mercredi 7 janvier 2026

Revue Regards (2)

La newsletter du 5 janvier  par Catherine Tricot 

 L’atonie des dirigeants européens conforte la puissance de Trump. Ils faillissent et nous trahissent. En acceptant l’agression américaine au Venezuela, Emmanuel Macron s’est discrédité et a abandonné toute capacité d’agir. C’est donc sans lui qu’il faut commencer à bâtir le futur. Personne ne peut croire désormais que la politique de Donald Trump est intuitive, versatile ou erratique. En moins d’un an, le président américain a mis sur la table toutes les ruptures qu’il entend imposer à l’ordre du monde. Et l’Europe a fait l’autruche, systématiquement. Elle a cru calmer daddy en se comportant comme un vassal. La hausse unilatérale des droits de douanes ? OK. La hausse du budget de l’armement pour l’achat de ses armes aux États-Unis ? OK. L’achat de gaz aux États-Unis en dépit des objectifs de décarbonation ? OK. Le futur G20 dans la résidence privée de Donald Trump ? OK. L’expulsion de l’Afrique du Sud du G20 ? OK. Le bannissement du sol américain de l’ancien commissaire européen au numérique, Thierry Breton ? Silence. Les sanctions invalidantes contre le juge français de la Cour pénale internationale ? OK. L’humiliation de Zelenski ? Pas OK mais on va redoubler de flatterie. La riviera à Gaza ? OK. Le bombardement de l’Iran ? OK. Le bombardement du Nigéria ce 25 décembre ? OK. L’investissement aux États-Unis de 500 milliards du géant du médicament Sanofi ? OK. Le soutien aux forces d’extrême droite inscrit dans le projet de sécurité nationale ? RAS. On a un gros problème avec Donald Trump mais on a aussi un gros problème avec l’Europe. Cela fait longtemps que le projet européen est exsangue ; qu’il est largement contesté voire rejeté et surtout totalement périmé. Tous les dirigeants européens le savent mais ils n’ont pas de plan B. Ils ont peur. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire