Le temps possède tout

lundi 12 octobre 2026

Automne 2027

 
 
Photo Matthias Mombereau
 
https://2mphoto.fr/  
 
Tierra roída por la guerra,
triste España sin ventura,
te contemplo
una mañana de octubre,
el cielo es de acero oxidado,
el primer frío guillotina
 las hojas amarillas, 
patria de mi vivir errante,
rojas colinas de Ciudad Real,
fina niebla de Vigo,
puente sobre el Ter, olivos 
alineados junto al azul de Tarragona,
tierra arada arduamente,
todos te deben llorar,
nosotros abrimos los brazos a la vida,
sabemos que otro otoño vendrá, dorado y grávido,
bello como un tractor entre los trigos.
 
Pablo Neruda

 

 

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jeudi 8 octobre 2026

Le festival ALIMENTERRE fête ses vingt ans d'existence


 

Le festival ALIMENTERRE se déroule en France et dans 16 pays. A cette occasion 2 850 événements sont organisés par 3900 structures telles que Lycées, associations, cinémas, collectivités.

 
En partenariat avec le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux, le CCFD Terre Solidaire et la Confédération paysanne proposeront le film "Femmes des Terres" qui sera projeté le Jeudi 5 novembre 2026 à 20h30.

Femmes des terres est un documentaire réalisé par six étudiantes et étudiants en agronomie, qui partagent les récits de vie de paysannes, agricultrices et leurs traditions ancestrales entre la France, le Togo et la Bolivie.

À travers le monde, Femmes des Terres recueille les expériences de femmes vivant dans des contextes culturels et sociaux très différents, qui partagent pour autant des engagements communs : ce documentaire s’intéresse à la manière dont l’organisation collective entre femmes amplifie la portée de leurs luttes, favorise leur autonomie et assure un espace de soutien.

Ce documentaire est accessible au grand public et au public scolaire.

Pour en savoir plus:

https://www.instagram.com/femmesdesterres/

https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous/

https://www.confederationpaysanne.fr/

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lundi 5 octobre 2026

Le Mali d'hier à aujourd'hui

 

J'ai demandé à l'IA du moteur de recherche ECOSIA de me présenter le Mali d'hier et d'aujourd'hui.

Voici ce que j'ai obtenu:

 

Avant la colonisation française

Cinq empires ou royaumes importants se sont succédés : l’empire du Ghana, l'empire du Mali, l’Empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l'empire peul du Macina.

Pendant la colonisation française

En 1880, le Mali devient une colonie française sous le nom de Soudan français. Le 22 septembre 1960, il proclame son indépendance en reprenant le nom de Mali.

Le Mali indépendant

En 1968, Modibo Keita est renversé par un coup d'État conduit par un groupe d'officiers ayant à leur tête Moussa Traoré, qui instaure une dictature. En 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré qui, après une période de transition, opère une transition démocratique avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992. Ce dernier est réélu en 1997.En 2002, Amadou Toumani Touré, qui a quitté l'armée pour se présenter, est élu président de la République du Mali, puis est réélu en 2007.En 2012, une insurrection menée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad allié à des mouvements djihadistes éclate au nord du Mali.En janvier 2013, la France lance l'opération Serval pour empêcher l'augmentation des actes de terroristes islamistes. Le 1er août 2014, Serval devient l'opération Barkhane, quand plusieurs autres pays d'Europe y participent, et qu'elle est étendue à des pays voisins du Mali (Mauritanie, Burkina Faso, Niger). L'opération alors menée est dénoncée par ses détracteurs comme une politique néo-colonialiste, et motivée uniquement pour des intérêts économiques.Le 15 août 2022, après des mois de contestation de l'opération par une partie de la population et le gouvernement malien, l'armée française se retire du territoire malien, mettant fin à l'opération Barkhane.

Géographie

Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est situé entre le tropique du Cancer et l'équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande partie de la population vit en zone rurale. La densité varie de 5 à 90 habitants/km2.
Le pays possède trois zones climatiques : le nord du pays, entièrement désertique, appartient au Sahara méridional. Cette région est parcourue par des nomades touareg avec leurs troupeaux ; le centre : la région sahélienne, relativement sèche, est couverte de steppe et de savane. Les Peuls y pratiquent l'élevage des bovins. On y cultive du riz, du coton, de l'arachide, du mil, du sorgho. Une vaste étendue dans le centre du Mali est constituée par des marécages le long du fleuve Niger ; au sud la région soudanaise est une savane se transformant progressivement en forêt vers le sud.Le point culminant du Mali est le mont Hombori (1 155 m) dans le sud . Un site remarquable est la Falaise de Bandiagara.

Le Mali est divisé en huit régions qui portent le nom de leur ville principale, comme Gao, Kidal ou Tombouctou et un district, Bamako. Il y a 703 communes au Mali, dont 684 nouvelles communes créées en 1996.

Économie

Le Mali est un pays en voie de développement, avec son paysage désertique ou semi-désertique.L'activité économique est surtout autour de la région du fleuve Niger. Environ 10% de la population est nomade et environ 80% travaillent dans l'agriculture ou la pêche. Le pays exporte le coton, l'or, le bétail et l'arachide.Le produit intérieur brut par habitant était estimé à 380 dollars en 2005.En ce qui concerne l'immobilier, le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans le secteur des Bâtiments et travaux publics.Le tourisme est peu développé.

 Démographie

Le Mali a environ 21 116 400 habitants (estimation de 2021)3. De nombreuses ethnies composent la population malienne : Bambara, Dogon, Sénoufo.Le taux de malnutrition des enfants de moins de 5 ans est préoccupant (13.3% en 2006).Le taux de mortalité infantile (décès des enfants de moins d’un an) est important.
 

Culture et langues

Le Mali a une culture traditionnelle. Les griots sont des musiciens-poètes, ils transmettent l’histoire du pays et des hommes sur plusieurs générations.Du fait de la colonisation, le français est la langue officielle (17% des Maliens sont francophones5), mais 80% des habitants parlent le bambara.Les voix de Bamako est un festival d’Arts traditionnels africains créé en février 2008 à Bamako par un collectif d’artistes rassemblés sous l’égide de l’association Kolomba et dirigé par la chanteuse malienne Fantani Touré, Pierre-Olivier Bannwarth, Delphine Gomand et Khalid Tamer.

Agriculture au Mali

Les malinkés du Bafing font des regroupements pour travailler dans les champs.Ils se regroupent pour faire tous les travaux champêtres : Semence, Sarcler, Récolte.La rotation se fait dans un ordre bien établi et la succession se fait par ordre d’arrivée.Le jour des travaux le propriétaire est tenu à leur donner à manger, selon le pouvoir d’achat, il peut acheter aussi de la cola, du tabac, souvent même un animal.Les travaux commencent à 08heures et prennent fin à 16heures ou plus tard à 17heures.À la fin des travaux le propriétaire fait un remerciement à tous les participants suivis du chef de groupe qui salut aussi à son tour et donne la date du prochain travail.
 

Scolarisation Afrikalan rend accessible les logiciels libres aux enfants, pour les aider à apprendre.


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jeudi 1 octobre 2026

Revue de presse

 

Le voyage de Léon XIV en France est, de toute évidence, un immense succès. Avec le recul des jours, chacun va tenter d’y trouver matière à soutenir sa vision ou ses combats. Mais la première victoire est celle de la paix et de la joie et ce sont sans nul doute ces deux sentiments, si profonds et si nécessaires à la vie humaine, qui expliquent l’immense engouement qui accompagne cette visite pontificale, bien au-delà des cercles des catholiques un tant soit peu pratiquants.

Oublions d’abord les ronchonneries des ayatollahs de la laïcité et rappelons que celle-ci n’a nullement pour objectif de faire rentrer les expressions religieuses dans la sphère intime mais bien d’empêcher l’Église – et toutes les organisations religieuses – d’intervenir dans les affaires de l’État et réciproquement, l’État dans les affaires religieuses. À ce titre, il est tout à fait normal que l’État assure l’ordre et la sécurité de rassemblements comme celui de la messe de la Concorde ou du Stade de France comme il le fait pour un match de foot ou la descente des Champs-Élysées de l’équipe de France championne du monde. Nul ne songe à demander la séparation du foot et de l’État.

Reste donc la bienveillance, le calme et la paix qui émanent de l’homme en blanc. Que propose-t-il ? Son programme est simple : écouter notre désir de vivre et d’être heureux en nous tournant vers les autres, donner du sens à notre vie en regardant l’avenir avec confiance parce que, dit-il, « nous sommes sauvés ». Ce qui signifie, en clair, que nous ne sommes pas soumis à la fatalité du mal. Le pape ne fait guère de promesses mais relaie celle de ce qu’il nomme vie éternelle. Mais n’est-ce pas l’essentiel : « Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide ? », interroge-t-il.

Pour quelques instants au moins, nombreux sont ceux et celles, en direct ou sur leurs écrans, qui ont cru cet homme qui leur disait que leur vie avait de la valeur maintenant et pour toujours.

Il faudra faire une analyse fouillée de ce voyage, des gestes et des paroles du pape, mais ce qu’il nous a apporté, c’est une parenthèse de paix et de joie, de fraternité et d’amour. Nous en avions bien besoin.

Merci Léon.

Christine Pedotti


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mardi 29 septembre 2026

Chemins de vie

 

 
 
Au bord de l'Avance à Casteljaloux, Lot-et-Garonne 
 
« Il y a quelque chose de plus fort que la mort: c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants » Jean d’Ormesson
 
C'est le chemin que ma grand-mère appelait  "Le chemin de la Forge". Elle m'en parlait souvent en me disant qu'avant ce chemin longeait les bords de l'Avance et menait au lac de Clarens. À son plus grand regret, ce chemin est resté fermé pendant très longtemps, des décennies, et je n'ai jamais pu partager de balades avec elle à travers ce paysage magnifique.
 
Au mois de Mai de cette année , j'ai racheté la maison de Mamie Grange et ... un vélo pour circuler dans Casteljaloux comme je le faisais quand j'y passais mes vacances dans mes jeunes années. 
 
Un soir en prenant le pont du Printemps que ma grand-mère aimait tant, je me suis aventurée sur un nouveau sentier. Je me suis alors retrouvée sans le savoir sur ce fameux chemin qui borde l'Avance et qui mène jusqu'au lac de Clarens. J'ai alors réalisé que je venais de parcourir le chemin de la Forge dont Mamie me parlait tant.
 
"Autrefois ce chemin était ouvert au public mais plus maintenant, c'était une belle balade qui longeait l'Avance".
 
La beauté de ce paysage m'a plu mais j'ai aussi pensé au fait que je n'ai jamais pu partager avec elle une si belle promenade. Ma déception a été aussi grande que la joie  de découvrir un si bel endroit. 
 
Ma grand-mère s'en va. Elle ne vient quasiment plus dans mes rêves. Je l'entends moins. Je lui demande de rester mais elle s'en va quand même. Dernièrement je suis allée voir sa soeur Jeannette à Miramont de Guyenne. Elle a 94 ans. Elle m'a dit; "Je suis la dernière. Il ne reste que moi."
 
Elle a les mêmes yeux que Mamie.
 
Casteljaloux, automne 2026.
 
Fanny Grange
 

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lundi 28 septembre 2026

Magnifique humanité

 


Christ peint par Rembrandt visible au Mas d'Agenais
 
Voici quelques extraits de l'encyclique du pape Léon XIV qui a pour titre "Magnifique humanité".
 
Chaque génération reçoit en héritage la tâche de façonner son époque : faire mûrir l’histoire comme un lieu où la dignité de toute personne est préservée, la justice promue et la fraternité rendue possible. Mais sur chaque époque pèse le risque de construire un monde inhumain et plus injuste.

Nous pouvons participer activement à toutes ces initiatives qui construisent un monde plus juste, et nous pouvons appeler d’autres personnes à collaborer avec nous dans la promotion du développement intégral de chaque être humain. Nous souhaitons entrer en dialogue avec tous les hommes et toutes les femmes de notre temps avec lesquels nous partageons les événements, les questions et les aspirations de l’humanité. Nous voulons trouver, avec eux, de nouvelles voies pour le bien commun et la promotion d’une vie digne pour tous.

Ces dernières années, il est apparu de plus en plus évident combien la numérisation, l’intelligence artificielle et la robotique sont en train de transformer rapidement et profondément notre monde. Au fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l’humanité ; en même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien. 

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation nouvelle, la puissance et l’omniprésence des technologies émergentes s’inscrivent dans le tissu de la vie quotidienne, façonnent les processus décisionnels et marquent profondément l’imaginaire collectif. Les nouvelles technologies ouvrent un horizon étendu vers des directions que nous ne pouvons pas encore pleinement prévoir. Cela rend plus complexe l’évaluation de leur impact et de leurs effets à long terme sur la dignité des personnes et sur le bien commun.

 Nous ne pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique, la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous avons acquises donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier . Par le passé, c’étaient surtout les États qui guidaient et orientaient l’innovation. Aujourd’hui, en revanche, les principaux moteurs du développement sont des acteurs privés, souvent transnationaux, dotés de ressources et de capacités d’intervention supérieures à celles de nombreux gouvernements. Le pouvoir technologique prend ainsi un visage inédit, essentiellement privé, et donc d’autant plus difficile à cerner, à réguler et à orienter vers le bien commun.

Nous vivons une phase de transition rapide, un “tournant historique”, des questions décisives s’imposent à notre conscience, questions auxquelles on ne peut plus échapper : où allons-nous ? Vers quel but souhaitons-nous nous orienter ? Quelle direction choisir en tant que communauté humaine et en tant que peuples ? 
 
 
https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/encyclicals/documents/20260515-magnifica-humanitas.html 
 

 

 

 

 

 

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mardi 22 septembre 2026

Une hirondelle ne fait pas le printemps

 

... et un pape aussi bon et génial soit-il ne fait pas l'Eglise catholique...

 

Voici ce qu'a écrit le père Clément Barré sur le site internet Aletia:

  

La mission politique de l’Église est portée par la parole de ses autorités, mais aussi par les laïcs, dans le domaine de l’action. Le père Clément Barré, qui publie en octobre "Je ne voulais pas d'un père – le combat des enfants de Dieu" (Cerf), rappelle que la vocation des laïcs n’est pas de juger ou de commenter, mais de s’engager.


Dans ma précédente chronique, j’interrogeais la tentation concordataire de la hiérarchie de l’Église en France. Mais la question de l’engagement du chrétien dans la cité n’est pas d’abord un enjeu clérical. À la tentation concordataire de l’institution répond, chez les fidèles, une tentation symétrique : celle du spectateur. On souligne souvent, à juste titre, la marginalisation croissante des catholiques dans leur propre pays et la difficulté, pour la République française, à se réconcilier avec son identité historique. Mais il serait trop simple d’en faire le récit d’une dépossession entièrement subie.

Préserver sa pureté

Déjà sous la IIIe République, les grandes lois anticléricales sont votées dans un pays composé encore majoritairement de catholiques pratiquants. Comment un catholicisme aussi enraciné a-t-il pu se retrouver si vite politiquement marginalisé ? 

Une part de la réponse tient aux catholiques eux-mêmes. Beaucoup demeuraient occupés à défendre la monarchie comme système et à se diviser sur le prétendant légitime, au lieu de se saisir de la République pour y défendre le bien commun. 

Léon XIII avait compris le problème en appelant au Ralliement ; il ne fut que partiellement entendu. L’Église a su se mobiliser mais elle n’a pas su transformer sa mobilisation en victoire. Le réflexe n’a pas disparu. Hier, la République était récusée comme illégitime par nature ; aujourd’hui, ce sont souvent tous les partis qui sont rejetés parce qu’aucun ne correspond pleinement à nos principes. Le prétexte change, la posture demeure : rester au-dehors pour préserver sa pureté.

L’arène du compromis

C’est ce rapport au politique qu’il faut interroger. Le catholique devient volontiers commentateur : il juge, condamne, déplore, mais répugne à entrer dans l’arène, c’est-à-dire dans le compromis, la durée, l’organisation et le rapport de force. En matière politique, les catholiques ont les mains propres. Mais ils n'ont pas de mains.

Nous avons appris à mieux résister ; nous n’avons pas encore appris à participer au gouvernement.

La Manif pour tous l’a montré avec éclat. Elle fut une mobilisation massive, mais aussi le révélateur d’un profond amateurisme politique : divergences sur le degré d’implication de l’Église, tensions entre figures du mouvement, communication brouillée, difficulté à faire émerger une véritable contre-proposition, incapacité à transformer les controverses sur le maintien de l’ordre en avantage politique, débordements de groupes radicaux mal maîtrisés. 

L’Église a su se mobiliser mais elle n’a pas su transformer sa mobilisation en victoire.

Durablement présents

La bataille autour de la loi sur la fin de vie a montré un apprentissage. Le combat s’est davantage distribué selon les compétences : aux soignants et aux associations spécialisées l’expertise, le plaidoyer et le travail législatif ; aux évêques la parole anthropologique et morale. Cette spécialisation est plus mûre. Elle évite aussi à l’institution ecclésiale d’être seule en première ligne politique, au risque de brouiller sa mission pastorale et de transformer un désaccord doctrinal en affrontement partisan. Mais elle n’a pas réussi à transformer une véritable opposition en mouvement populaire.

Une Église plus prophétique suppose des laïcs plus politiques.

Cette professionnalisation de la résistance ne résout pas tout. Elle montre même ce qui manque encore : des catholiques durablement présents dans les partis, les cabinets, les médias, l’université, la haute administration, bref dans les lieux où se construisent les décisions avant qu’il ne soit nécessaire de descendre dans la rue pour les contester. Nous avons appris à mieux résister ; nous n’avons pas encore appris à participer au gouvernement. On le voit très concrètement dans nos aumôneries étudiantes ou chez nos chefs scouts. Combien de jeunes catholiques se destinent à la haute fonction publique ? Au journalisme ? À l’université ? À l’enseignement ? Comparons ce nombre à celui des futurs ingénieurs, des étudiants en école de commerce ou des futurs élèves officiers.

Des laïcs plus politiques

Le catholicisme français étant aujourd’hui largement bourgeois dans sa sociologie, il n’est guère surprenant d’y retrouver certains réflexes propres à la bourgeoisie : une estime plus spontanée pour les métiers de l’argent, de la technique ou des armes que pour ceux de la connaissance, de la transmission ou du service public. Mais ce travers devient plus grave lorsqu’il est celui de catholiques. Ceux-ci devraient placer au sommet de leur hiérarchie des valeurs la recherche de la Vérité et le service du prochain. En investissant si peu ces métiers, ils s’éloignent précisément des lieux où se pense, se transmet et se gouverne le pays.Une Église plus prophétique suppose des laïcs plus politiques. Aux pasteurs de former les consciences, de rappeler les principes et de dire la vérité sans calcul. Aux laïcs de prendre le risque de la médiation politique : choisir, négocier, servir, gouverner, accepter l’imperfection sans renoncer à leurs convictions. Si les catholiques veulent cesser d’être marginalisés, ils devront peut- être commencer par cesser d’être spectateurs.

Source:  https://fr.aleteia.org/2026/09/16/election-presidentielle-chez-les-laics-la-tentation-du-spectateur/

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lundi 14 septembre 2026

Madeleine Riffaud

 

Source photo journal l'Humanité

Popularisée par la bande dessinée « Madeleine, résistante », de Jean-David Morvan et Dominique Bertail, Madeleine Riffaud a poursuivi après la guerre une lutte en faveur des opprimés. Parmi les moteurs de son engagement, sa foi catholique reste encore méconnue.  

 Madeleine Riffaud était une ésistante FTP (Francs-tireurs et partisans). Elle a été arrêtée et torturée après avoir tué un soldat allemand sur le pont de Solférino en juillet 1944.

 Journaliste de terrain et poète proche de Paul Éluard et de Louis Aragon après la guerre, elle a vu son parcours de résistante mis en lumière par les quatre tomes remarquables de la bande dessinée Madeleine, résistante, parus entre 2021 et 2024. 

Elle était catholique et communiste. Elle est décédée le 6 novembre 2024 à l'âge de 100 ans.

 Source: Journal La Vie, numéro 4221 du 30 août au 12 septembre 2026, page 58.

 

 

 

 

 

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vendredi 11 septembre 2026

Le Cri

 

  "Nous vivons dans un monde géré par le culte de l'individualité, de l'argent et de l'indifférence aux autres."

Source: Journal "Le Cri", septembre 2026, page 33

 https://lecri.media/

 

 

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mardi 8 septembre 2026

Quand aujourd'hui annonce demain

 
 
Photo jfs47
 
L’Homme restait scotché à son iPhone, vérifiant les prévisions météorologiques. Il le consultait toutes les heures comme si le fait de consulter allait déclencher la pluie et amener l’eau tellement convoitée. Depuis des semaines, l’air était chaud, pesant et lourd. Le ciel, couvert et voilé laissait  espérer la venue d’un orage, mais seulement quelques grondements narquois trouaient la torpeur.

L’Homme recevait régulièrement des instructions sur sa messagerie professionnelle. Il devait semer à une date précise, de la manière conseillée par les Services bio-agrologie du Ministère, et sur la parcelle de terre indiquée, la plante désignée. Au Ministère de l’agriculture, une légion de techniciens hautement formés, d’ingénieurs spécialisés, d’informaticiens sélectionnés travaillait à à une optimisation des rendements afin d’éradiquer la faim dans le monde. 
 
Tout était pensé en fonction du climat et de la nature du sol selon les régions, compte tenu des différences liées à chaque pays, voire chaque continent et des échanges commerciaux internationaux. Pour l’heure, la plante dont l’Homme s’occupait était une forme hybride de céréale demandant un apport en eau bien moindre que les céréales traditionnelles. Elle en demandait cependant une quantité que la sécheresse actuelle n’apportait pas. Si le ciel ne se décidait pas à faire un don de son eau, la situation pour l’homme deviendrait gravissime. Pas de récolte, pas de gain financier, et l’Homme déchu, sa ferme rayée de la carte des exploitations françaises. 
 
Certains fermiers, depuis quelques années s’étaient donné la mort. Mais lui, l’Homme n’était pas une personne à se laisser abattre. Néanmoins, autre chose aurait pu le décourager. Le croassement des corbeaux se faisait entendre de plus en plus bruyant, lancinant et menaçant.  
 
Fort heureusement, les services du Ministère de l’agriculture avaient pu rapidement localiser ces oiseaux noirs dévoreurs de semences et adresser à l’Homme la ligne de conduite à adopter de façon à faire face à ce fléau. Il avait dû faire appel à un groupe de trois personnes agissant pour le compte d’une petite société qui se chargeait du travail, dépendant du Ministère. Trois jeunes personnes étaient arrivées. Un jeune homme musclé, au crâne rasé et entièrement tatoué de jolies arabesques de couleurs vertes, rouges et noires. Une jeune fille aux cheveux blonds. Sa coiffure était fabriquée de six nattes remontées sur le sommet du crâne et entortillées en un chignon retenu par une barrette en bois de la forme d’un humérus. La troisième personne arborait un maquillage tel qu’on ne pouvait distinguer les traits de son visage. Transgenre, ses cheveux tombant sur les épaules étaient colorés en bleu vif, couleur du ciel disait-elle de sa voix grave. Elle portait des faux cils, ses sourcils re-dessinés tranchaient sur son front très blanc. Ses lèvres étaient peintes de rouge vif et une tache rose colorait chaque joue. 
 
Chacune de ces trois personnes savait exactement ce qu’elle devait faire, un petit appareil étant relié à leur iPhone. Au moins, l’Homme n’avait plus le souci des agissements de ces affreuses bêtes. Et s’il se mettait à pleuvoir, il aurait toute latitude pour prendre quelques heures de détente. 

Il aimait s’informer de la marche du monde. Seul, il discutait avec Chat GPT. Il avait ri en lui-même lorsqu’il avait entendu en replay une émission dans laquelle une spécialiste de l’Intelligence Artificielle prononçait Tchatt GI-PI-TI…Mais pourquoi pas, bien sûr. 

Il pouvait passer de longues soirées à parler de choses et d’autres avec ce Chat. Il lui posait de nombreuses questions sur l’Histoire, les Sciences, la Médecine, la Justice et même l’Avenir. 
Les grands déplacements de population? Que va devenir le Monde? Que va devenir l’être humain? Qu’allons-nous devenir? Sa curiosité, sa soif de connaissances n’avait plus de limites. Chat GPT lui répondait toujours avec un argumentaire assez précis. Il ne se fâchait jamais, toujours à l’écoute et respectueux. Il y quelques jours, l’Homme lui demanda s’il allait pleuvoir. Honnêtement, Chat lui fit savoir « qu’il n’était pas en mesure à l’heure actuelle de ses connaissances de le renseigner avec précision ». Il fut un peu déçu. Cependant, Chat restait son ami. 

Alors, un soir, l’Homme se servit un apéritif, s’installa tranquillement et ouvrit le Chat GPT par un Tchin! 
 
Chat répondit gentiment «  Je ne comprends pas Tchin »…
 
Brigitte 26/06/2023




  

 

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dimanche 6 septembre 2026

De l'amitié

 

 

 

 

 

 Donne à ton amitié la liberté d'un bateau sur la mer

Qund la météo est mauvaise quand la tempête fait rage quand le calme revient

Quand tu prends cap sur les étoiles toi et ton ami vous êtes coéquipiers

Ton amitié peut t'emmener vers des rivages lointains et inattendus

Source: "Un temps pour l'amitié", éditions Cerf, page 4. 

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vendredi 4 septembre 2026

Vide grenier


 

L'association "Les amis du patrimoine de Labastide Castel Amouroux" organise une vide grenier.

Quand? 

Le dimanche 4 octobre 

Où?

A la salle des fêtes de Labastide Castel Amouroux

Pourquoi?

Pour financer la restauration  du patrimoine de Labastide Castel Amouroux

Comment s'inscrire?

En téléphonant au 06 34 44 24 ou au 05 53 93 00 92

Combien ça coûte?

2 euros le mètre linéaire

On peut manger sur place?

Oui pour 1 ou 2 ou 3 euros la portion. Frites, grillades, boissons

Et c'est tout?

Non il y aura aussi une ambiance musicale et une tombola avec de nombreux lots

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samedi 29 août 2026

Revue de presse d'août 2026 (2)

 

Après les start-up, les JO et les grands sommets, Macron nous promet des montagnes russes. Six milliards d’euros provenant d’Arabie saoudite, 22 000 emplois et un parc Dragon Ball : tout va bien dans le meilleur des mondes attractifs. Reste à savoir si un pays doit seulement chercher à attirer ?

À peine descendu de son jet ski, Emmanuel Macron vient d’annoncer trois nouveaux parcs d’attractions en région parisienne, financés à hauteur de six milliards d’euros par l’Arabie saoudite. Direction Cergy-Pontoise, sur les ruines de l’ancien Mirapolis – un parc à thèmes qui n’aura tenu que quatre ans, au début des années 1990. Cette fois, ce sera sept fois plus grand (avec engloutissement de terres agricoles) et ce sera consacré au manga Dragon Ball : 22 000 emplois directs promis et, à terme, une nouvelle « destination mondiale ». Le président y voit une nouvelle preuve de l’attractivité française. On peine pourtant à comprendre en quoi l’avenir du pays passe par l’extension de son parc d’attractions.




Le plus étonnant est moins de vouloir attirer des capitaux étrangers que de voir l’Élysée transformer une opération commerciale en politique d’État. Et surtout de dérouler le tapis rouge au terrifiant Mohammed ben Salmane. Réponse de la présidence : la France serait « bénéficiaire » et n’aurait pas à « donner de leçons ». En résumé, une certaine conception de l’attractivité : peu importe qui finance, peu importe ce que l’on construit, pourvu que la kichta, la moula, le pèze arrive.

Car il faut reconnaître aux Saoudiens une cohérence. Riyad sait ce qu’il veut faire de ses pétrodollars. Avec son plan « Vision 2030 », le royaume diversifie son économie et vise à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Qiddiya, la société qui porte le projet, n’est pas simplement un promoteur de parcs d’attractions : elle est l’un des instruments d’État de cette stratégie, avec l’ambition de faire de l’Arabie saoudite une destination mondiale du divertissement, du sport et de la culture. Aussi le projet Qiddiya City, situé à 45 kilomètres de Riyad, rassemblera parc à thème, parc aquaque, circuit automobile, stade, jeux vidéo et e-sport. Le loisir y est pensé comme une industrie d’avenir, partie intégrante du tourisme, au même titre que le sport et la culture.

De fait, le tourisme et les loisirs sont devenus des industries considérables à l’échelle mondiale et la demande est loin de s’essouffler. La France, elle-même, n’est pas précisément à la traîne. Elle a accueilli 102 millions de visiteurs internationaux en 2025, davantage que jamais, et enregistré 77,5 milliards d’euros de recettes touristiques internationales. La consommation touristique intérieure a atteint 222 milliards d’euros. Le tourisme représente directement 3,8% du PIB français. Autrement dit, la France est déjà la première destination touristique mondiale et l’un des grands pays du loisir. Alors pourquoi toujours plus ?

Dragon Ball n’est pas moins légitime que Napoléon, Victor Hugo ou Léonard de Vinci parce qu’il vient du Japon. Et l’on peut parfaitement aimer une montagne russe sans être un imbécile consumériste. La critique des parcs d’attractions ne peut pas être une critique du plaisir populaire. Le problème commence ailleurs : lorsque le divertissement devient l’horizon politique.

Dans la novlangue économique contemporaine, un territoire n’est plus seulement un endroit où l’on vit, travaille, étudie, crée ou transmet. Il est devenu un produit qu’il faut rendre « attractif ». Il doit attirer les capitaux, les touristes, les entreprises, les talents, les consommateurs. L’attractivité est une fin en soi. Et quand elle devient la mesure de toute chose, savoir ce que l’on veut faire de cet investissement disparaît derrière la question de comment l’obtenir. La France en sait quelque chose.

Lorsque Disney cherche, au milieu des années 1980, à implanter son premier grand parc européen, plusieurs pays sont sur les rangs. Édith Cresson, alors ministre du commerce extérieur, prend personnellement le dossier en main. Le contexte n’est pas anodin : le chômage dépasse les 10%, les fermetures de chantiers navals, de mines ou de sites sidérurgiques se multiplient. « Des parcs de loisirs à défaut d’usines », résumera Jacques Sallois, alors patron de la Datar. Disneyland n’est pas posé au milieu des champs : l’État négocie, aménage, construit les infrastructures et organise l’intégration du parc dans le développement de Marne-la-Vallée. Le projet est un outil d’aménagement du territoire. Avec des résultats parfois douteux. Quarante ans plus tard, le mouvement semble inversé. Ce n’est pas le projet politique qui utilise le parc pour transformer le territoire ; c’est le parc qui appelle le territoire à se transformer pour l’accueillir.

Il serait absurde de mépriser ce que ces parcs représentent. Il y a quelque chose de profondément humain dans le fait de vouloir jouer, rire, avoir peur, s’émerveiller, passer une journée avec ses enfants ou ses amis dans des espaces partagés et intergénérationnels. Dragon Ball n’est pas moins légitime que Napoléon, Victor Hugo ou Léonard de Vinci parce qu’il vient du Japon. Et l’on peut parfaitement aimer une montagne russe sans être un imbécile consumériste. La critique des parcs d’attractions ne peut pas être une critique du plaisir populaire. Le problème commence ailleurs : lorsque le divertissement devient l’horizon politique.

Car que nous promet-on ? Des start-up hier, des grands événements aujourd’hui, des parcs d’attractions demain. Toujours davantage d’attractivité, de flux, d’expériences, de consommation. Le territoire doit séduire. La ville doit être une destination. La culture doit attirer. Le sport doit rayonner. Tout y passe : temps libre et vacances doivent alimenter une industrie de « l’expérience ». Ce projet n’est pas seulement un parc d’attractions. C’est une certaine idée du progrès qui s’y donne à voir. Une idée selon laquelle il faudrait sans cesse produire de nouvelles occasions de consommer, de nouvelles destinations où aller, de nouvelles expériences à acheter. Le bonheur collectif se mesure alors moins à la possibilité de bien vivre quelque part qu’à la capacité de faire venir toujours plus de monde quelque part. Alors quand même : vive les montagnes russes, vive Dragon Ball… et vive aussi le plaisir d’une simple journée au bord de l’eau ! Il reste à inventer, entre deux loopings, ce que pourrait être une politique qui pense à tout le reste.

Pablo Pillaud-Vivien

https://regards.fr/une-france-parc-dattractions-parce-que-cest-son-projet/


 

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vendredi 28 août 2026

Revue de presse d'août 2026 (1)

 

 

 

Attal-Philippe : deux droites pour une même impasse

Les deux anciens premiers ministres de Macron se disputent le même espace politique, sans parvenir à décoller dans les sondages. Derrière leurs différences tactiques et leurs effets de communication, une même orthodoxie libérale et une même incapacité à répondre aux grandes crises du moment. Leur fusion semble inévitable. Leur salut, bien incertain.

Les puristes des sciences politiques le contesteront mais, disons qu’à ce jour et pour simplifier, la droite se divise en deux grandes familles : les modernistes – dominés par les macronistes – et la droite tradi avec Retailleau et Bellamy en têtes pensantes. Ces derniers, en voie d’absorption par l’extrême droite, luttent pour leur survie. Mais ils ont encore une certaine utilité pour ce camp : bloquer quelques centaines de milliers d’électeurs qui, sinon, pourraient filer direct chez Zemmour ou le RN. Ce qui reste d’un peu vivant à droite est désormais incarné par deux partis et deux candidats : Horizons et Edouard Philippe d’une part, Gabriel Attal et Renaissance d’autre part. 

Ce qui les distingue ? Leurs programmes ne sont pas encore sortis mais le passé de leurs actions trace une ligne parallèle. Elles devraient pourtant se rejoindre avant l’infini. Tout le monde ne parle que de cela : quand fusionneront-ils leur candidature ? Madame Bons-offices, Yaël Braun-Pivet, organise donc des dîners pour que les lieutenants se parlent et tracent ce chemin de convergence. Les sondages inquiètent et mettent en doute l’accession de l’un d’eux au second tour : ni la candidature d’Attal ni celle de Philippe n’embrayent. La fusion de ces candidatures va s’imposer, d’autant que rien sur le fond ne les distinguent vraiment. Les deux anciens premiers ministres de Macron sont des soutiens de l’orthodoxie libérale, convaincus que les premiers de cordés nous sauveront et que donc – petits chéris -, il faut les aider et ne rien leur demander. Ils bavassent pour se départager sur les revenus des profs – d’autant plus facile à augmenter qu’ils seront moins nombreux avec la décrue démographique.

Leur vraie différence est tactique : faut-il tenter de retrouver les macronistes de 2017 (option Attal) ou relancer la droite UMP (option Philippe) ?  Dans ce débat, le maire du Havre a les coudées franches. Il peut davantage se démarquer du président honni et développer un programme d’une grande pureté libérale. Comme son ancien mentor Alain Juppé, tenant de la mondialisation heureuse, il veut faire une promesse de bonheur. Elle passera par la libéralisation tous azimuts : depuis les directeurs d’école devenus des patrons jusqu’aux retraites que chacun financera par capitalisation. Pour séduire l’aile la plus autoritaire de la droite, les élus Horizon demandent, avec le RN, la remise en cause de l’accord de partenariat avec l’Algérie et votent, avec l’extrême droite au parlement européen, pour les hotspots hors UE en charge de l’immigration, qu’elle soit d’asile ou non. Franchissant un cap dans la rupture avec la tradition d’accueil de la France, Edouard Philippe vient de promettre à Mayotte la fin du droit du sol dans l’île et la fin de toute immigration pendant les 5 ans à venir. 

Fidèle à sa maîtrise de communiquant, Attal enfourche les sujets qui peuvent faire la conversation au bar de la plage ou à la cantine. Quoi de mieux que l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes ? À la recherche d’idées disruptives comme en 2017, il propose d’en finir avec la continuité de l’administration: ses cadres seraient renouvelés et liés aux élus à chaque élection. Populiste comme pas deux, il propose de réduire les cotisations sociales pour augmenter le salaire net et d’abaisser encore la protection chômage. Comme dirait Macron, Attal et Philippe « c’est la foire à la saucisse » des idées les plus destructrices de l’État, des protections sociales et des services publics. Mais aucun n’a la moindre idée sur l’écologie ni d’ailleurs sur la dette qui, évidemment, ne sera pas réduite en cherchant dans les poches des chômeurs et des retraités. 

Quelque soit l’habillage, leurs idées sont éculées ou anecdotiques. Attal et Philippe font ce qu’ils peuvent mais ils peuvent peu dans ce moment de bilan calamiteux et de conscience de bascule. Ils vont donc s’unir tôt ou tard, mais ils ne pourront apporter de réponses solides aux nombreuses et radicales questions du temps. C’est pour cela que cela que leur candidature n’imprime pas, ne décolle pas. Leur seule planche de salut : la peur du changement. Leur seule chance de se faire entendre : promettre le changement. Bref, unis derrière l’un ou l’autre, c’est sûrement foutu pour eux deux.

Catherine Tricot

Source : https://regards.fr/attal-philippe-deux-droites-pour-une-meme-impasse/
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lundi 24 août 2026

Et maintenant que faut-il faire?

 
 
Photo Matthias Mombereau 

Maintenant que les grands incendies de l'été 2026 dans le massif forestier des Landes et de la Gironde s'éteignent des écrans des chaînes de télé d'informations en continue et des écrans de nos smartphones, maintenant qu'ils s'effacent de la une de la presse écrite, que faut-il en penser, en dire, en écrire?

Voici ce que j'entends autour de moi à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) et à Vielle Soubiran (Landes).

"Il y a trop de pins dans le massif forestier landais et girondin. Il y a trop de monde l'été qui circule jour et nuit dans la forêt. Il n'y a plus assez de diversité d'espèces d'arbres. La monoculture du pin, trop c'est trop."

"Les grands champs de maïs, d'haricots verts, d'asperges, de carottes sont les bienvenus. Et demain des champs de lentilles?"

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de communes ont mis en place des pare-feux. Mais il faut y passer le giro (parfois un broyeur) régulièrement. C'est fait plus ou moins intensément. Aujourd'hui il y a des personnes qui affirment qu'il faut les élargir de 20 mètres de chaque côté  pour en faire des coupe-feux. Mais les propriétaires vont-ils l'accepter? Et qui va payer les travaux?"  

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de villages avaient un véhicule pour lutter contre les feux de forêt. A Vielle Soubiran c'était un GMC, un de ceux que les Américains ont laissé sur le territoire Français à la fin de la seconde guerre mondiale. Un moteur essence puissant, 6 roues motrices en vitesse lente, un rail de chemin de fer comme pare-choc, un treuil solide. Sur le plateau arrière un réservoir d'essence de 200 litres, une cuve cubique de quatre mille litres d'eau. A l'arrière du plateau un moteur essence de 203 Peugeot pour alimenter la lance incendie. A chaque départ de feu deux ou trois hommes du village intervenaient immédiatement en attendant l'arrivée des pompiers de Saint Justin. Les GMC ont, peu à peu , été supprimés. Ils étaient coûteux en entretien et en essence. Ils n'étaient plus aux normes d'aujourd'hui pour circuler sur les routes. Seront-ils remplacés par des citernes d'eau tirées par des tracteurs appartenant aux communes forestières et aux communautés de communes?  "

"Depuis plusieurs années des élus demandent que des Canadairs soient basés à Mérignac l'été. Seront-ils entendus? "

"Dans les années à venir y aura-t-il une réorganisation des services de lutte contre les feux de forêts? Plus de pompiers formés aux feux de forêts? Il faut compléter la structure existante  de pompiers professionnels et de pompiers bénévoles par l'intégration des paysans et de leurs citernes d'eau?" (Ils ont montré une fois encore leur engagement, leur dévouement, leur utilité, leur efficacité). Les régiments du Génie de l'Armée de Terre ne pourraient-ils pas intervenir dans l'entretien des pare-feux?"

"Il sera intéressant aussi de voir, d'entendre, de lire dans un avenir proche ce que les syndicats de sylviculteurs pensent de la situation présente?"

"La coopérative Alliance forêt bois proposera sans doute dans un avenir plus ou moins proche ce qui lui semble important de mettre en place pour ne plus voir se répéter des incendies gigantesques et dévastateurs."

"Depuis plusieurs années des postes d'agents de l'Office National des forêts sont supprimés. Quelle sera demain la participation de l'ONF à la survie de la forêt en France? Et sa capacité d'action?"

Homme,

Je suis la flamme de ton foyer dans la nuit hivernale. Et, au plus fort de l'été, l'ombre fraîche sur ton toit. Je suis le lit de tes sommeils, la charpente de ta maison, la table où poser ton pain, le mât de ton navire; je suis le manche de ta houe, la porte de ta cabane, je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil, le matériau de tes oeuvres et la parure de ton univers.

Ecoute ma prière: ne me détruis pas.

("La forêt", Walter Kümmerly) 

 

 

 

 

 

 
 

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vendredi 14 août 2026

Allez dans le monde


 

"Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16:15)


Le Dimanche 9 août, l'orage du matin s'est arrêté avant la fin de la messe. Nous avons donc pu accueillir le père Jean Luc Kiala pour un apéritif rafraîchissant suivi d'un repas sur le principe du panier partagé dans le vaste jardin de la nouvelle maison paroissiale de Casteljaloux. Il a pris la parole devant nous pour se présenter. Il est originaire de la République Démocratique du Congo. Un grand pays de 2 345 410 km2. C'est le deuxième plus grand pays d'Afrique, le onzième plus grand du monde. C'est environ quatre fois la superficie de la France. Kinshasa en est la capitale et la plus grande ville de RDC.


Après sa formation classique au Grand Séminaire Interdiocésain de Mayidi (3 ans de Philosophie et 4 ans de Théologie) et un master en Théologie à l’Université Catholique du Congo à Kinshasa ( 2 ans), le père Jean Luc a été ordonné prêtre le 25 juillet 2010 dans la cathédrale Notre Dame des Sept Douleurs à Kisantu. Il devient par la suite formateur au Petit Séminaire Saint Jean Berchmans à 30 km de Kisantu, siège dudit Diocèse. Puis, il est envoyé comme vicaire à la Paroisse Saint Jean Apôtre à Kinshasa, une Paroisse du même Diocèse de Kisantu. En 2017, il est envoyé en France pour une thèse en Théologie pendant cinq ans, plus précisément à l’Institut Catholique de Paris. A son retour en RDC en 2023, il est nommé Secrétaire-Chancelier de Monseigneur Jean-Crispin KIMBENI, Evêque de Kisantu. Son travail principal consiste à réceptionner les courriers de l'Evêque, à rédiger les réponses selon les orientations données, à les expédier après approbation, à archiver les courriers reçus ainsi que les réponses qui y sont faites. Il continue à donner des cours, assurer des messes. Il accompagne l'Evêque dans ses déplacements en tant que secrétaire-chancelier.

Le père Jean Luc Kiala a illustré sa prise de parole devant nous avec des photos format A3 montrant les lieux religieux importants que son activité lui fait fréquenter.


Il est présent parmi nous durant le congé d'été du père François M'Balu Nketo.

Contact:
Maison paroissiale, 4 place de l'Eglise, 47700 Casteljaloux
Tel: 05 47 85 91 04
Mail : paroisse.nddelavance@diocese47.fr

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28:19-20)

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mercredi 5 août 2026

Aimer pour de vrai


 

Je t'aime, j'aime la personne que tu es.

J'aime tout de toi, même ce que toi tu n'aimes pas.

J'aime qui je suis à tes côtés, j'aime me sentir autant apaisé et aimé.

J'aime savoir que je suis important pour toi et que tu l'es pour moi aussi.

J'aime qu'ensemble nous soyons plus forts face aux épreuves de la vie. 

 

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dimanche 2 août 2026

Alep Syrie

 

 
 

Les maristes forment une famille religieuse catholique composée de plusieurs branches, dont les Pères maristes, les Frères maristes et les Sœurs maristes. Fondés en France au XIXe siècle, ils placent leur vie et leur action sous le patronage de la Vierge Marie. Les Frères Maristes sont présents en Syrie depuis août 1904, date de l'arrivée des premiers religieux à Alep.



LETTRE D’ALEP No 52 (le 20 juillet 2026)

TÉNÈBRES ET ESPÉRANCE

Chers amis,

C’est avec beaucoup de retard et une certaine réticence que je vous écris cette lettre d’Alep No 52. L’enthousiasme qui, depuis 2012, nous portait à écrire nos lettres pour partager avec vous nos nouvelles est maintenant remplacé par une lassitude ; lassitude de devoir parler de nouveau des mêmes souffrances, de répéter la même angoisse devant l’avenir et de se lamenter encore sur l’incertitude du futur.

Notre région est en ébullition depuis plusieurs mois suite à la guerre menée par les israélo-américains contre l’Iran ; guerre qui a déstabilisé plusieurs pays de la région et a nui à l’économie mondiale ; guerre dans laquelle les Américains ont été entraînés et ne savent plus comment s’en sortir. Comme d’habitude, c’est le pauvre et cher Liban qui en a fait les frais avec l’occupation du sud du pays, la destruction systématique des villages et plus d’un million de déplacés.

La Syrie n’a pas été directement affectée par le conflit. Bien au contraire, elle a vu le retour du Liban de nombreux réfugiés syriens fuyant la guerre Israel-Hezbollah. D’ailleurs, depuis le changement du régime en décembre 2024, plus d’un million et demi de Syriens, réfugiés en Turquie, au Liban et en Jordanie, sont rentrés en Syrie.

Des délégations étrangères continuent de venir en Syrie pour tâter le pouls du nouveau régime et prendre leur part du « gâteau » de la reconstruction le jour où elle sera amorcée. Jusqu’à maintenant, les dizaines de promesses d’investissement et les nombreux protocoles d’accord n’ont pas été mis en œuvre. Les sanctions, seulement en partie levées, continuent d’empêcher la reconstruction du pays et l’amélioration de l’économie. Quant au ministre des Affaires Étrangères, il passe son temps a visiter des pays pour obtenir des soutiens, pour le moment, tous théoriques.

La situation militaire interne a été marquée, ces derniers mois, par le retour sous le giron de l’état, des régions vastes et riches qui étaient1sous le contrôle des milices kurdes. Lâchées par les Américains qui les avaient créés et appuyées pendant une dizaine d’année, ces milices qui rêvaient d’un état kurde sur une partie de la Syrie à laquelle ellesn’avaient pas droit, ont finalement décidé d’appliquer l’accord signé avec le gouvernement syrien en contrepartie de certains droits, tout à fait normaux, octroyés à la population kurde de Syrie. En revanche, la région de Sweida, habitée par une majorité druze, appuyée par les Israéliens, continue à faire sécession.

Sur le plan interne, le parlement, appelé chez nous l’assemblée du peuple, a été finalement constitué ; 140 députés « élus » par des assemblées locales et 70 nommés par le président intérimaire. Elle est dominée par le courant islamiste. Les représentants des groupes armés salafistes ex-rebelles constitue le tiers de l’assemblée ; 40 autres sont des frères musulmans et le reste a été choisi pour assurer une représentation équitable des régions et des minorités ethnique etreligieuse. Il n’y a aucun membre de l’opposition démocratique et laïque au régime d’Assad, pourtant composée de personnes compétentes, intègres et démocrates. Les chrétiens sont représentés par 6 députés seulement, dont trois femmes et quatre ont été nommés par le président pour assurer une « certaine » représentation équitable des chrétiens. La tâche de cette assemblée, caisse de résonnance du régime, outre le vote des lois ordinaires, est de rapidement voter une loi des partis politiques (qui ont été dissous il y a 63 ans par le parti Baas) et de rédiger une nouvelle constitution du pays d’ici la fin de la période intérimaire de 5 ans débutée il y a 19 mois.

 

Quel régime décrètera cette constitution ? Avec beaucoup d’appréhension, on le saura dans 3 ans.

L’islamisation du pays se poursuit à bas bruit. Aucune décision gouvernementale dans ce sens pour ne pas perdre du crédit auprès des gouvernements occidentaux qui ne cessent de dire au régime qu’il doit respecter les minorités religieuses. Mais des décisions locales prises par les préfets des différentes régions : limogeage de juges indépendants ou chrétiens, imposition du voile dans certains endroits, interdiction de l’alcool dans d’autres endroits, construction de mosquée sur les campus universitaires….

On arrête tous les jours des personnes liées à l’ancien régime (ceux qui n’ont pas pu fuir à l’étranger) qui ont pratiqué la torture, l’extorsion de fonds, des crimes de masse etc... et la « justice transitionnelle » a commencé à juger les personnes arrêtées dans des procès publics.

Bien que beaucoup d’accusés ne sont pas des anges, on ne peut que déplorer le déroulement des procès que nous suivons sur des vidéos diffusées par les autorités. D’autre part, on ne juge que les accusés d’un bord ; pourtant, les personnes de l’autre bord ont aussi commis des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il est vrai que c’est le narratif du vainqueur qui domine et qu’il a toujours raison.

Trois faits positifs sont à mettre au crédit du nouveau régime ; la fourniture du courant électrique au minimum 16 heures par jour et souvent 24 heures les weekends (par rapport à 4 heures par jour auparavant) ; l’informatisation de l’administration : registre de l’état civil, le service des passeports, la direction des transports etc. où on peut obtenir les rendez-vous nécessaires électroniquement sans avoir à perdre des heures dans les files d’attente ; la lutte contre la corruption dans l’administration où on n’a plus à donner des « bakchiches » pour faire la moindre formalité.

La situation économique est toujours désastreuse. Les prix des produits de base augmentent sans cesse ; les loyers ont été multipliés par trois en un an et demi. Quoique les salaires ont été augmentés deux fois de 200%, la plupart des familles n’arrivent pas à boucler leur fin de mois.

L’inflation est tellement importante que, pour éviter de porter une trèsgrosse liasse de billets de banque pour payer, le gouvernement a émisde nouveaux billets qui retranchent deux zéro aux anciens billets.

Les chrétiens de Syrie rêvent toujours d’émigrer. « Nous ne sentons plus que nous sommes chez nous » disent-ils, alors que leurs familles sont depuis toujours en Syrie. Notre nombre ne cessent de baisser. Avant-hier, une messe a été célébrée à l’occasion du départ définitif d’Alep des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie après une présence de plus de cent ans. Le nombre de religieuses ayant beaucoup diminué durant les dernières décennies, comme la plupart des congrégations religieuses, elles ont décidé de concentrer leur effectif et leur mission sur Damas et Hassaké et de fermer Alep. Une rumeur circule que les Pères Jésuites envisagent aussi de réunir leur effectif à Homs et de ne venir à Alep que pour des missions ponctuelles.

Mais, heureusement, qu’en contrepartie, il y a quelques lueurs d’espoir ; comme, par exemple, les habitants des 4 villages chrétiens de la province d’Idlib, poussés à l’exode par les rebelles pendant la guerre,

et qui reviennent chez eux tout doucement. Une autre raison d’espére  est l’appui des associations catholiques internationales aux chrétiens de Syrie. Tout récemment, une délégation de 10 personnes de l’œuvre d’Orient, menée par le nouveau directeur Mgr de Woillemont, a sillonné la Syrie pour rencontrer les Chrétiens, exprimer leur solidarité et donner leur appui. Nous les avons reçus chez nous, Les Maristes, et avons échangé brièvement mais utilement.

Dans ce contexte trouble et incertain, nous, les Maristes Bleus continuons de vivre la solidarité avec les plus démunis pour soulager les souffrances, développer l’Humain et semer l’Espérance .

Nous venons de célébrer récemment les 40 ans de notre action solidaire débutée en 1986 sous le nom de l’Oreille de Dieu puis depuis 2012 sous le nom de Maristes Bleus. Nos 170 bénévoles ont participé à diverses activités symboliques et utiles pour cette célébration débutée par une messe d’action de Grâce le vendredi 26 juin pour remercier le Seigneur de nous avoir toujours accompagnés. Même dans les moments les plus difficiles, la Providence ne nous a jamais fait défaut.

Nos projets continuent comme toujours avec la même ardeur et le même engagement solidaire.

Les 120 enfants du projet « Je veux apprendre » ont terminé l’année scolaire et poursuivent en été des activités plutôt récréatives. De même, les 650 bénéficiaires de notre projet SEEDS de soutien psycho-social.

Le M.I.T. poursuit ses ateliers de formation des adultes ; on en est au 162ème atelier de 3 jours sans compter les 54 formations de 56 heures, chacune pour enseigner aux jeunes comment entreprendre leur propre micro-projet.

Le projet « soutien scolaire » continue à aider les élèves et étudiants dans leur cursus scolaire et universitaire. Et le projet « coupe et couture » poursuit l’enseignement de la couture aux jeunes filles et aux dames dans 4 groupes simultanément.

150 familles sont aidées pour payer le loyer de leur logement et presque 200 personnes bénéficient chaque mois de notre programme médical.

Plus de 1700 enfants reçoivent leurs ration mensuelle de lait grâce à notre projet « Goutte de lait ».

« Pain Partagé » est très apprécié par les 250 seniors de plus de 80 ans,vivant seuls sans personne pour les aider, qui reçoivent un repas chaud tous les jours à midi livré à leurs domiciles par nos 29 volontaires.

Plus de 400 « micro-projets » ont bénéficié de notre soutien financier et de notre accompagnement. Nous en sommes à notre 5ème groupe de 20 personnes qui apprennent un métier en étant apprenti chez un patron pendant 2 ans dans le cadre de notre programme de « Formation Professionnelle ». Nous voulons que les jeunes aient un emploi ou une profession qui leur garantit de gagner leur vie en toute dignité sans penser à émigrer ou à « mendier » de l’aide aux diverses associations caritatives.

Trois groupes de trente femmes chacun participent pendant 3 mois à notre programme « Développement de la Femme ». Elles en sortent transformées et épanouies.

Enfin, last but not the least, Heartmade est un programme magnifique qui crée des vêtements uniques pour dames à partir de restes de tissus. Alliant le respect de l’environnement en recyclant et la promotion des femmes qui travaillent à l’atelier, Heartmade est vraiment un projet « fait avec le cœur ».

Pour terminer, je voudrai citer un passage de la magnifique encyclique de Leon XIV, « Magnifica Humanitas » : « Une lecture attentive de l’histoire le confirme. Même dans les nuits les plus sombres, le Seigneur suscite des hommes et des femmes capables de ne pas se résigner et de persévérer dans le bien : des personnes protégeant les plus fragiles et ouvrant des voies de réconciliation. La mémoire des saints et des justes, des artisans de paix souvent oubliés, montre que la grâce, n’élimine pas le conflit par un geste magique, mais engendre une résistance active contre le mal et une créativité surprenante dans le bien. Les chrétiens voient les ténèbres et les appellent par leur nom, mais ils ne restent pas immobiles à les contempler : ils connaissent la lumière et savent que les ténèbres ne l’ont pas accueillie et ne peuvent la vaincre (cf. Jn 1, 5). C’est pourquoi ils servent le bien là même où la souffrance semble avoir le dernier mot, soutenus par une espérance théologale qui donne à la réalité un horizon et une direction ».

Alep le 20 juillet 2026

Dr Nabil Antaki

Pour les Maristes Bleus d’Alep

A propos de cette lettre

Les lettres d'Alep, envoyées par Nabil ANTAKI, médecin, chirurgien, mari de Leila,  Françoise Parmentier et moi nous les connaissons depuis longtemps. (1997/1998). Nous nous retrouvions dans le cadre de la Conférence Internationale Catholique des Guides C.I.C.G. , Leila était alors responsable nationale des Guides Catholique de Syrie, Françoise et moi étions alors Responsables nationales chez les Guides de France (Mouvement de scoutisme féminin ouvert à tous). Depuis, nous sommes toujours restés en lien et avons reçu les 46 lettres, pour les diffuser afin de faire connaître la situation de la Syrie durant la guerre et les projets que mettaient en route envers et contre tout les Maristes Bleus et un groupe de personnes généreuses mais percutées par la guerre et ses violences.Bien sûr ce courrier, au de là d'une information réelle, en appelle à notre générosité, les dons vont tous aux Maristes bleus d'Alep et ¨aux laïcs syriens soutenant et assurant les nombreux projets, pour rester debout malgré la guerre. Il est normal que nos dons transitent par les Oeuvres d'Orient, pour assurer officiellement une déductibilité d'impôts, de nos dons).
Je vous laisse lire le quotidien de la vie à Alep en temps de guerre et suite au séisme. Merci de m'avoir lu.
En toute amitié.
Marie Thérèse Marchand
44 rue de la République
47200 MONTPOUILLAN
Tel 0607960076

Pour faire un don

https://oeuvre-orient.fr/parler-de-la-peur-cest-parler-dalep-ou-de-nimporte-quelle-ville-de-syrie-la-lettre-des-freres-maristes/

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