jeudi 28 novembre 2024
dimanche 24 novembre 2024
Paysanne d'hier d'aujourd'hui et de demain
Jean-François Sadys : Christelle Bouty Bibard quel est votre métier aujourd'hui?
Christelle Bouty Bibard : Paysanne maraîchère Bio.
JFS: Depuis quand l'exercez-vous?
CHBB: Depuis Janvier 2017.
JF: Où l'exercez-vous?
CH: Au Plantey sur la commune de Labastide Castel Amouroux. Lot-et-Garonne. En gascon « Plantey » désigne le lieu où l’on plante.
JF: Que produisez-vous?
CH: Je produis des légumes bio de saisons en plein champ et au sein de deux serres froides pour l’hiver et le printemps.
JF: Sur quelle surface?
CH: 3000 m2 en plein sol et 230 m2 sous serre.
JF: Organisée comment?
CH: Mes jardins sont divisés en parcelles. Un verger qui produit des fruits pour la première année: pommes, poires, brugnons, pêches, coings pour notre consommation personnelle car les arbres sont encore jeunes.
Le jardin est situé sur un coteau argilo-calcaire. A l’intérieur du verger sont installées des buttes en lasagnes que je greline (1) . La production est très diversifiée: légumes annuels et perpétuels: fenouil, ail, artichaut, topinambour, oseille, sauge, thym….
Un autre jardin d’une surface de 2000 m2 pour la culture des pommes de terre, des haricots, des poireaux, des patates douces, des courgettes se situe en amont du coteau, en lisière d’une haie champêtre. Huit buttes permanentes entourant une mare sont réservées à la production de légumes perpétuels et de petits fruits. En son centre une petite serre de 230 m2 abrite les cultures de printemps et les pommes de terre nouvelles. Elle est entourée d’artichauts Macau. Tous ces légumes sont parsemés de fleurs comestibles ou répulsives pour lutter contre certains parasites. Le tout cultivé en rotation et association de cultures.
JF: Sur quels principes?
CH: Mes techniques culturales s’appuient sur les principes de l’agriculture paysanne et de l’agroécologie.
JF: Quel regard portez-vous sur l'année 2024?
CH: 2024 a été une année maraichère très pluvieuse. L’implantation des légumes d’été a été très tardive et a demandé plus de temps de travail nécessitant une adaptabilité quasi quotidienne. 2024 a aussi été marqué par la colère de nombreux agriculteurs qui revendiquent une baisse du prix des carburants, un retour de l’autorisation des pesticides et le maintien du glyphosate qui n’aurait aucune alternative. (???) L’arrêt des monocultures et du labour ne seraient-ils pas le salut de l’avenir?
JF: Quelle politique agricole souhaitez-vous pour notre pays dans les années à venir?
CH: Je souhaite une politique agricole qui maintienne une agriculture paysanne. Je souhaite que la PAC ne soit pas considérée comme le seul revenu d’un agriculteur. Je souhaite que la biodiversité et l’agriculture bio soient les piliers de notre agriculture, de notre santé et de celle de la planète.
JF: De quels syndicats agricoles vous sentez-vous proche?
CH: De la Confédération paysanne dont je serai candidate aux prochaines élections professionnelles en Lot-et-Garonne.
JF: Comment voyez-vous l’avenir?
CH: L’avenir sera celui de tous les citoyens en faveur du respect du vivant tant sur le plan politique qu’économique et social où chacun puisse intégrer un de ces plans afin d’en être le garant, d’être un lanceur d’alerte, un initiateur d’idées nouvelles. Ce qui implique que notre démocratie soit participative et respecte les minorités.
JF: Qui a fait votre site internet?
CH: Moi. https://christelle-bouty-bibard-la-ferme-du-plantey.jimdosite.com/
JF: Regrettez-vous ce changement radical de vie ?
CH: Non pas du tout, pas de regret.
JF: Comment peut-on vous rencontrer pour de vrai?
CH: On peut me rencontrer sur le marché de Casteljaloux le samedi matin et à la ferme du « Plantey » 47 250 Labastide Castel Amouroux le mardi soir pour la vente des paniers de légumes commandés.
06 64 39 27 63
Jean-François Sadys
5 novembre 2024
- Greliner: ameublir le sol avec une grelinette.
jeudi 21 novembre 2024
Vivre, aimer, s'émerveiller
"l'art de vivre consiste à garder intact le sentiment de la vie et à ne jamais déserter le point d'émerveillement et de sidération qui seul permet à l'âme de voir".
lundi 18 novembre 2024
Las causas
Los ponientes y las generaciones.
Los días y ninguno fue el primero.
La frescura del agua en la garganta
de Adán. El ordenado Paraíso.
El ojo descifrando la tiniebla.
El amor de los lobos en el alba.
La palabra. El hexámetro. El espejo.
La Torre de Babel y la soberbia.
La luna que miraban los caldeos.
Las arenas innúmeras del Ganges.
Chuang-Tzu y la mariposa que lo sueña.
Las manzanas de oro de las islas.
Los pasos del errante laberinto.
El infinito lienzo de Penélope.
El tiempo circular de los estoicos.
La moneda en la boca del que ha muerto.
El peso de la espada en la balanza.
Cada gota de agua en la clepsidra.
Las águilas, los fastos, las legiones.
César en la mañana de Farsalia.
La sombra de las cruces en la tierra.
El ajedrez y el álgebra del persa.
Los rastros de las largas migraciones.
La conquista de reinos por la espada.
La brújula incesante. El mar abierto.
El eco del reloj en la memoria.
El rey ajusticiado por el hacha.
El polvo incalculable que fue ejércitos.
La voz del ruiseñor en Dinamarca.
La escrupulosa línea del calígrafo.
El rostro del suicida en el espejo.
El naipe del tahúr. El oro ávido.
Las formas de la nube en el desierto.
Cada arabesco del calidoscopio.
Cada remordimiento y cada lágrima.
Se precisaron todas esas cosas
para que nuestras manos se encontraran.Jorge Luis Borges
mercredi 6 novembre 2024
Là-bas si j'y suis
La lettre hebdo de Daniel Mermet
Dieu reconnaîtra les chiens
Le
Gaza, situation apocalyptique. Quinze responsables des agences de l’ONU lancent un appel au monde. C’est un peuple qui meurt de violence, de maladie et de famine.
Le même jour, il y a 70 ans, un autre peuple colonisé, l’Algérie, lançait sa lutte pour son indépendance, la « Toussaint rouge ».
Lire la suite:
https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/dieu-reconnaitra-les-chiens
vendredi 1 novembre 2024
Dans le journal La Vie
"Nombreux sont-ils à s’envoler vers l’Orient compliqué avec des idées simples. Ne feignons pas d’envier ces soutiens inconditionnels d’Israël ou ces propalestiniens enfiévrés : quand le Proche-Orient nous semble simple, c’est que nous sommes dans l’erreur. Il faut accepter d’y trouver non pas une vérité, mais des vérités concurrentes et concomitantes."