry 

 

mercredi 20 mai 2026

Sandrine Collette


 
 Ils se toisent. Madelaine mesure une tête de moins que lui, pèse la moitié de son poids, elle a l'âge de Mayeul. Et oui, c'est une fille. Elle restera plus fine et plus petite. Germain l'observe de haut. Il la renvoie. Il dit : à la maison. Rentre chez toi. Quand elle refuse, il la bouscule. Il n'est pas rare qu'ils s'empoignent, et nous ne savons pas quoi faire, Artaud, Mayeul et moi, nous attendons que cela passe . Cela ne sert à rien d'y aller, qu'à envenimer les choses. J'ai gueulé une ou deux fois et cela ne m'a servi qu'à prendre une beigne de Germain. La dispute finit toujours pareil : Madelaine part en criant des injures, et puis elle se tait, pour que nous n'entendions pas les sanglots.
 
Je rentre avec elle. Je marche derrière en silence. Je ne sais pas si elle se rend compte que je suis là, ou elle s'en moque, et je comprends, nous ne l'avons pas soutenue, pas aidée. Nous revenons aux Montées, je m'arrête chez Rose, la petite me boude. Je la vois qui court vers les fermes, qui court vers les silhouettes d'Ambre et Aelis, la première qui la devine, qui l'appelle, elle se jette. Leurs bras se referment autour d'elle et je la perds. Leur monde m'est étranger; c'est un monde de femmes où on a le droit d'être chagrin, un monde qui m'échappe, je n'ai jamais entendu pleurer Eugène ni ses fils, ni aucun des hommes de La Foye. Madelaine pleure de rage, de dépit, d'impuissance, ce sont des larmes tout de même. Dans les bras des soeurs, elle s'abandonne. On l'embrasse, on l'apaise. On la consolide. 
 
Nous, nous n'avons que les coups et l'entêtement à nous redresser pour nous rendre forts. Nous observons ce tout petit univers que forment les femmes entre elles, que nous leur envions, nous aussi nous aimerions que l'on nous console, quand la vie nous accable, nous l'espérons de toute notre âme. Mais personne ne réconforte les hommes. Ils n'en ont pas besoin. Nous sommes dévorés par ce devoir de puissance, obligés d'être invulnérables, de refouler nos peurs et nos désespoirs au fond de nos ventres. Nous crevons du manque d'amour. 
 
 
 

Il vaut mieux...

 

 
"Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme."
 
Saint Augustin  

lundi 18 mai 2026

Bastia 2026

 

 
Site naturel protégé du Lido de la Marana
 
Commune du Furiani  

Antoine de Saint Exupéry

 

  
"Il y aura toujours une autre chance, une autre amitié, un autre amour, une force nouvelle. Pour chaque fin, il y a toujours une éclaircie, un nouveau départ." 

vendredi 15 mai 2026

Ô punaise


 "Prendre des décisions et oser, cela nous bouscule, nous fait peur. Mais au final, la plus grande peur que l'on puisse avoir, ce sont les regrets de ne pas avoir osé le faire." 

Chrystal Marcel 

jeudi 14 mai 2026

Orizon Swett Marden

 

 
"Il n'y a pas meilleur médicament que l'espoir, pas d'encouragement aussi grand, aussi tonifiant et aussi puissant que l'attente d'un meilleur lendemain."
 
Dr. Orison Swett Marden (1848-1924) était un auteur  américain qui a écrit sur le succès dans la vie et a fondé le magazine SUCCESS en 1897. Ses écrits discutent des principes et des vertus de bon sens qui mènent à une vie bien équilibrée et réussie. Sa devise était la suivante : " Aucune excuse ! ..." Source: Google Books 
 
  


mardi 12 mai 2026

Cultivez des roses blanches

 

 

 

 

 

 

 Cultivez des roses blanches

En juin comme en janvier

Pour les amis sincères

Qui vous tendent la main franchement

Et pour les personnes cruelles

Qui déchirent de leurs épines vos coeurs

Cultivez ni orties ni ronces

Cultivez... des roses blanches

 

Source un poème de  José Marti, 1853-1895 que je me suis permis de modifier un peu.

 https://lyricstranslate.com/fr/cultivo-una-rosa-blanca-je-cultive-une-rose-blanche.html

 

dimanche 10 mai 2026

Mère Thérèsa


 

  "La vie est un défi à relever, un bonheur à méditer, une aventure à tenter."

mercredi 6 mai 2026

Il y a de ça 76 ans

 

 

Il y a de ça 76 ans, le Casteljalousain Jean-Pierre Delpech décidait de devenir prête. Lorsque je suis venu vivre et travailler à Casteljaloux en 1981 j'ai beaucoup entendu parler de lui et ... en bien. Pour les anciens casteljalousains qui me liront, pour les jeunes qui me liront voici ce que j'ai trouvé sur le site "Pères blancs, missionnaires d'Afrique": 


Jean-Pierre Delpech est né le 15 avril 1930 à Casteljaloux .
 

Il a été élève au Collège du Petit Séminaire de Saint Pé de Bigorre .
 

D'octobre 1948 à juin 1950,  il fait des études de philosophie au Grand Séminaire d'Issy-les-Moulineaux .
 

De 1952 – 1953, il fait son noviciat à Maison Carrée en Algérie.

D'octobre 1953 à juin 1956, études de théologie à Thibar et à Carthage en Tunisie.
 

Le 27 juin 1955, serment missionnaire à Thibar en Tunisie.
 

Le 1er avril 1956, Ordination sacerdotale à Carthage.

Juin 1956,  études universitaires de Géographie et Histoire à Strasbourg.
 

En Mai 1959 il est nommé professeur au petit séminaire des Pères Blancs à Bonnelles. (région parisienne)
 

En 1964 – 1965 il est Supérieur de Bonnelles.
 

En 1965 – 1968 il est en charge de l' animation missionnaire et vocationnelle à Toulouse.
 

Le 16 octobre 1968, départ pour le Mali. Prévu pour le petit séminaire du diocèse de Bamako.
 

De 1969 à 1971, il est vicaire à Markala (diocèse de Ségou).
 

De 1971 à 1975, curé de Kolongotomo (diocèse de Ségou).

En 1979 il participe à une session biblique et à une grande retraite à Jérusalem.
 

En 1980 il est délégué de la Province du Mali au Chapitre.
 

En 1981 il est rapatrié en France après un accident à Niono.
En 1983 à nouveau rapatrié en France après un autre accident à Niono.
 

De 1985 à 2007,  il est curé puis vicaire à Gao (diocèse de Mopti).

De 2007 au 31 juillet 2008 , il est à Kolongotomo (diocèse de Ségou).

Le 31 juillet 2008, il décède et entre dans la Vie en plénitude après deux jours dans une clinique à Bamako.

Jean – Pierre Delpech a toujours eu le souci d'être présent auprès de ceux qui étaient les plus loin : les Bozos, les Peuls, les Maures, les Touareg. Il aimait aller rendre visite à tous ceux-là et avait tissé avec eux de nombreux liens d'amitié. Il n'aimait pas être " enfermé " dans le cadre parfois trop étroit des petites communautés chrétiennes, surtout quand elles cherchaient à l'accaparer.

Jean-François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux







 

jeudi 30 avril 2026

Il y a de ça 20 ans

Photo Yamina 
 

Dimanche 26 avril 2026, à la fin de la messe, nous avons été invités à un apéritif dans les jardins du nouveau presbytère de Casteljaloux. Nous avons été plus de 80 à y participer. Puis il nous a été proposé de rester manger sur le principe du panier partagé. Chacun emmène quelque chose et tout est mis en commun. Il y avait à manger pour le tout le monde. Nous étions plus de 52 bien installés dans le vaste parc du nouveau presbytère. Si le monde fonctionnait sur le principe du panier partagé il n'y aurait plus de faim dans le monde. 

Il y a de ça 20 ans le diocèse d'Agen a créé la paroisse Notre Dame de l'Avance. Devant le manque de prêtre il s'agissait de regrouper toutes les paroisses autour de Casteljaloux qui n'avaient plus de prêtres. Et aujourd'hui le père François M'BALU NKETO assure les messes, les mariages, les enterrements, les baptêmes, les sacrements des malades, les sacrements de réconciliation dans les églises encore ouvertes autour de Casteljaloux. Lourde tâche pour un seul homme mais entouré et soutenu par des personnes encore attachées à une vie spirituelle locale. 

Pendant le repas dans une ambiance chaleureuse et amicale, je me suis revu dans l'ancien presbytère que j'ai régulièrement fréquenté en 1981. Il était habité par le père Jean Gerey et par le père Jean Claude Forestier, tous deux Oblats de Marie, par Philippe d'Halluin qui allait devenir prêtre. Y vivaient et y dormaient trois autres prêtres. Y venaient manger régulièrement d'autres prêtres encore présents dans les villages autour de Casteljaloux. 

A partir des années 50/60 le nombre de nouveaux prêtres n'a pas cessé de diminuer. Et une nouvelle organisation s'est mise en place pour maintenir une vie spirituelle à Casteljaloux et autour de Casteljaloux. 

"La joie est un besoin essentiel de l'âme. Le manque de joie qu'il s'agisse du malheur ou simplement d'ennui, est un état de maladie où l'intelligence, le courage et la générosité s'éteignent. C'est une asphyxie. La pensée humaine se nourrit de joie." (Simone Weil, 1909/1943)

Il y avait de la joie dans le vaste jardin du nouveau presbytère de Casteljaloux le dimanche 26 avril 2026 qui réjouissait coeurs et âmes présentes. 

Jean François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux, Lot-et-Garonne. 

 
 

 

lundi 20 avril 2026

Poésie

 

Le hareng saur

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu, 

Contre le mur une échelle - haute, haute, haute, 

Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

 

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,

Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu, 

Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

 

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute, 

Et plante le clou pointu - toc, toc, toc, 

Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

 

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe, 

Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue, 

Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

 

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute, 

L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd, 

Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

 

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec, 

Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue, 

Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

 

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,

Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves, 

Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Référence bibliographique

Charles Cros, (1842-1888), « Le hareng saur », Le coffret de santal, 1873.


lundi 13 avril 2026

J'ai dans le coeur

 

 

 

 


 

J'ai dans le coeur un oiseau de janvier.

Il ira dire aux hommes:

" J'ai des idées nouvelles.

Apprenons à ne pas nous battre!"

Il ira dire aux hommes: 

"J'ai des idées nouvelles.

Apprenez le partage!"

Et l'oiseau de Janvier

Me reviendra en disant:

"Les hommes ont eu une idée nouvelle.

Apprenons à devenir des hommes."

Geneviève Bentoglio



dimanche 12 avril 2026

Passer par là

 

 

 J'ai un caillou dans ma godasse,

Un bout de ma mauvaise étoile

Que je trimballe avec audace

Dans les détours de mon dédale.


Ne me ragarde pas marcher

En prenant cet air prétentieux,

Il est vrai que je boîte un peu, 

Mais je n'ai pas capitulé.


Et toi, es-tu passé par là,

Pour blâmer chacun de mes pas?

Le visage affreux du malheur

C'est de chuter de sa grandeur!


Bien sûr ton chemin est plus beau,

Mais ne t'apprend rien de nouveau: 

Que sait-on sans être tombé,

Sans un jour s'être relevé?


Didier Malhaire

Didier Malhaire est né en 1975. Éducateur spécialisé et poète normand, il nous offre un recueil qui rassemble des poèmes écrits entre 1990 et 2014.

Source: https://librairie.edilivre.com/1874_didier-malhaire



dimanche 5 avril 2026

Et ça a bien marché

 

 

 

 

 La marche des rameaux 2026 s'est déroulée le Samedi 28 mars 2026 sur des chemins entre bois et champs d' Anzex à Villefranche du Queyran. Et ça a bien marché, pendant deux heures, malgré une météo désagréable. Elle a réuni 146 jeunes venus en voitures individuelles, en voitures familiales, en minibus, en bus; venus de Marmande, Villeneuve-sur-Lot, Larroque Timbaut, Agen, Monflanquin, Nérac, Miramont de Guyenne, Duras, Lavardac, Port-Sainte-Marie, Casteljaloux, Anzex, Villefranche du Queyran. Parents, grands parents, amis, bénévoles se sont joints aux marcheuses et marcheurs; plus de 170 personnes ont participé à la marche.

Le comment de cette marche?

Fin février et début mars le père François M'BALU NKETO et Mme Angèle KIAM de la Pastorale des jeunes d'Agen ont organisé plusieurs réunions à la maison paroissiale de Casteljaloux pour faire la liste des bénévoles disponibles ce jour-là et pour décider en commun qui fait quoi et pour nous tenir informé du dossier de demande en préfecture de l'autorisation d'organiser le rassemblement et la marche hors des routes le 28 mars entre Anzex et Villefranche du Queyran.

Le pourquoi de cette marche?

Rendre témoignage du Christ. Devenir missionnaire là où nous vivons. Evangéliser nos voisins. Vivre ce qu'a écrit Saint Jean: “Vous aussi vous allez rendre témoignage car vous êtes avec moi.”

Le programme de la journée a été le suivant :

9h30: Installation de l'équipe de d'organisation.

11h00: Accueil à la salle des fêtes d'Anzex des marcheuses et des marcheurs. Répartition par groupes. 

12h: Repas tiré du sac au chaud dans la salle des fêtes.

12h40: Mot d'accueil de Monseigneur de Bucy.

13h45: Marche méditative vers l'Eglise d'Anzex.

13h25: Temps de partage par petits groupes

14h45: Adoration – Réconciliation.

15h00: Départ de la marche festive vers Villefranche-du-Queyran par des chemins à travers bois et champs.

17h00: Arrivée à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran. Goûter.

17h30: Bénédiction des rameaux à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran puis procession dans village fermé à la circulation des voiture et camions vers l'Eglise pour une messe.

19h30; Dîner. (Un beau repas avec beaucoup de monde)

20h45: Louanges avec le groupe Mater Dei.

22h30: Chocolat chaud. Fin.

Les remerciements

Merci à Monseigneur de Bucy de sa présence et de s'être attardé avec nous. Merci aux nombreux prêtres qui l'ont accompagné. Merci à la municipalité d'Anzex d'avoir mis à notre disposition la salle des fêtes, merci aux bénévoles d'y avoir installé sur le parking un chapiteau annexe. Merci à la municipalité de Villefranche du Queyran d'avoir mis à notre disposition l'ancienne gare et la salle des fêtes. Merci aux bénévoles d'avoir monté des chapiteaux sur les deux sites. Merci à toutes et tous les bénévoles qui ont assuré le bon déroulement de la journée. Un petit bonus: merci aux bénévoles qui ont mis les mains à la pâte... à crêpes. Huit cents crêpes délicieuses roulées à la main, enveloppées par trois dans du film alimentaire. Il fallait le faire! Merci aux sponsors, aux donateurs. 

En conclusion:

Le 28 mars 2026 nous nous sommes éloignés le temps d'un jour des lumières ténébreuses de nos écrans télés, de nos écrans d'ordi, de nos écrans de smartphones qui nous bombardent d'images terrifiantes et cruelles des guerres en cours. A la recherche d'une autre lumière qui répare les corps et les âmes. Cette journée a montré que d'autres chemins de vie sont possibles. La haine et la guerre ne sont pas l'avenir de l'homme.

“Les temps sont mauvais soyons bons”. (Saint Augustin)