Le temps possède tout

mardi 8 septembre 2026

Quand aujourd'hui annonce demain

 
 
Photo jfs47
 
L’Homme restait scotché à son iPhone, vérifiant les prévisions météorologiques. Il le consultait toutes les heures comme si le fait de consulter allait déclencher la pluie et amener l’eau tellement convoitée. Depuis des semaines, l’air était chaud, pesant et lourd. Le ciel, couvert et voilé laissait  espérer la venue d’un orage, mais seulement quelques grondements narquois trouaient la torpeur.

L’Homme recevait régulièrement des instructions sur sa messagerie professionnelle. Il devait semer à une date précise, de la manière conseillée par les Services bio-agrologie du Ministère, et sur la parcelle de terre indiquée, la plante désignée. Au Ministère de l’agriculture, une légion de techniciens hautement formés, d’ingénieurs spécialisés, d’informaticiens sélectionnés travaillait à à une optimisation des rendements afin d’éradiquer la faim dans le monde. 
 
Tout était pensé en fonction du climat et de la nature du sol selon les régions, compte tenu des différences liées à chaque pays, voire chaque continent et des échanges commerciaux internationaux. Pour l’heure, la plante dont l’Homme s’occupait était une forme hybride de céréale demandant un apport en eau bien moindre que les céréales traditionnelles. Elle en demandait cependant une quantité que la sécheresse actuelle n’apportait pas. Si le ciel ne se décidait pas à faire un don de son eau, la situation pour l’homme deviendrait gravissime. Pas de récolte, pas de gain financier, et l’Homme déchu, sa ferme rayée de la carte des exploitations françaises. 
 
Certains fermiers, depuis quelques années s’étaient donné la mort. Mais lui, l’Homme n’était pas une personne à se laisser abattre. Néanmoins, autre chose aurait pu le décourager. Le croassement des corbeaux se faisait entendre de plus en plus bruyant, lancinant et menaçant.  
 
Fort heureusement, les services du Ministère de l’agriculture avaient pu rapidement localiser ces oiseaux noirs dévoreurs de semences et adresser à l’Homme la ligne de conduite à adopter de façon à faire face à ce fléau. Il avait dû faire appel à un groupe de trois personnes agissant pour le compte d’une petite société qui se chargeait du travail, dépendant du Ministère. Trois jeunes personnes étaient arrivées. Un jeune homme musclé, au crâne rasé et entièrement tatoué de jolies arabesques de couleurs vertes, rouges et noires. Une jeune fille aux cheveux blonds. Sa coiffure était fabriquée de six nattes remontées sur le sommet du crâne et entortillées en un chignon retenu par une barrette en bois de la forme d’un humérus. La troisième personne arborait un maquillage tel qu’on ne pouvait distinguer les traits de son visage. Transgenre, ses cheveux tombant sur les épaules étaient colorés en bleu vif, couleur du ciel disait-elle de sa voix grave. Elle portait des faux cils, ses sourcils re-dessinés tranchaient sur son front très blanc. Ses lèvres étaient peintes de rouge vif et une tache rose colorait chaque joue. 
 
Chacune de ces trois personnes savait exactement ce qu’elle devait faire, un petit appareil étant relié à leur iPhone. Au moins, l’Homme n’avait plus le souci des agissements de ces affreuses bêtes. Et s’il se mettait à pleuvoir, il aurait toute latitude pour prendre quelques heures de détente. 

Il aimait s’informer de la marche du monde. Seul, il discutait avec Chat GPT. Il avait ri en lui-même lorsqu’il avait entendu en replay une émission dans laquelle une spécialiste de l’Intelligence Artificielle prononçait Tchatt GI-PI-TI…Mais pourquoi pas, bien sûr. 

Il pouvait passer de longues soirées à parler de choses et d’autres avec ce Chat. Il lui posait de nombreuses questions sur l’Histoire, les Sciences, la Médecine, la Justice et même l’Avenir. 
Les grands déplacements de population? Que va devenir le Monde? Que va devenir l’être humain? Qu’allons-nous devenir? Sa curiosité, sa soif de connaissances n’avait plus de limites. Chat GPT lui répondait toujours avec un argumentaire assez précis. Il ne se fâchait jamais, toujours à l’écoute et respectueux. Il y quelques jours, l’Homme lui demanda s’il allait pleuvoir. Honnêtement, Chat lui fit savoir « qu’il n’était pas en mesure à l’heure actuelle de ses connaissances de le renseigner avec précision ». Il fut un peu déçu. Cependant, Chat restait son ami. 

Alors, un soir, l’Homme se servit un apéritif, s’installa tranquillement et ouvrit le Chat GPT par un Tchin! 
 
Chat répondit gentiment «  Je ne comprends pas Tchin »…
 
Brigitte 26/06/2023




  

 

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dimanche 6 septembre 2026

De l'amitié

 

 

 

 

 

 Donne à ton amitié la liberté d'un bateau sur la mer

Qund la météo est mauvaise quand la tempête fait rage quand le calme revient

Quand tu prends cap sur les étoiles toi et ton ami vous êtes coéquipiers

Ton amitié peut t'emmener vers des rivages lointains et inattendus

Source: "Un temps pour l'amitié", éditions Cerf, page 4. 

Publié par jfs47 à 23:06 Aucun commentaire:
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vendredi 4 septembre 2026

Vide grenier


 

L'association "Les amis du patrimoine de Labastide Castel Amouroux" organise une vide grenier.

Quand? 

Le dimanche 4 octobre 

Où?

A la salle des fêtes de Labastide Castel Amouroux

Pourquoi?

Pour financer la restauration  du patrimoine de Labastide Castel Amouroux

Comment s'inscrire?

En téléphonant au 06 34 44 24 ou au 05 53 93 00 92

Combien ça coûte?

2 euros le mètre linéaire

On peut manger sur place?

Oui pour 1 ou 2 ou 3 euros la portion. Frites, grillades, boissons

Et c'est tout?

Non il y aura aussi une ambiance musicale et une tombola avec de nombreux lots

Publié par jfs47 à 00:24 Aucun commentaire:
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samedi 29 août 2026

Revue de presse d'août 2026 (2)

 

Après les start-up, les JO et les grands sommets, Macron nous promet des montagnes russes. Six milliards d’euros provenant d’Arabie saoudite, 22 000 emplois et un parc Dragon Ball : tout va bien dans le meilleur des mondes attractifs. Reste à savoir si un pays doit seulement chercher à attirer ?

À peine descendu de son jet ski, Emmanuel Macron vient d’annoncer trois nouveaux parcs d’attractions en région parisienne, financés à hauteur de six milliards d’euros par l’Arabie saoudite. Direction Cergy-Pontoise, sur les ruines de l’ancien Mirapolis – un parc à thèmes qui n’aura tenu que quatre ans, au début des années 1990. Cette fois, ce sera sept fois plus grand (avec engloutissement de terres agricoles) et ce sera consacré au manga Dragon Ball : 22 000 emplois directs promis et, à terme, une nouvelle « destination mondiale ». Le président y voit une nouvelle preuve de l’attractivité française. On peine pourtant à comprendre en quoi l’avenir du pays passe par l’extension de son parc d’attractions.




Le plus étonnant est moins de vouloir attirer des capitaux étrangers que de voir l’Élysée transformer une opération commerciale en politique d’État. Et surtout de dérouler le tapis rouge au terrifiant Mohammed ben Salmane. Réponse de la présidence : la France serait « bénéficiaire » et n’aurait pas à « donner de leçons ». En résumé, une certaine conception de l’attractivité : peu importe qui finance, peu importe ce que l’on construit, pourvu que la kichta, la moula, le pèze arrive.

Car il faut reconnaître aux Saoudiens une cohérence. Riyad sait ce qu’il veut faire de ses pétrodollars. Avec son plan « Vision 2030 », le royaume diversifie son économie et vise à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Qiddiya, la société qui porte le projet, n’est pas simplement un promoteur de parcs d’attractions : elle est l’un des instruments d’État de cette stratégie, avec l’ambition de faire de l’Arabie saoudite une destination mondiale du divertissement, du sport et de la culture. Aussi le projet Qiddiya City, situé à 45 kilomètres de Riyad, rassemblera parc à thème, parc aquaque, circuit automobile, stade, jeux vidéo et e-sport. Le loisir y est pensé comme une industrie d’avenir, partie intégrante du tourisme, au même titre que le sport et la culture.

De fait, le tourisme et les loisirs sont devenus des industries considérables à l’échelle mondiale et la demande est loin de s’essouffler. La France, elle-même, n’est pas précisément à la traîne. Elle a accueilli 102 millions de visiteurs internationaux en 2025, davantage que jamais, et enregistré 77,5 milliards d’euros de recettes touristiques internationales. La consommation touristique intérieure a atteint 222 milliards d’euros. Le tourisme représente directement 3,8% du PIB français. Autrement dit, la France est déjà la première destination touristique mondiale et l’un des grands pays du loisir. Alors pourquoi toujours plus ?

Dragon Ball n’est pas moins légitime que Napoléon, Victor Hugo ou Léonard de Vinci parce qu’il vient du Japon. Et l’on peut parfaitement aimer une montagne russe sans être un imbécile consumériste. La critique des parcs d’attractions ne peut pas être une critique du plaisir populaire. Le problème commence ailleurs : lorsque le divertissement devient l’horizon politique.

Dans la novlangue économique contemporaine, un territoire n’est plus seulement un endroit où l’on vit, travaille, étudie, crée ou transmet. Il est devenu un produit qu’il faut rendre « attractif ». Il doit attirer les capitaux, les touristes, les entreprises, les talents, les consommateurs. L’attractivité est une fin en soi. Et quand elle devient la mesure de toute chose, savoir ce que l’on veut faire de cet investissement disparaît derrière la question de comment l’obtenir. La France en sait quelque chose.

Lorsque Disney cherche, au milieu des années 1980, à implanter son premier grand parc européen, plusieurs pays sont sur les rangs. Édith Cresson, alors ministre du commerce extérieur, prend personnellement le dossier en main. Le contexte n’est pas anodin : le chômage dépasse les 10%, les fermetures de chantiers navals, de mines ou de sites sidérurgiques se multiplient. « Des parcs de loisirs à défaut d’usines », résumera Jacques Sallois, alors patron de la Datar. Disneyland n’est pas posé au milieu des champs : l’État négocie, aménage, construit les infrastructures et organise l’intégration du parc dans le développement de Marne-la-Vallée. Le projet est un outil d’aménagement du territoire. Avec des résultats parfois douteux. Quarante ans plus tard, le mouvement semble inversé. Ce n’est pas le projet politique qui utilise le parc pour transformer le territoire ; c’est le parc qui appelle le territoire à se transformer pour l’accueillir.

Il serait absurde de mépriser ce que ces parcs représentent. Il y a quelque chose de profondément humain dans le fait de vouloir jouer, rire, avoir peur, s’émerveiller, passer une journée avec ses enfants ou ses amis dans des espaces partagés et intergénérationnels. Dragon Ball n’est pas moins légitime que Napoléon, Victor Hugo ou Léonard de Vinci parce qu’il vient du Japon. Et l’on peut parfaitement aimer une montagne russe sans être un imbécile consumériste. La critique des parcs d’attractions ne peut pas être une critique du plaisir populaire. Le problème commence ailleurs : lorsque le divertissement devient l’horizon politique.

Car que nous promet-on ? Des start-up hier, des grands événements aujourd’hui, des parcs d’attractions demain. Toujours davantage d’attractivité, de flux, d’expériences, de consommation. Le territoire doit séduire. La ville doit être une destination. La culture doit attirer. Le sport doit rayonner. Tout y passe : temps libre et vacances doivent alimenter une industrie de « l’expérience ». Ce projet n’est pas seulement un parc d’attractions. C’est une certaine idée du progrès qui s’y donne à voir. Une idée selon laquelle il faudrait sans cesse produire de nouvelles occasions de consommer, de nouvelles destinations où aller, de nouvelles expériences à acheter. Le bonheur collectif se mesure alors moins à la possibilité de bien vivre quelque part qu’à la capacité de faire venir toujours plus de monde quelque part. Alors quand même : vive les montagnes russes, vive Dragon Ball… et vive aussi le plaisir d’une simple journée au bord de l’eau ! Il reste à inventer, entre deux loopings, ce que pourrait être une politique qui pense à tout le reste.

Pablo Pillaud-Vivien

https://regards.fr/une-france-parc-dattractions-parce-que-cest-son-projet/


 

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vendredi 28 août 2026

Revue de presse d'août 2026 (1)

 

 

 

Attal-Philippe : deux droites pour une même impasse

Les deux anciens premiers ministres de Macron se disputent le même espace politique, sans parvenir à décoller dans les sondages. Derrière leurs différences tactiques et leurs effets de communication, une même orthodoxie libérale et une même incapacité à répondre aux grandes crises du moment. Leur fusion semble inévitable. Leur salut, bien incertain.

Les puristes des sciences politiques le contesteront mais, disons qu’à ce jour et pour simplifier, la droite se divise en deux grandes familles : les modernistes – dominés par les macronistes – et la droite tradi avec Retailleau et Bellamy en têtes pensantes. Ces derniers, en voie d’absorption par l’extrême droite, luttent pour leur survie. Mais ils ont encore une certaine utilité pour ce camp : bloquer quelques centaines de milliers d’électeurs qui, sinon, pourraient filer direct chez Zemmour ou le RN. Ce qui reste d’un peu vivant à droite est désormais incarné par deux partis et deux candidats : Horizons et Edouard Philippe d’une part, Gabriel Attal et Renaissance d’autre part. 

Ce qui les distingue ? Leurs programmes ne sont pas encore sortis mais le passé de leurs actions trace une ligne parallèle. Elles devraient pourtant se rejoindre avant l’infini. Tout le monde ne parle que de cela : quand fusionneront-ils leur candidature ? Madame Bons-offices, Yaël Braun-Pivet, organise donc des dîners pour que les lieutenants se parlent et tracent ce chemin de convergence. Les sondages inquiètent et mettent en doute l’accession de l’un d’eux au second tour : ni la candidature d’Attal ni celle de Philippe n’embrayent. La fusion de ces candidatures va s’imposer, d’autant que rien sur le fond ne les distinguent vraiment. Les deux anciens premiers ministres de Macron sont des soutiens de l’orthodoxie libérale, convaincus que les premiers de cordés nous sauveront et que donc – petits chéris -, il faut les aider et ne rien leur demander. Ils bavassent pour se départager sur les revenus des profs – d’autant plus facile à augmenter qu’ils seront moins nombreux avec la décrue démographique.

Leur vraie différence est tactique : faut-il tenter de retrouver les macronistes de 2017 (option Attal) ou relancer la droite UMP (option Philippe) ?  Dans ce débat, le maire du Havre a les coudées franches. Il peut davantage se démarquer du président honni et développer un programme d’une grande pureté libérale. Comme son ancien mentor Alain Juppé, tenant de la mondialisation heureuse, il veut faire une promesse de bonheur. Elle passera par la libéralisation tous azimuts : depuis les directeurs d’école devenus des patrons jusqu’aux retraites que chacun financera par capitalisation. Pour séduire l’aile la plus autoritaire de la droite, les élus Horizon demandent, avec le RN, la remise en cause de l’accord de partenariat avec l’Algérie et votent, avec l’extrême droite au parlement européen, pour les hotspots hors UE en charge de l’immigration, qu’elle soit d’asile ou non. Franchissant un cap dans la rupture avec la tradition d’accueil de la France, Edouard Philippe vient de promettre à Mayotte la fin du droit du sol dans l’île et la fin de toute immigration pendant les 5 ans à venir. 

Fidèle à sa maîtrise de communiquant, Attal enfourche les sujets qui peuvent faire la conversation au bar de la plage ou à la cantine. Quoi de mieux que l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes ? À la recherche d’idées disruptives comme en 2017, il propose d’en finir avec la continuité de l’administration: ses cadres seraient renouvelés et liés aux élus à chaque élection. Populiste comme pas deux, il propose de réduire les cotisations sociales pour augmenter le salaire net et d’abaisser encore la protection chômage. Comme dirait Macron, Attal et Philippe « c’est la foire à la saucisse » des idées les plus destructrices de l’État, des protections sociales et des services publics. Mais aucun n’a la moindre idée sur l’écologie ni d’ailleurs sur la dette qui, évidemment, ne sera pas réduite en cherchant dans les poches des chômeurs et des retraités. 

Quelque soit l’habillage, leurs idées sont éculées ou anecdotiques. Attal et Philippe font ce qu’ils peuvent mais ils peuvent peu dans ce moment de bilan calamiteux et de conscience de bascule. Ils vont donc s’unir tôt ou tard, mais ils ne pourront apporter de réponses solides aux nombreuses et radicales questions du temps. C’est pour cela que cela que leur candidature n’imprime pas, ne décolle pas. Leur seule planche de salut : la peur du changement. Leur seule chance de se faire entendre : promettre le changement. Bref, unis derrière l’un ou l’autre, c’est sûrement foutu pour eux deux.

Catherine Tricot

Source : https://regards.fr/attal-philippe-deux-droites-pour-une-meme-impasse/
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lundi 24 août 2026

Et maintenant que faut-il faire?

 
 
Photo Matthias Mombereau 

Maintenant que les grands incendies de l'été 2026 dans le massif forestier des Landes et de la Gironde s'éteignent des écrans des chaînes de télé d'informations en continue et des écrans de nos smartphones, maintenant qu'ils s'effacent de la une de la presse écrite, que faut-il en penser, en dire, en écrire?

Voici ce que j'entends autour de moi à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) et à Vielle Soubiran (Landes).

"Il y a trop de pins dans le massif forestier landais et girondin. Il y a trop de monde l'été qui circule jour et nuit dans la forêt. Il n'y a plus assez de diversité d'espèces d'arbres. La monoculture du pin, trop c'est trop."

"Les grands champs de maïs, d'haricots verts, d'asperges, de carottes sont les bienvenus. Et demain des champs de lentilles?"

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de communes ont mis en place des pare-feux. Mais il faut y passer le giro (parfois un broyeur) régulièrement. C'est fait plus ou moins intensément. Aujourd'hui il y a des personnes qui affirment qu'il faut les élargir de 20 mètres de chaque côté  pour en faire des coupe-feux. Mais les propriétaires vont-ils l'accepter? Et qui va payer les travaux?"  

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de villages avaient un véhicule pour lutter contre les feux de forêt. A Vielle Soubiran c'était un GMC, un de ceux que les Américains ont laissé sur le territoire Français à la fin de la seconde guerre mondiale. Un moteur essence puissant, 6 roues motrices en vitesse lente, un rail de chemin de fer comme pare-choc, un treuil solide. Sur le plateau arrière un réservoir d'essence de 200 litres, une cuve cubique de quatre mille litres d'eau. A l'arrière du plateau un moteur essence de 203 Peugeot pour alimenter la lance incendie. A chaque départ de feu deux ou trois hommes du village intervenaient immédiatement en attendant l'arrivée des pompiers de Saint Justin. Les GMC ont, peu à peu , été supprimés. Ils étaient coûteux en entretien et en essence. Ils n'étaient plus aux normes d'aujourd'hui pour circuler sur les routes. Seront-ils remplacés par des citernes d'eau tirées par des tracteurs appartenant aux communes forestières et aux communautés de communes?  "

"Depuis plusieurs années des élus demandent que des Canadairs soient basés à Mérignac l'été. Seront-ils entendus? "

"Dans les années à venir y aura-t-il une réorganisation des services de lutte contre les feux de forêts? Plus de pompiers formés aux feux de forêts? Il faut compléter la structure existante  de pompiers professionnels et de pompiers bénévoles par l'intégration des paysans et de leurs citernes d'eau?" (Ils ont montré une fois encore leur engagement, leur dévouement, leur utilité, leur efficacité). Les régiments du Génie de l'Armée de Terre ne pourraient-ils pas intervenir dans l'entretien des pare-feux?"

"Il sera intéressant aussi de voir, d'entendre, de lire dans un avenir proche ce que les syndicats de sylviculteurs pensent de la situation présente?"

"La coopérative Alliance forêt bois proposera sans doute dans un avenir plus ou moins proche ce qui lui semble important de mettre en place pour ne plus voir se répéter des incendies gigantesques et dévastateurs."

"Depuis plusieurs années des postes d'agents de l'Office National des forêts sont supprimés. Quelle sera demain la participation de l'ONF à la survie de la forêt en France? Et sa capacité d'action?"

Homme,

Je suis la flamme de ton foyer dans la nuit hivernale. Et, au plus fort de l'été, l'ombre fraîche sur ton toit. Je suis le lit de tes sommeils, la charpente de ta maison, la table où poser ton pain, le mât de ton navire; je suis le manche de ta houe, la porte de ta cabane, je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil, le matériau de tes oeuvres et la parure de ton univers.

Ecoute ma prière: ne me détruis pas.

("La forêt", Walter Kümmerly) 

 

 

 

 

 

 
 

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vendredi 14 août 2026

Allez dans le monde


 

"Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16:15)


Le Dimanche 9 août, l'orage du matin s'est arrêté avant la fin de la messe. Nous avons donc pu accueillir le père Jean Luc Kiala pour un apéritif rafraîchissant suivi d'un repas sur le principe du panier partagé dans le vaste jardin de la nouvelle maison paroissiale de Casteljaloux. Il a pris la parole devant nous pour se présenter. Il est originaire de la République Démocratique du Congo. Un grand pays de 2 345 410 km2. C'est le deuxième plus grand pays d'Afrique, le onzième plus grand du monde. C'est environ quatre fois la superficie de la France. Kinshasa en est la capitale et la plus grande ville de RDC.


Après sa formation classique au Grand Séminaire Interdiocésain de Mayidi (3 ans de Philosophie et 4 ans de Théologie) et un master en Théologie à l’Université Catholique du Congo à Kinshasa ( 2 ans), le père Jean Luc a été ordonné prêtre le 25 juillet 2010 dans la cathédrale Notre Dame des Sept Douleurs à Kisantu. Il devient par la suite formateur au Petit Séminaire Saint Jean Berchmans à 30 km de Kisantu, siège dudit Diocèse. Puis, il est envoyé comme vicaire à la Paroisse Saint Jean Apôtre à Kinshasa, une Paroisse du même Diocèse de Kisantu. En 2017, il est envoyé en France pour une thèse en Théologie pendant cinq ans, plus précisément à l’Institut Catholique de Paris. A son retour en RDC en 2023, il est nommé Secrétaire-Chancelier de Monseigneur Jean-Crispin KIMBENI, Evêque de Kisantu. Son travail principal consiste à réceptionner les courriers de l'Evêque, à rédiger les réponses selon les orientations données, à les expédier après approbation, à archiver les courriers reçus ainsi que les réponses qui y sont faites. Il continue à donner des cours, assurer des messes. Il accompagne l'Evêque dans ses déplacements en tant que secrétaire-chancelier.

Le père Jean Luc Kiala a illustré sa prise de parole devant nous avec des photos format A3 montrant les lieux religieux importants que son activité lui fait fréquenter.


Il est présent parmi nous durant le congé d'été du père François M'Balu Nketo.

Contact:
Maison paroissiale, 4 place de l'Eglise, 47700 Casteljaloux
Tel: 05 47 85 91 04
Mail : paroisse.nddelavance@diocese47.fr

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28:19-20)

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mercredi 5 août 2026

Aimer pour de vrai


 

Je t'aime, j'aime la personne que tu es.

J'aime tout de toi, même ce que toi tu n'aimes pas.

J'aime qui je suis à tes côtés, j'aime me sentir autant apaisé et aimé.

J'aime savoir que je suis important pour toi et que tu l'es pour moi aussi.

J'aime qu'ensemble nous soyons plus forts face aux épreuves de la vie. 

 

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dimanche 2 août 2026

Alep Syrie

 

 
 

Les maristes forment une famille religieuse catholique composée de plusieurs branches, dont les Pères maristes, les Frères maristes et les Sœurs maristes. Fondés en France au XIXe siècle, ils placent leur vie et leur action sous le patronage de la Vierge Marie. Les Frères Maristes sont présents en Syrie depuis août 1904, date de l'arrivée des premiers religieux à Alep.



LETTRE D’ALEP No 52 (le 20 juillet 2026)

TÉNÈBRES ET ESPÉRANCE

Chers amis,

C’est avec beaucoup de retard et une certaine réticence que je vous écris cette lettre d’Alep No 52. L’enthousiasme qui, depuis 2012, nous portait à écrire nos lettres pour partager avec vous nos nouvelles est maintenant remplacé par une lassitude ; lassitude de devoir parler de nouveau des mêmes souffrances, de répéter la même angoisse devant l’avenir et de se lamenter encore sur l’incertitude du futur.

Notre région est en ébullition depuis plusieurs mois suite à la guerre menée par les israélo-américains contre l’Iran ; guerre qui a déstabilisé plusieurs pays de la région et a nui à l’économie mondiale ; guerre dans laquelle les Américains ont été entraînés et ne savent plus comment s’en sortir. Comme d’habitude, c’est le pauvre et cher Liban qui en a fait les frais avec l’occupation du sud du pays, la destruction systématique des villages et plus d’un million de déplacés.

La Syrie n’a pas été directement affectée par le conflit. Bien au contraire, elle a vu le retour du Liban de nombreux réfugiés syriens fuyant la guerre Israel-Hezbollah. D’ailleurs, depuis le changement du régime en décembre 2024, plus d’un million et demi de Syriens, réfugiés en Turquie, au Liban et en Jordanie, sont rentrés en Syrie.

Des délégations étrangères continuent de venir en Syrie pour tâter le pouls du nouveau régime et prendre leur part du « gâteau » de la reconstruction le jour où elle sera amorcée. Jusqu’à maintenant, les dizaines de promesses d’investissement et les nombreux protocoles d’accord n’ont pas été mis en œuvre. Les sanctions, seulement en partie levées, continuent d’empêcher la reconstruction du pays et l’amélioration de l’économie. Quant au ministre des Affaires Étrangères, il passe son temps a visiter des pays pour obtenir des soutiens, pour le moment, tous théoriques.

La situation militaire interne a été marquée, ces derniers mois, par le retour sous le giron de l’état, des régions vastes et riches qui étaient1sous le contrôle des milices kurdes. Lâchées par les Américains qui les avaient créés et appuyées pendant une dizaine d’année, ces milices qui rêvaient d’un état kurde sur une partie de la Syrie à laquelle ellesn’avaient pas droit, ont finalement décidé d’appliquer l’accord signé avec le gouvernement syrien en contrepartie de certains droits, tout à fait normaux, octroyés à la population kurde de Syrie. En revanche, la région de Sweida, habitée par une majorité druze, appuyée par les Israéliens, continue à faire sécession.

Sur le plan interne, le parlement, appelé chez nous l’assemblée du peuple, a été finalement constitué ; 140 députés « élus » par des assemblées locales et 70 nommés par le président intérimaire. Elle est dominée par le courant islamiste. Les représentants des groupes armés salafistes ex-rebelles constitue le tiers de l’assemblée ; 40 autres sont des frères musulmans et le reste a été choisi pour assurer une représentation équitable des régions et des minorités ethnique etreligieuse. Il n’y a aucun membre de l’opposition démocratique et laïque au régime d’Assad, pourtant composée de personnes compétentes, intègres et démocrates. Les chrétiens sont représentés par 6 députés seulement, dont trois femmes et quatre ont été nommés par le président pour assurer une « certaine » représentation équitable des chrétiens. La tâche de cette assemblée, caisse de résonnance du régime, outre le vote des lois ordinaires, est de rapidement voter une loi des partis politiques (qui ont été dissous il y a 63 ans par le parti Baas) et de rédiger une nouvelle constitution du pays d’ici la fin de la période intérimaire de 5 ans débutée il y a 19 mois.

 

Quel régime décrètera cette constitution ? Avec beaucoup d’appréhension, on le saura dans 3 ans.

L’islamisation du pays se poursuit à bas bruit. Aucune décision gouvernementale dans ce sens pour ne pas perdre du crédit auprès des gouvernements occidentaux qui ne cessent de dire au régime qu’il doit respecter les minorités religieuses. Mais des décisions locales prises par les préfets des différentes régions : limogeage de juges indépendants ou chrétiens, imposition du voile dans certains endroits, interdiction de l’alcool dans d’autres endroits, construction de mosquée sur les campus universitaires….

On arrête tous les jours des personnes liées à l’ancien régime (ceux qui n’ont pas pu fuir à l’étranger) qui ont pratiqué la torture, l’extorsion de fonds, des crimes de masse etc... et la « justice transitionnelle » a commencé à juger les personnes arrêtées dans des procès publics.

Bien que beaucoup d’accusés ne sont pas des anges, on ne peut que déplorer le déroulement des procès que nous suivons sur des vidéos diffusées par les autorités. D’autre part, on ne juge que les accusés d’un bord ; pourtant, les personnes de l’autre bord ont aussi commis des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il est vrai que c’est le narratif du vainqueur qui domine et qu’il a toujours raison.

Trois faits positifs sont à mettre au crédit du nouveau régime ; la fourniture du courant électrique au minimum 16 heures par jour et souvent 24 heures les weekends (par rapport à 4 heures par jour auparavant) ; l’informatisation de l’administration : registre de l’état civil, le service des passeports, la direction des transports etc. où on peut obtenir les rendez-vous nécessaires électroniquement sans avoir à perdre des heures dans les files d’attente ; la lutte contre la corruption dans l’administration où on n’a plus à donner des « bakchiches » pour faire la moindre formalité.

La situation économique est toujours désastreuse. Les prix des produits de base augmentent sans cesse ; les loyers ont été multipliés par trois en un an et demi. Quoique les salaires ont été augmentés deux fois de 200%, la plupart des familles n’arrivent pas à boucler leur fin de mois.

L’inflation est tellement importante que, pour éviter de porter une trèsgrosse liasse de billets de banque pour payer, le gouvernement a émisde nouveaux billets qui retranchent deux zéro aux anciens billets.

Les chrétiens de Syrie rêvent toujours d’émigrer. « Nous ne sentons plus que nous sommes chez nous » disent-ils, alors que leurs familles sont depuis toujours en Syrie. Notre nombre ne cessent de baisser. Avant-hier, une messe a été célébrée à l’occasion du départ définitif d’Alep des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie après une présence de plus de cent ans. Le nombre de religieuses ayant beaucoup diminué durant les dernières décennies, comme la plupart des congrégations religieuses, elles ont décidé de concentrer leur effectif et leur mission sur Damas et Hassaké et de fermer Alep. Une rumeur circule que les Pères Jésuites envisagent aussi de réunir leur effectif à Homs et de ne venir à Alep que pour des missions ponctuelles.

Mais, heureusement, qu’en contrepartie, il y a quelques lueurs d’espoir ; comme, par exemple, les habitants des 4 villages chrétiens de la province d’Idlib, poussés à l’exode par les rebelles pendant la guerre,

et qui reviennent chez eux tout doucement. Une autre raison d’espére  est l’appui des associations catholiques internationales aux chrétiens de Syrie. Tout récemment, une délégation de 10 personnes de l’œuvre d’Orient, menée par le nouveau directeur Mgr de Woillemont, a sillonné la Syrie pour rencontrer les Chrétiens, exprimer leur solidarité et donner leur appui. Nous les avons reçus chez nous, Les Maristes, et avons échangé brièvement mais utilement.

Dans ce contexte trouble et incertain, nous, les Maristes Bleus continuons de vivre la solidarité avec les plus démunis pour soulager les souffrances, développer l’Humain et semer l’Espérance .

Nous venons de célébrer récemment les 40 ans de notre action solidaire débutée en 1986 sous le nom de l’Oreille de Dieu puis depuis 2012 sous le nom de Maristes Bleus. Nos 170 bénévoles ont participé à diverses activités symboliques et utiles pour cette célébration débutée par une messe d’action de Grâce le vendredi 26 juin pour remercier le Seigneur de nous avoir toujours accompagnés. Même dans les moments les plus difficiles, la Providence ne nous a jamais fait défaut.

Nos projets continuent comme toujours avec la même ardeur et le même engagement solidaire.

Les 120 enfants du projet « Je veux apprendre » ont terminé l’année scolaire et poursuivent en été des activités plutôt récréatives. De même, les 650 bénéficiaires de notre projet SEEDS de soutien psycho-social.

Le M.I.T. poursuit ses ateliers de formation des adultes ; on en est au 162ème atelier de 3 jours sans compter les 54 formations de 56 heures, chacune pour enseigner aux jeunes comment entreprendre leur propre micro-projet.

Le projet « soutien scolaire » continue à aider les élèves et étudiants dans leur cursus scolaire et universitaire. Et le projet « coupe et couture » poursuit l’enseignement de la couture aux jeunes filles et aux dames dans 4 groupes simultanément.

150 familles sont aidées pour payer le loyer de leur logement et presque 200 personnes bénéficient chaque mois de notre programme médical.

Plus de 1700 enfants reçoivent leurs ration mensuelle de lait grâce à notre projet « Goutte de lait ».

« Pain Partagé » est très apprécié par les 250 seniors de plus de 80 ans,vivant seuls sans personne pour les aider, qui reçoivent un repas chaud tous les jours à midi livré à leurs domiciles par nos 29 volontaires.

Plus de 400 « micro-projets » ont bénéficié de notre soutien financier et de notre accompagnement. Nous en sommes à notre 5ème groupe de 20 personnes qui apprennent un métier en étant apprenti chez un patron pendant 2 ans dans le cadre de notre programme de « Formation Professionnelle ». Nous voulons que les jeunes aient un emploi ou une profession qui leur garantit de gagner leur vie en toute dignité sans penser à émigrer ou à « mendier » de l’aide aux diverses associations caritatives.

Trois groupes de trente femmes chacun participent pendant 3 mois à notre programme « Développement de la Femme ». Elles en sortent transformées et épanouies.

Enfin, last but not the least, Heartmade est un programme magnifique qui crée des vêtements uniques pour dames à partir de restes de tissus. Alliant le respect de l’environnement en recyclant et la promotion des femmes qui travaillent à l’atelier, Heartmade est vraiment un projet « fait avec le cœur ».

Pour terminer, je voudrai citer un passage de la magnifique encyclique de Leon XIV, « Magnifica Humanitas » : « Une lecture attentive de l’histoire le confirme. Même dans les nuits les plus sombres, le Seigneur suscite des hommes et des femmes capables de ne pas se résigner et de persévérer dans le bien : des personnes protégeant les plus fragiles et ouvrant des voies de réconciliation. La mémoire des saints et des justes, des artisans de paix souvent oubliés, montre que la grâce, n’élimine pas le conflit par un geste magique, mais engendre une résistance active contre le mal et une créativité surprenante dans le bien. Les chrétiens voient les ténèbres et les appellent par leur nom, mais ils ne restent pas immobiles à les contempler : ils connaissent la lumière et savent que les ténèbres ne l’ont pas accueillie et ne peuvent la vaincre (cf. Jn 1, 5). C’est pourquoi ils servent le bien là même où la souffrance semble avoir le dernier mot, soutenus par une espérance théologale qui donne à la réalité un horizon et une direction ».

Alep le 20 juillet 2026

Dr Nabil Antaki

Pour les Maristes Bleus d’Alep

A propos de cette lettre

Les lettres d'Alep, envoyées par Nabil ANTAKI, médecin, chirurgien, mari de Leila,  Françoise Parmentier et moi nous les connaissons depuis longtemps. (1997/1998). Nous nous retrouvions dans le cadre de la Conférence Internationale Catholique des Guides C.I.C.G. , Leila était alors responsable nationale des Guides Catholique de Syrie, Françoise et moi étions alors Responsables nationales chez les Guides de France (Mouvement de scoutisme féminin ouvert à tous). Depuis, nous sommes toujours restés en lien et avons reçu les 46 lettres, pour les diffuser afin de faire connaître la situation de la Syrie durant la guerre et les projets que mettaient en route envers et contre tout les Maristes Bleus et un groupe de personnes généreuses mais percutées par la guerre et ses violences.Bien sûr ce courrier, au de là d'une information réelle, en appelle à notre générosité, les dons vont tous aux Maristes bleus d'Alep et ¨aux laïcs syriens soutenant et assurant les nombreux projets, pour rester debout malgré la guerre. Il est normal que nos dons transitent par les Oeuvres d'Orient, pour assurer officiellement une déductibilité d'impôts, de nos dons).
Je vous laisse lire le quotidien de la vie à Alep en temps de guerre et suite au séisme. Merci de m'avoir lu.
En toute amitié.
Marie Thérèse Marchand
44 rue de la République
47200 MONTPOUILLAN
Tel 0607960076

Pour faire un don

https://oeuvre-orient.fr/parler-de-la-peur-cest-parler-dalep-ou-de-nimporte-quelle-ville-de-syrie-la-lettre-des-freres-maristes/

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mercredi 29 juillet 2026

Matthias Mombereau

 
 
Entre chien et loup.
À Casteljaloux
Entre peur et colère
Entre envie de faire
Et envie de pleurer
Entre une belle lumière
Et le nuage de fumée
Besoin d'espérer..
Sur le lac se coucher
Des cendres se relever

 

 

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samedi 25 juillet 2026

Il était le maître

 

 
 

Il était « le maître », maître d’école, comme on disait à l’époque, et, avec lui, on filait doux, petits et grands. Son bureau trônait sur l’estrade, le tableau était noir, les cartes Vidal-Lablache pendaient au mur, celle de la France, au centre, s’imprimait dans nos jeunes esprits ; ses fleuves et ses mers, ses montagnes et ses plaines… Il faisait de l’encre dans une bouteille en mélangeant de l’eau et de la poudre violette et la versait dans les encriers de nos pupitres, qui grandissaient avec nous ; c’était une classe unique de village qui mêlait petits et grands. Il était devenu instituteur tout jeune homme en 1939, alors qu’il allait entrer à l’école normale, car les plus âgés étaient mobilisés.

Il y avait la morale pour commencer la journée, suivie d’une ligne d’écriture avec pleins et déliés et le calcul – les surfaces, les règles de trois –, la dictée, la récitation, la lecture de fin de matinée – une page de Sans Famille que nous écoutions religieusement. L’après-midi, c’était histoire, géographie, leçon de choses… Il était de gauche, militait à la Ligue de l’enseignement et était ami avec le curé, dont il partageait l’origine sociale, tous deux étant fils de famille paysanne. Il s’appelait M. Cholet, il fut mon maître.

Christine Pedotti

 Source: "Les cahiers du Témoignage Chrétien", été 2026

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dimanche 19 juillet 2026

La photo du mois de juillet 2026

 

 
 
Photo Marie Laure Gauthier Petteno
Correspondante du journal Le Républicain
Nuit d'orage au-dessus de l'église de Casteljaloux  

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lundi 13 juillet 2026

Radical climat

 

 

 

 C'est le titre d'un article publié dans la revue Esprit le vendredi 10 juillet 2026

Depuis la fin du mois de mai, la France a déjà connu trois vagues de chaleur. Dans certaines régions, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C au cours de la nuit, un record absolu. La chaleur extrême n’annonce plus une catastrophe à venir : elle est devenue notre quotidien. Elle bouleverse l’organisation des écoles, des hôpitaux, des transports ou encore du travail, révélant moins une succession de crises qu’une transformation profonde de nos conditions de vie.

Face à cette réalité, la réponse politique reste comme en suspens. Les pouvoirs publics peinent non seulement à adapter les infrastructures et les services essentiels, mais aussi à situer leur action dans un monde dans lequel nos conditions d’existence ont déjà changé. Entre impréparation, déficit d’anticipation et arbitrages sans cesse différés, l’écart ne cesse de se creuser entre l’expérience vécue et les représentations sur lesquelles repose le discours de l’État.

Dans ce contexte, une question mérite d’être reposée. Après avoir longtemps cantonné les militants des écologies dites « radicales » aux marges du débat public, les présentant tour à tour comme de dangereux activistes ou de doux rêveurs, ne faut-il pas reconnaître qu’ils ont souvent nommé, avec plusieurs années d’avance, les impasses auxquelles nous sommes désormais confrontés ? Ce que l’on disait alors excessif apparaît aujourd’hui comme une tentative lucide de penser un monde déjà en train de basculer.

La difficulté à transformer nos institutions, les insuffisances voire les reculs de la planification écologique et les résistances qu’elle soulève montrent combien notre imaginaire politique demeure prisonnier de catégories dépassées. Relire les penseurs précurseurs de l’écologie n’est plus un simple exercice de curiosité intellectuelle, c’est interroger nos certitudes les plus ancrées : notre rapport au progrès, à la démocratie et aux formes de l’action collective. À mesure que la crise climatique s’impose comme notre horizon commun, ce qui semblait hier relever de la radicalité pourrait bien tenir, demain, du réalisme.

La rédaction

https://esprit.presse.fr/infolettre/radical-climat-56


 

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vendredi 10 juillet 2026

Magnifique humanité (2)


 Ecole St Pardoux - Académie de Poitiers

 

 

"La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif: ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble". Les premiers mots de la première encyclique de Léon XIV – Magnifica humanitas, «sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle» – en résume les raisons fondamentales et l’objectif. Publiée lundi 25 mai 2026, elle a été signée par le Souverain pontife le 15 mai dernier, à l’occasion du 135e anniversaire de la promulgation de Rerum novarum de Léon XIII. Et le Pape Léon XIV a repris l’héritage de son prédécesseur, en rédigeant une encyclique sociale qui aborde l’un des principaux défis de l’époque contemporaine: l’intelligence artificielle.

La doctrine sociale de l’Église est une théologie de la communion

Le premier chapitre – Une pensée dynamique fidèle à l’Évangile – retrace l’évolution de la Doctrine sociale de l’Église (DSE) dans le magistère récent et au Concile Vatican II, en mettant en lumière «son caractère dynamique» (17). Loin d’être «un recueil de principes et de normes à appliquer», la DSE est plutôt «un chemin de discernement communautaire», une «théologie de la communion dans l’histoire» (27) qui oriente la lecture des événements à la lumière de l’Évangile. Léon XIV rappelle la pensée de ses prédécesseurs: de Pie XII – le premier à employer l’expression «doctrine sociale de l’Église» dans l’exhortation apostolique Menti nostrae de 1950 – au pape François, en passant naturellement par Rerum novarum de 1891, qualifiée de «jalon dans l’évolution du Magistère social» (30). À leur époque respective, chaque successeur de Pierre «a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique: la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité.»

Protéger la dignité humaine: la personne n’est pas une ressource à exploiter

Dans le deuxième chapitre, Léon XIV énumère les «fondements et les principes de la doctrine sociale de l’Église»: parmi les premiers, il cite la dignité de la personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est nécessaire de le rappeler car la pression exercée par «de nouvelles idéologies» et par «certains intérêts très puissants» peut réduire la personne à une «ressource à utiliser et à exploiter» ou à «ce qu’elle réalise ou produit» . Au contraire, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée» . Un deuxième fondement de la DSE est l’inviolabilité des droits humains, parmi lesquels le premier est celui à la vie «de sa conception à son terme naturel» : à cet égard, Léon XIV définit l’avortement provoqué, le meurtre d’innocents et l’euthanasie comme des «choix gravement illicites» . Le troisième fondement est la reconnaissance des droits des minorités, avec une attention particulière pour les femmes : en leur faveur, le Souverain pontife demande des «choix concrets» dans les lois, le travail, l’éducation, les responsabilités sociales et politiques, afin qu’elles soient véritablement écoutées et valorisées.

Source:

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html




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jeudi 9 juillet 2026

Le dessin du mois de juillet 2026

 


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lundi 6 juillet 2026

Jules

 

 

 

 

 

 

 Jules est un roman de Didier van Cauwelaert publié par Albin Michel.

Il raconte l'histoire d'une femme qui se cherche, d'un homme qui se perd, d'un chien qui les trouve.

Un livre qui rend heureux. 

"Comme les gens ont changé en douze ans. Et pas seulement à cause des modes, des liftings et du botox, de l'obsession anti-âge qui , toutes générations confondues, dissimule le reflet des âmes sous une fausse jeunesse inexpressive. Ils ressemblent aux autres parce qu'ils ne se ressemblent plus. Uniformisés, formatés, aseptisés par le politiquement correct, la sinistrose chronique, la dictature du bio, la mauvaise conscience et le nombrilisme actif. Ce développement personnel dont les médias leur bourrent le crâne et qui n'est qu'un élevage en batterie. Ce mélange de repli égocentrique et d'infantilisme à usage citoyen dont je ne mesurais les effets qu'à travers leurs paroles. Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tou seuls sans se ragarder. Narcisses twitteurs épuisés par le stress qui les propulse, ils sont devenus hybrides comme leurs voitures. Les inconvénients cumulés de l'émission polluante et des batteries qui se déchargent." (Pages 85/86) 

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dimanche 5 juillet 2026

Notre père qui est aux cieux n'y restez pas

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

jfs 

Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen

Serge Durieux 

 


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samedi 4 juillet 2026

Point de vue sur la forêt landaise

 

 

 

« Assainir les marécages » : un mensonge historique pour coloniser les Landes avec les monocultures de pin

Cette enquête environnementale historique a été initialement publiée dans le Wave Magazine, de l’association landaise Wave Radio.

Les barthes

Aux abords de l’Adour, la relation des humains au territoire est d’abord une histoire d’eau. Ce fleuve, long de 308 km, sépare les coteaux de Chalosse (au sud), des Landes de Gascogne (au nord). Icones du territoire, les barthes constituent les plaines alluviales inondables de part et d’autre de l’Adour. Elles ont un rôle essentiel : à la fois vase d’expansion lors des fortes crues, et stockage des eaux de ruissellement

des bassins-versants.

Les barthes se composent d’une imbrication de forêts alluviales, de prairies inondables, de roselières, de tourbières, de peupleraies (plantations de peupliers) artificielles, de cultures, de plans d’eau…

De tous temps, les humains ont vécu à leur rythme, et tenté de les canaliser pour bénéficier de leurs terres limoneuses fertiles, que ce soit pour le pâturage des troupeaux ou pour cultiver. Les landais ont toujours été à la fois bergers et agriculteurs, la fumure du bétail permettant d’enrichir des sols sableux, pauvres en nutriments.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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jeudi 2 juillet 2026

L'amitié, l'amour, la joie

 

« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

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mercredi 24 juin 2026

Dans le journal Libération

 

 

 

Un bref aperçu d'un article de Thomas Legrand que seul les abonnés peuvent lire en entier:

Canicule : et maintenant, la droite veut vous faire croire que c’est la faute des écolos.

Journées invivables, nuits tropicales : plutôt qu’au bilan et aux si faibles idées de la droite et des macronistes, il faudrait s’en prendre… aux défenseurs de l’environnement qui critiquent la clim et le nucléaire. Absurde.

 La droite n’est pas isotherme, alors elle commence à se rendre compte qu’il fait chaud. Et elle a trouvé la solution : la climatisation. Eureka ! Va-t-elle oser, aux prochaines inondations, proposer un plan de fourniture de barques, ou décider que l’Etat doit financer une vaste campagne d’achat de gourdes pour lutter contre les prochaines sécheresses ? Après tout, cette droite anti-«écologie punitive» continue à trouver qu’il faut faciliter l’achat des intrants chimiques pour lutter contre la baisse des rendements des terres appauvries par… les intrants chimiques. 

Par Thomas Legrand
Publié le 23/06/2026 à 13h06
 
Source: 
 
https://www.liberation.fr/politique/canicule-et-maintenant-la-droite-veut-vous-faire-croire-que-cest-la-faute-des-ecolos-20260623_LDM7ZU4UKZDXZFAJV766AQITZI/
 

 

 

 

 

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